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Dans le nord du Bénin, la campagne bat son plein

Par Journaldebangui.com, source Rfi - 02/03/2016

C'est le cas à Parakou, la grande ville du Nord. Les médias, et notamment les radios, qu'elles soient privées ou communautaires, jouent un grand rôle dans cette campagne

 

Fraternité FM-Parakou se mobilise pour les élections. Couverture des meetings, parole de citoyens, sensibilisation sur les procédures de vote, et dimanche, journée spéciale, non stop, du matin au soir.

"Toutes nos équipes sont déployées sur le terrain, notamment dans la ville de Parakou et environs. Et on a des directs en temps réel. Si dans un bureau de vote, il y a des problèmes de rupture de bulletins de vote ou de stock en ce qui concerne l'encre indélébile ou les scellés, s'il y a du cafouillage, on le sait déjà, si bien que les autorités, les organisateurs de l'élection nous écoutent pour corriger ce qui doit l'être", explique Rodrigue Azinnongbé, directeur de la station.

Un dispositif spécial est mis en place pour la publication des résultats, comme le raconte Franck Ahounou, rédacteur en chef: [i "Nos reporters sur le terrain passent de bureaux de vote en bureaux de vote après dépouillement, recueillent les résultats, qu'ils transmettent à une équipe de permanence au niveau de la rédaction en "off" (hors antenne, ndlr). Nous attendons la fermeture du dernier bureau de vote au plan national et nous les diffusons en direct sur la radio. Ce sont des résultats bruts, bureau par bureau. C'est un moyen important de lutte contre la fraude. Une fois diffusés sur les antennes, on n'a plus de possibilité de manipuler les résultats autrement."

 


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A Gounin, les habitants veulent sortir de la pauvreté

Le Bénin est l'une des démocraties les plus avancées en Afrique. L'activité de Fraternité FM témoigne de cette vitalité.

Hélas, la pauvreté demeure le quotidien de nombreux Béninois. Le quartier Gounin de Parakou est emblématique de cette situation. On y manque de tout: ni électricité, ni poste de santé, pas assez d'écoles, pas assez de forages... Moussa tente de vivre de son champ. "A Gounin, il y a mille et quelques habitants, on a seulement deux forages, ce n'est pas suffisant. Nos femmes portent des pois pour aller les vendre. C'est ça qu'il faut faire pour trouver un peu d'argent. Ca nous fait mal. Pour payer les fournitures des enfants, c'est un problème. Si j'avais de l'argent, je pourrais faire plus."

Gérard Viaho est l'une des voix de la société civile à Parakou. "Il y a 25 ans, il y avait déjà la démocratie au Bénin. Nous avons déjà eu plusieurs présidents et nous sommes encore à ce stade. Seule, l'alternance ne suffit pas pour la démocratie. Maintenant, il faut l'application des mois, il faut la réduction considérable de la corruption, sinon, il n'y a pas de développement dans le pays", rappelle-t-il.

Seydou a toujours vécu dans le quartier Gounin. Pour dimanche, il n'a pas encore choisi son candidat. "Pendant le temps de la campagne, tous les candidats passent. Ils parlent, disent on va faire cela, on va faire cela, on va faire cela. Mais après la campagne, s'il devient président, il nous oublie. Je demande au prochain président que, ce qu'il promet, il le fasse."
 
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