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Bangui: on veut voter pour la paix

Par Journaldebangui.com, source Libération - 30/12/2015

Les Centrafricains espèrent mettre fin à trois ans de conflit entre chrétiens et musulmans grâce au scrutin de ce mercredi , malgré les fraudes qui risquent de l’entacher

 

"C’est notre chance de sortir du gouffre", s’enthousiasme André Gamtan, un des chefs du quartier Boeing, qui jouxte l’aéroport, dans le nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA). Le processus électoral, c’est la quête du Graal de ce pays. Maintes fois reportés, les scrutins présidentiel et législatif se tiennent finalement ce mercredi. Des élections à marche forcée, voulues par une communauté internationale - France en tête - désireuse de tourner la page malgré l’insécurité et les difficultés logistiques.

Mais la fièvre électorale a gagné les Centrafricains. Près de deux millions d’électeurs sont inscrits sur les listes. "Tout le monde se sent concerné, dit le notable André Gamtan. Les gens sont fatigués, ils veulent voter pour la paix." Dans les rues de Bangui, la population se surprend à espérer. Un sentiment presque oublié après trois années de crise, initiée par le coup d’Etat contre le président François Bozizé par la coalition rebelle Séléka, majoritairement musulmane. Les violences intercommunautaires et la prolifération des milices ont laissé le pays exsangue et fait des milliers de victimes.

 


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Par le vote, l'espoir est permis pour un futur meilleur.
"Nous voulons un président qui puisse nous unir. Avant, les musulmans venaient ici acheter des légumes. Aujourd’hui, ils n’osent plus sortir de chez eux, constate Eugénie Nganatoua, une cultivatrice qui se plaint d’avoir vu fondre ses maigres revenus. Il faut ramener la cohésion sociale." Signe d’un apaisement des esprits, dans le quartier de Boeing, ancien fief des anti-balaka, ces membres des milices d’autodéfense se font moins visibles, au soulagement de la population, exaspérée par le racket et les larcins commis par ces groupes censés la protéger. Appuyés par le nouveau ministre de la Défense du gouvernement de transition, des soldats des Forces armées centrafricaines (les «ex-Faca») ont laissé tomber ces alliés devenus encombrants et ont repris un peu le contrôle dans les quartiers.
 
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