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Bangui tient à la visite du pape malgré les risques

Par Journaldebangui.com - 12/11/2015

La présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a souhaité jeudi que le Pape François maintienne sa visite fin novembre dans ce pays malgré le défi sécuritaire que cela représente

 

J'ai reçu le nonce apostolique qui m'a demandé "Madame la Présidente si vous pensez que le pape ne doit pas venir, dites-le nous. J'ai dit que le pape doit venir", a raconté Mme Samba Panza à la radio RTL.

L'arrivée du pape sera une grande bénédiction. Je tiens à ce que le pape vienne. Quel que soit le destin qui nous sera réservé. Et je crois que par la grâce de Dieu, le Pape viendra et il n'y aura rien, a-t-elle ajouté. Le ministère français de la Défense, qui compte 900 soldats en Centrafrique, a mis en garde les services de sécurité du pape contre les risques d'une telle visite dans un pays qui reste en proie aux violences interconfessionnelles et luttes de clans.

Si des inquiétudes ont été exprimées, aucune recommandation officielle n'a en revanche été adressée au Vatican, que ce soit pour annuler la visite, prévue les 29 et 30 novembre, ou en réduire le format.

"Nous n'avons pas à exprimer de recommandations relatives aux déplacements d'un chef d'État dans un État tiers", a souligné le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, dans un point de presse.

 


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Il faudra être patient, le Saint Père viendra.
Outre la sécurité du Pape elle-même va se poser celle des dizaines ou centaines de milliers de pèlerins qui afflueront vers Bangui, la capitale, y compris de pays voisins.

La force française Sangaris n'aura pas suffisamment de capacités pour s'engager au-delà de ce qu'elle fait d'habitude en soutien de la Minusca (mission de l'Onu, 12.000 hommes), a-t-on noté le 11 novembre dernier dans l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves La Drian.

Sangaris assurera la protection de l'aéroport et fournira une capacité d'évacuation médicale des autorités en cas de nécessité mais ne pourra pas aller plus loin, a-t-on souligné.

La Minusca, en première ligne dans la sécurisation du pays, qui reste confronté à une multitude de bandes armées issues de diverses rébellions, est en discussion avec les services de sécurité du pape concernant la visite.

Le Vatican a maintenu cette visite malgré les violences interconfessionnelles qui ont fait une soixantaine de morts fin septembre.

 


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Sécurité oblige.
"Pour nous, la visite du pape en Centrafrique demeure au programme. C'est le grand désir de François de s'y rendre", a souligné le père Ciro Benedettini, porte-parole adjoint pour la presse au Vatican, le 2 novembre. Pour son premier voyage en Afrique, le pape François doit aussi se rendre au Kenya et en Ouganda.

La Centrafrique connaît un regain de tensions à l'approche des élections - référendum constitutionnel le 13 décembre, législatives et présidentielles le 27 - certains acteurs cherchant à faire dérailler le processus, selon Paris.
 
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