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Deux morts à Bangui

Par Journaldebangui.com, source Ats - 14/12/2015

Tirs, menaces et intimidations ont marqué dimanche le référendum constitutionnel en Centrafrique. Deux morts ont été signalés dans l'enclave musulmane de Bangui

 

Pour ce premier test d'une tentative de retour à la normale par la voie électorale avant la présidentielle et les législatives prévues le 27 décembre, des tirs à l'arme lourde ont frappé en milieu de journée le quartier musulman du PK5. Partisans et opposants au référendum s'y affrontaient, faisant deux tués.

De sources hospitalières, une vingtaine d'habitants ont été blessés au cours de ces affrontements qui ont débuté à l'aube, avant de s'intensifier à l'arme lourde en milieu de journée aux abords d'un bureau de vote situé dans une école. Les tirs à la mitrailleuse et au lance-roquettes ont eu lieu autour de l'école Baya Dombia où attendaient beaucoup d'électeurs, au moment de l'arrivée tardive du matériel électoral transporté par les Casques bleus sénégalais de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca). Ceux-ci ont riposté pour protéger les électeurs.

Au total, une vingtaine d'habitants ont été blessés, selon des sources hospitalières.

Musulmans divisés
La participation au processus électoral divise les musulmans au sein de l'ex-rébellion Séléka. Certaines factions, comme celle de l'ex-numéro 2 Noureddine Adam, la rejettent. Mais d'autres musulmans ont voulu voter. Plusieurs dizaines d'entre eux ont ainsi manifesté dans la matinée devant le siège de la Minusca avec des pancartes "Nous voulons voter". "On est là, on reste avec eux sur le champ de bataille. Ils (les habitants du PK5) pourront voter, ils voteront jusqu'à la nuit s'il le faut", a déclaré le général sénégalais Balla Keïta, chef de la Minusca.

 


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Une journée triste pour la centrafrique.
Incidents en province
De même, la participation au processus électoral divise les milices anti-balaka, chrétiennes et animistes. Des opposants se retrouvent parmi les partisans de l'ex-président François Bozizé, dont la candidature à la présidentielle a été rejetée par la Cour constitutionnelle.

Les opérations de vote ont cependant pu avoir lieu dans le calme dans les autres quartiers de Bangui.

En province, plusieurs incidents ont été signalés, surtout dans le nord et l'est. Dans trois localités, fiefs de la faction Séléka de Nourredine Adam, les habitants intimidés par des tirs et des menaces ne votaient pratiquement pas. De même à Bossangoa, fief de François Bozizé dans l'ouest, des tirs ont dissuadé les gens et du matériel électoral a été saccagé.

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1 COMMENTAIRES

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a ita ti béafrica é zingô na langô ma

Par sorokaté

15/12/2015 16:51

CENTRAFRIQUE : QUAND MÈRE SAMBA-PANZA CONTINUE DE NOURRIR LES GÉNÉRAUX SELEKA

Publié par CENTRAFRIQUE LIBRE le 10 déc 2015

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La présidente de la transition centrafricaine n’a pas seulement délaissé son peuple pour sa mouvance de soutien politique l’AFDT (Alliance des Forces Démocratique de la Transition). Au nom de la paix, mère Cathy gâte également les généraux Séléka depuis son installation au palais présidentiel.

Selon des sources dignes, les anciens généraux de la Séléka continuent de recevoir des appuis financiers de la présidence centrafricaine. Baptisée « SÉCURITÉ », un gestionnaire remonte tous les vendredis une somme importante à la présidence. Ces fonds sont destinés d’après des sources du trésor public que nous avons contactées, à calmer les ex officiers autoproclamés de la Séléka.

Notons que grâce à la vigilance de Dame Cathy, le trésor public n’a jamais suspendu les salaires de ces généraux et anciens dignitaires sanguinaires de la Séléka. Le budget de l’État centrafricain a en effet explosé à l’arrivée de la Séléka et de Michel Djotodia au pouvoir.

Autre élément à apporter à ce triste dossier, des ex dignitaires et généraux autoproclamés Séléka continuent d’occuper gratuitement l’hôtel du centre et gardent par devers eux les voitures de fonction que l’État centrafricain leur avait affectée quand ils étaient ministres.

En baptisant la Haute Volta le Burkina faso «le pays des hommes intègres», les burkinabés n’auraient jamais imaginé que cette nouvelle dénomination allait être un jour justifiée. C’est désormais chose faite. Ils ont réussi en à peine un an à remettre en place les institutions de leur pays après avoir chassé le dictateur Blaise Compaoré.

En Centrafrique le pays de tous les paradoxes, trois ans après le départ de Bozizé, ses anciens opposants et les démembrements de la Séléka au pouvoir, contrôlent moins de 10% du territoire. Pire, au lieu de s’atteler à la reconstruction de la RCA et de penser aux 98% de son peuple qui tirent le diable par la queue, les centrafricains désarmés assistent de marbre au pillage d’anthologie de leur pays et ne savent plus à quel saint se vouer.

Wilfried Maurice SEBIRO

Publié dans Politique, Vedette


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CENTRAFRIQUE : QUEL PRÉSIDENT POUR L’APRÈS-TRANSITION ? »
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