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Présidentielle centrafricaine: point de vue de la presse

Par Journaldebangui.com, source Rfi - 16/02/2016

Après la tenue du second tour qui a au préalable connu un report, les hommes de médias commentent ce qui semble être un tournant décisif pour l'avenir de ce pays

 

"Deux millions d’électeurs étaient rappelés hier aux urnes, note RJDH Centrafrique, le réseau des journalistes pour les droits de l’homme, pour départager Anicet George Dologuelé et Faustin Archange Touadera qui briquent la présidence de la République afin de remplacer Catherine Samba-Panza qui dirige le pays depuis janvier 2014. En dehors de ce duel des deux anciens premiers ministres, a eu lieu hier également le 1er tour des législatives après l’annulation de celles du 30 décembre 2015. L’organisation de ce double scrutin a été améliorée, note le site centrafricain. De l’avis de nombreux observateurs, les problèmes de déploiement des matériels et celui de la formation des membres de bureaux ont été résolus un peu partout sur le territoire national. De manière globale, aucun incident majeur n’a été signalé à travers le pays, relève encore RJDH, en dehors certaines tentatives de fraudes très vite détectées dans le Ve arrondissement de Bangui ainsi dans quelques villes de province. Il faut souligner que même dans les villes sous contrôle des Antibalaka ou des ex-Séléka, les scrutins ont eu lieu globalement dans de conditions acceptables."

Par ailleurs, poursuit RJDH, "la participation à la mi-journée qui était faible dans plusieurs bureaux de vote n’a pas beaucoup évolué dans la soirée. De nombreux présidents de démembrements de l’Autorité sous-préfectorale des élections ont confirmé la baisse du niveau de participation à ces élections. Au scrutin du 30 décembre dernier, le taux de participation était de 73% selon l’Autorité Nationale des Elections. Pour ces échéances du 14 février, une baisse sensible est attendue. Certains observateurs estiment qu’il sera difficile d’atteindre les 50% de participation à travers le pays. Si cette estimation se confirme, conclut RJDH, le vainqueur de ce double scrutin sera l’abstention."

Qui va l’emporter?

Alors [i"qui occupera le palais de la Renaissance?"] s’interroge le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou. [i"Le duel au sommet d’hier reste ouvert, estime le journal, au regard et de la carte électorale du pays et du poids des deux adversaires. En effet, Dologuélé et Touadera sont quasiment issus du même moule politique: le KNK de l’ex-président François Bozizé. Ils ont tous deux été Premier ministre, Dologuélé sous Ange Patassé, et Touadera sous Bozizé. Et les deux duellistes comptent chacun 58 hivernages."]

Difficile de dire qui va l’emporter, note également le site guinéen Ledjely.com: "la chute de la participation n’est pas pour faciliter un quelconque pronostic quant au vainqueur ultime des élections. Déjà, à l’issue du premier tour, Anicet Georges Dologuélé ne dépassait Faustin Archange Touadera que d’un peu plus de 4 petits points. Entre les deux, le duel est d’autant plus incertain que si Dologuélé peut bien renforcer son avance, Touadera pour sa part, est bien capable d’aller au bout de la surprise qui l’a hissé au second tour."

 


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Défis

En tout cas, pour Le Pays au Burkina, "le deuxième tour de la présidentielle centrafricaine doit impérativement relever les 3 défis suivants. Le défi de l’organisation, le défi de la transparence et celui de la proclamation des résultats dans les délais légaux. Pour le moment, le défi de l’organisation semble avoir été relevé, puisqu’aucun manquement majeur n’a été constaté. Il reste les défis de la transparence et de la proclamation définitive des résultats dans les délais prescrits par les textes. Si par bonheur, ils venaient à être relevés, nul doute que la RCA prendrait avec fierté sa place dans le concert des nations démocratiques. Et ce sera sa manière de signifier au monde qu’elle a enfin vaincu le signe indien. Ce qui ne sera pas pour déplaire à Barthélémy Boganda qui, du fond de sa tombe, saura que son sacrifice pour une RCA forte et démocratique n’a pas été vain."

Enfin, il n’est pas de "meilleur jour que celui de la Saint-Valentin pour remettre la Centrafrique sur les rails, pointe pour sa part le site d’information Fasozine. Il faut en effet beaucoup d’amour pour sortir ce pays de toutes les contradictions qu’il a connu ces dernières années et qui ont rendu la transition encore plus difficile que prévue. Que d’épreuves supplémentaires également du fait de l’organisation de ces élections couplées qui ont été non seulement plusieurs fois reportées mais également des plus chaotiques! Lorsque l’abstention ou la démobilisation des électeurs s’en mêle, conclut Fasozine, c’est l’espoir de la renaissance politique qui est mise à rude épreuve."
 
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