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De l’urgence et de la nécessité d’un code de bonne conduite avant le démarrage officiel de la campagne électorale

Par Yvan B./Source Centrafrique-Presse - 17/08/2010

Un avis tranchée sur la politique

 

Voici l'avis radical d'un journaliste sur les prochaines élections présidentielles et sa colère contre les dirigeants.

L’occasion de la commémoration du cinquantenaire de l’Indépendance de la République centrafricaine qui a pourtant été officiellement annoncée comme reportée au 1er décembre 2010 pour être couplée avec les festivités de la proclamation de la République centrafricaine, a été un magnifique prétexte trouvé par Bozizé, ses différents ministres et certains caciques de son parti comme son secrétaire général Elie Ouéfio de prendre d’assaut l’arrière pays pour déjà battre campagne en faveur de leur patron Bozizé. Dès le lundi 9 août, c’est le ministre des Finances et du Budget Albert Besse qui a ouvert le bal en se rendant à Bambari chef lieu de la Ouaka. Puis Mme Béatrice Emilie Epaye ministre du commerce est allée elle à Obo dans le haut-Mbomou et Aurélien Simplice Zingas à Bangassou dans le Mbomou. Ensuite le mercredi 11 août c’était le tour du ministre délégué à l’élevage Youssoufa Yérima Mandjo de se rendre à Mobaye chef lieu de la Basse-Kotto et l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï des mines à Berbérati dans la Mambéré-Kadéi. Le porte parole du gouvernement Fidèle Gouandjika ministre de l’agriculture a mis le cap sur Bouar chef lieu de la Nana-Mambéré. Toutes ces agitations cachent mal le trouble de Bozizé et sa crainte réelle de subir un cuisant échec dans les urnes malgré l’achat massif des consciences qu’il est en train d’organiser.

Est-il encore nécessaire de rappeler que lui et son épouse ont, quelques jours plus tôt, profité de la cérémonie de la pose de la première pierre de la cimenterie sur la route de Mbaiki pour procéder à leur retour à une scandaleuse et indigne distribution de billets de banque aux pauvres habitants du village Nzila. Pourquoi subitement Bozizé et ses ministres et dignitaires du KNK éprouvent le besoin de distribuer de la viande de bœuf aux populations rurales et dans certains arrondissements de la capitale ? Sont-ils à même de le faire 365 jours dans l’année et sur toute l’étendue du territoire national où du fait de leur mauvaise gouvernance, la faim tenaille leurs concitoyens et tue de nombreux enfants ? Personne n’est dupe de ce soudain élan intéressé d’amabilité et de générosité de Bozizé et sa clique envers les populations du monde rural, surtout ceux de l’Ouham-Pendé.

 


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Le chef d'Etat François Bozizé
En soi, c’est déjà une violation de la loi. S’ils s’étaient seulement contentés de vanter le bilan de bilan qui est pourtant plutôt un cuisant échec, on pourrait encore le tolérer. Mais, à l’instar d’Elie Ouéfio qui avait choisi de se rendre dans l’Ouham Pendé ce week-end du 13 août avec comme unique objectif, non pas d’appeler les citoyens de cette région à voter pour Bozizé, ce qu’ils auront beaucoup de mal à faire le moment venu et pour cause, mais pour dénigrer et cibler le candidat du MLPC Martin Ziguélé avec à la clé de violentes attaques ad hominem. Cela est totalement inadmissible. Si le MLPC et Martin Ziguélé se mettaient à faire la même à l'égard de Bozizé, que ne va-t-on pas dire de ce parti, de son leader et de l'ensemble de l'opposition ? Bozizé et Elie Ouefio doivent immédiatement cesser avec leurs excès et violations de la loi.

Est-il besoin de rappeler que la campagne électorale n’a pas encore commencé aux termes de la loi. Martin Ziguélé n’est pas encore officiellement candidat puisqu’il n’a pas encore déposé son dossier de candidature comme on le sait. Quelle que soit la violence de ces attaques contre Martin Ziguélé, les Centrafricains de ces régions qui sont loin d’avoir la mémoire courte parce qu’ils ont été assez martyrisées durant des années par la soif de pouvoir et la politique de terre brûlée de Bozizé, ne sauraient oublier aussi facilement et rapidement tout ce qu’ils ont subi par la garde présidentielle de cet homme. Les stigmates des crimes et exactions du capitaine Eugène Ngaikoisset dit « le boucher de Paoua » sont encore vivaces dans leur esprit. Ce ne sont pas quelques morceaux de viande de bœuf et de maigres billets de banque d’un jour qui les rendront amnésiques comme Bozizé voudraient qu’ils soient Les Centrafricains sauront, une fois dans l’isoloir, distinguer le bon grain de l’ivraie. Bozizé doit partir!
 
MOTS CLES :  Bozizé   Elections   Campagne 

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