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Faustin-Archange Touadéra, président universitaire

Par Journaldebangui.com, source La Croix - 25/02/2016

L’épilogue de l’élection présidentielle en Centrafrique semble confirmer que le pays, malgré ses handicaps, s’habitue à vivre dans un climat apaisé

 

Il règne un climat paisible en Centrafrique après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, samedi 20 février. Le vaincu du second tour, Anicet George Dologuélé (37,29 % des suffrages), a aussitôt reconnu sa défaite, non sans avoir relevé des cas de fraude de son rival.

En retour, le vainqueur, Faustin-Archange Touadéra (62,71 % des suffrages), lui a adressé un message fraternel comme ce pays longtemps rongé par les conflits intercommunautaires en a peu envoyé ces dernières années: "Je salue son fair-play politique, qui montre sa grandeur et son engagement pour le retour de la paix durable en RCA. Je l’assure de mon amitié".

«Le poids de la charge»

Plutôt discret durant la campagne électorale qui l’a porté à la présidence, l’universitaire Faustin Touadéra aura mis près de vingt-quatre heures à rompre le silence après la proclamation, samedi 20 février, par l’Autorité nationale des élections (ANE) de son élection comme président de la Centrafrique, à l’issue du second tour.

Il a remercié dans son allocution ses «compatriotes» de lui avoir «fait confiance» et a dit [i"mesurer le poids de la charge"] qui lui incombe pour «relever» un pays en ruine, profondément divisé par trois années de violences. "Votre confiance m’encourage à engager urgemment des actions de relèvement de notre pays, pour qu’il devienne un État prospère, juste et fraternel", a ajouté le nouvel homme fort, un indépendant qui a su attirer à lui les suffrages malgré un budget de campagne très restreint. Au premier tour, il avait fini de façon imprévue en 2e position.

 


© AFP
Homme de dialogue

Âgé de 58 ans, dernier premier ministre du précédent président François Bozizé, de 2008 à 2013, il avait su, en particulier, se faire apprécier des fonctionnaires qui lui doivent la bancarisation de leurs salaires. Il a d’ailleurs réalisé ses meilleurs scores dans les fiefs de l’ancien président, à l’ouest du pays.

Sur le plan politique, il avait aussi conduit un dialogue national réunissant à Bangui fin 2008 le pouvoir, l’opposition, la société civile et les mouvements rebelles, à l’issue duquel avaient été signés plusieurs accords de paix avec les rébellions.

Professeur de mathématiques pures, diplômé de l’université de Lille 1 (France) et de Yaoundé (Cameroun) où il a obtenu un doctorat d’État, longtemps enseignant à l’école normale supérieure (ENS) de Bangui, puis recteur de l’université en 2005, Faustin-Archange Touadéra n’avait pas renoncé à son poste d’enseignant ces derniers mois. Ce sera désormais chose faite.
 
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