SOCIéTé  |    

L’ambiance nocturne reprend de plus en plus à Bangui

Par Journaldebangui.com, source Rjdh - 09/02/2016

Les activités nocturnes ont commencé à reprendre, ces derniers jours grâce aux patrouilles des Faca, à en croire les habitants de Bangui interrogés sur la question

 

Il est 20 heures au croisement Miskine-Benz-Vi, dans le 5e arrondissement de Bangui. Des musiques continuent de retentir un peu partout dans le secteur. Des taxis et Bus ainsi que les Mototaxi circulent à toute vitesse, et certains chauffeurs appellent les passants et demandent leur destination. Certains jeunes vendent du pain et discutent entre eux. Hérodias Nguerepandé, un de ces jeunes vendeurs de pains se dit rassuré maintenant la nuit, ce qui l’amène à rester au croissement très tard dans la nuit. "Nous sommes là depuis 5 heures du matin. Je finis ici à 23 heures sans inquiétude. Personne nous dérange comme auparavant. Pour le moment, on sent que la sécurité commence à revenir mais ce n’est pas encore total. Nous voulons à ce que Bangui retrouve son ambiance comme dans le passé et que la paix revienne, pour que nous soyons libre dans nos petits commerces", a-t-il expliqué.

En face de ces jeunes, se trouvent des vendeuses de poissons braisés. Celles-ci aussi sont rassurées par les patrouilles des Faca. "Depuis ces derniers temps, nous avons constaté qu’il y a le calme. Je quitte ici le plus souvent à 22 heures voire à 23 heures sans aucune inquiétude. Je dors à côté de l’école Malimaka. Une fois fini ici, je rentre sans crainte parce que les Faca patrouillent dans les secteurs et j’admire leur courage", a témoigné Estelle Gremalé.

Le bar dancing Elesongo, situé à quelques mètres du croisement, est rempli de monde. De l’extérieur, la musique nous accueille. A l’entrée, deux hommes assis sur des tabourets vendent les tickets et fouillent les sacs de tous ceux qui rentrent dans ce bar.

 


© Droits réservés
A l’intérieur, c’est un autre monde. Il est 21 heures passée, Mauricette, fatiguée après son passage sur la piste, veut rentrer mais elle a accepté de se livrer. "Après avoir travaillé depuis le début de la semaine, aujourd’hui on se distrait quand même afin de combattre le stress, la fatigue et autre. A Elesongo, il y a la vie et ici ça bouge. Là, je suis en train de rentrer à la maison puisque demain c’est lundi et je dois travailler", dit-elle.

Au croisement Marabéna, dans le 4ème arrondissement, l’ambiance est pratiquement la même. Les gens ne se pressent pas pour rentrer malgré qu’il est plus de 21 heures. Dans un salon de coiffure nommé ‘’Daff Coiffure’’, les activités se poursuivent. Deux femmes sont en train de se coiffer.

"Le plus souvent, c’est à partir de 18 heures que les femmes viennent. Ce qui fait que je ferme même au delà de 22 heures. Contrairement aux deux dernières années, le secteur est calme actuellement. On ne constate plus de cas de braquage, de vol à mains armées et autres. Nous savons que le rond-point Marabena était considéré comme la base des Anti-Balaka mais tout est rentré dans l’ordre ici, c’est pourquoi on continue de travailler à cette heure-ci", a expliqué Marina Obemogna, l’une des coiffeuses.

La ville de Bangui a perdu son ambiance de la nuit depuis le coup d’Etat de la séléka en mars 2013. Elle est en train de la reprendre grâce à la remise sur pied des Faca qui multiplient les patrouilles dans la ville.
 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués