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"Une femme" en Centrafrique: Du diamant à la production de poissons

Par Beafrika Sango - 02/03/2011

Mme Berthe Yadjo est devenue piscicultrice après avoir épuisé l’épuisement des chantiers de son défunt mari

 

Après une harassante décennie de travail dans ses mines artisanales, Mme Berthe Yadjo, une veuve d’une cinquantaine d’années du village de Loppo, a décidé que le diamant ne rapportait plus assez et qu’elle devait diversifier ses sources de revenu. Malgré les trois chantiers que j’ai hérités de mon défunt mari, je n’arrivais pas à subvenir aux besoins de mes huit enfants et petits enfants, confie-t-elle. Madame Berthe vivait également de petit commerce et cultive son manioc, mais cela ne lui rapportait jamais plus de 50 000 CFA par mois, pas même la moitié suffisante pour assurer le minimum domestique. Pour une veuve comme moi, dit-elle, travailler la terre est très difficile. Les récoltes sont pauvres et il est difficile de trouver de la nourriture. Alors j’ai choisi la pisciculture.

 


© Beafrika Sango
Mme Berthe Yadjo, devenue éleveuse de poissons
En février 2010, Berthe approche l’équipe de projet DPDDA (Droits de Propriété et Développement du Diamant Artisanal), un projet financé par l'USAID en République Centrafricaine, qui donne des formations pratiques sur des activités génératrices de revenu. J’ai appris à construire un étang, où trouver les poissons reproducteurs, comment les nourrir, comment les protéger des prédateurs et des maladies, dit-elle, et ajoute qu’elle suit toujours les conseils hebdomadaires du projet sur la radio locale Kuli Ndunga à Nola. Une centaine de mètres derrière sa concession, elle a transformé ses deux chantiers épuisés en un bassin piscicole rentable. Il y a vingt ans, c’étaient les premiers chantiers miniers de mon mari, indique-t-elle. Elle a récolté en août 2010 son premier stock de tilapia, l’a vendu sur le marché et a réinvesti les bénéfices dans la construction d’un deuxième bassin. Aujourd’hui, elle gagne assez d’argent pour subvenir à toute sa famille. Mon capital a augmenté, et j’ai l’intention de construire encore d’autres bassins. La femme est la racine d’un pays, conclut-elle avec fierté. Nous devons travailler comme les hommes, c’est la voie de notre indépendance économique.

 

 
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