NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Centrafrique: le deuxième tour de la présidentielle opposera deux anciens Premiers ministres

Par Journaldebangui.com, source Libération - 11/01/2016

Les résultats des législatives sont, en revanche, toujours attendus. L'élection s'était déroulée pacifiquement

 

Le duel pour la présidence en Centrafrique opposera Anicet-Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, deux anciens Premiers ministres. Selon les résultats provisoires annoncés jeudi par l’Autorité nationale des élections (ANE), Anicet Dologuélé a recueilli environ 24% des suffrages à l’issue du dépouillement des votes de l’ensemble du pays. Il arrive en tête devant Faustin Touadéra, qui récolte 19,5% des voix. Aucun des candidats n’ayant obtenu la majorité, un second tour aura lieu.

Touadéra, la surprise du scrutin
Anicet Dologuélé, économiste de 58 ans, qui a servi à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), ancien Premier ministre (1999-2001) du président Ange-Félix Patassé, a toujours été perçu comme l’un des favoris. Il espérait une victoire dès le premier tour. "Je reste satisfait. La répartition des votes crée une situation qui pousse à former des alliances, dit-il. Cela permet d’avancer vers une logique de rassemblement, positive pour le pays.

Faustin Touadéra, considéré comme un outsider, est la surprise de ce scrutin. Mathématicien de formation, il a été, de 2008 à 2013, le Premier ministre de l’ex-Président François Bozizé, renversé en 2013. Il disposait d’un budget de campagne beaucoup plus restreint que son rival, qui sillonnait le pays en avion. "Il est perçu comme un homme modeste et proche du peuple, dit un diplomate à Bangui. Il est aussi apprécié des fonctionnaires car, pendant son mandat de Premier ministre, les salaires étaient payés".

Le Kwa Na Kwa (KNK), parti de François Bozizé, qui jouit encore d’une large force électorale à travers le pays, avait appelé à voter pour Anicet Dologuélé. Mais les scores élevés de Faustin Touadéra à Bangui et dans l’ouest du pays, fiefs du KNK, prouvent que beaucoup de partisans n’ont pas suivi la consigne et ont préféré se rallier derrière lui.

 


© Droits réservés
Démocratie balbutiante

Les élections, présidentielle et législatives, qui se sont tenues le 30 décembre, se sont déroulées de manière paisible, et ont suscité l’enthousiasme de la population, heureuse d’entrevoir une possible sortie de crise, après trois ans de guerre civile. Mais elles ont été entachées de nombreux problèmes logistiques et d’un désordre certain au moment du dépouillement.

Trente candidats étaient en lice pour le premier tour de l’élection présidentielle. Les résultats annoncés par l’ANE pour la présidentielle restent provisoires, ceux des législatives sont toujours attendus. Des recours peuvent maintenant être introduits auprès de la Cour constitutionnelle, qui a quinze jours pour les examiner et valider les résultats définitifs. Plusieurs candidats à la présidentielle ont déjà fait connaître leur mécontentement et dénoncé des fraudes. Lundi, deux-tiers d’entre eux avaient qualifié le scrutin de «mascarade» et demandé «l’arrêt» du processus électoral. De la décision des magistrats dépendra le maintien du calendrier. Le deuxième tour est, pour l’instant, prévu le 31 janvier.

"Si à l’issue de celui-ci, un candidat se démarque largement, il ne devrait pas y avoir trop de contestation, confie une source sécuritaire. Mais si c’est serré, le risque est beaucoup plus élevé." Depuis que les regards se sont tournés vers la campagne électorale, les affrontements ont cessé dans le pays. Mais le jeu démocratique n’en est qu’à ses balbutiements, et tant la population que les observateurs internationaux savent que la paix reste fragile
 
MOTS CLES :

1 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

Oui à la paix!

Par NAMBO

12/01/2016 16:54

"La paix reste fragile" certes, mais il faut la reconquérir et je suis convaincu que les Centrafricains en sont capables. Les deux candidats qui passent au second tour ne sont pas dépréciés des Centrafricains; vous comprenez pourquoi aucune manifestation négative n'a suivi la proclamation des résultats provisoires. Cependant, le pire est à craindre des candidats malheureux dont certains mènent des campagnes monstres visant à bouleverser la quiétude tandis que d'autres, se sentant rejétés par les Centrafricains commencent à négocier les postes ministériels en nouant des alliances. Ces gourous et monstres, rejétés par le peuple doivent disparaitre de l'écran politiques pour laisser germer la fleur de la paix et d'un avenir meilleur.

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués