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Rébellion sans fin et paix hypothéquée en Centrafrique

Par Victor Bissengué - 30/10/2015

Victor Bissengué

 

Il a existé en Centrafrique une rébellion appelée Séléka. Elle réussit à prendre le pouvoir et à s’installer donc au Palais de la Renaissance. Elle a vécu et sa gestion dut prendre fin mais tragiquement.

Vint alors la présidence de la Transition assurée par CSP avec une mission, un mandat précis de l'ONU. Des forces internationales furent appelées à la rescousse en "appui" au nouveau pouvoir, avec objectif de restaurer la République déchirée, longtemps livrée aux prédateurs, aux ennemis du peuple centrafricain. Il s’agissait de rechercher et de retrouver sans détour, sans forfaitures, la confiance, la réconciliation, la paix, un Etat de droit, des institutions dignes. C’est la priorité numéro un.

 


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Aujourd’hui, c’est la descente aux enfers. Des larmes ont coulé, des vies humaines par milliers sont perdues, l’Etat ne contrôle pratiquement plu rien. Des innocents gémissent ; leurs voix sont étouffées.

Des millions de francs peuvent être distribués mais cela ne suffira pas à panser les plaies, à restaurer la confiance. L’ONU a préconisé un plan structuré autour de deux résolutions qui restent d’actualité: il s’agit de désarmer, et toujours désarmer tous les belligérants, tout individu détenteur d'armes de guerre. Plus est, les rebelles avaient gagné leur pari annoncé en faisant évincer le président Bozizé, pour échouer par la suite dans une gestion chaotique des affaires de l’Etat.

 


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La souffrance morale, physique voire psychologique des populations abonnées à leur triste sort dure. Une décision urgente et conforme au souhait des centrafricaines et des centrafricains, conforme aux différentes résolutions des Nations Unies, est à prendre par CSP: abréger cette souffrance, donner l’envie de vivre chez soi en paix, de circuler librement, de vaquer à ses occupations sans inquiétude, pouvoir participer à la vie de la Nation où l’impunité et le clientélisme ne sont pas de mise.

Le pays court le risque de s’enfoncer définitivement dans le gouffre abyssal.

Il ne fait pas de doute : les forces militaires en présence sont seulement en "appui" à ce qui existe. Les Centrafricaines et les Centrafricains sont Maîtres à bord : si le navire coule, la responsabilité des risques leur incombe.
 
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