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La France voudrait mettre fin à l'opération Sangaris en Centrafrique

Par Journaldebangui.com, source Leparisien - 01/02/2016

Le ministre de la Défense a expliqué que la France souhaitait mettre fin à son opération militaire, baptisée Sangaris, en Centrafrique

 

Paris voudrait remplacer les militaires en place depuis 2013 par un plus petit contingent et une opération internationale de formation de l'armée centrafricaine.

"Je souhaite que cela soit fait au cours de l'année 2016 et qu'il reste (...) de petites unités comme c'était le cas auparavant", a indiqué Jean-Yves Le Drian. Au plus fort de l'opération, 2.500 soldats français se trouvaient en Centrafrique. Il en reste 900 aujourd'hui. La France voudrait ramener le contingent à environ 300 soldats.

Des soldats européens pour former l'armée centrafricaine?

Les Nations unies ont déployé parallèlement une force de quelque 10.000 hommes, la Minusca, dans laquelle des soldats français sont également impliqués. Cette opération aide notamment à sécuriser les élections en vue d'une transition politique dans le pays: le second tour de l'élection présidentielle et le premier tour des législatives - scrutin annulé en raison de nombreuses irrégularités - auront lieu le 14 février. Pour Jean-Yves Le Drian, le rôle de la Minusca "va être croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique."

 


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La mission de la Minusca a notamment été entachée par des scandales sexuels. Plusieurs contingents, dont des Français, sont accusés d'avoir abusé des enfants et des adolescents pendant leurs séjours sur place.

Le ministre de la Défense a également confié son espoir d'un engagement de l'Union européenne en Centrafrique. Lors d'une réunion prévue les 3 et 4 février prochains, il a prévu de demander aux ministres européens de s'engager à former l'armée centrafricaine.

Le déclenchement de Sangaris le 5 décembre 2013 a permis d'arrêter les tueries de masse en Centrafrique. La force a aussi garanti la sécurité des fragiles institutions de transition de la présidente Catherine Samba Panza, en rendant difficile toute velléité de coup d'Etat. En revanche, le pays n'a pas été réellement pacifié et des groupes armés sont encore présents dans plusieurs provinces.
 
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