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Enquête sur les violences en RCA

Par Journaldebangui.com - 08/10/2015

L’annonce a été faite le 07 octobre dernier par le ministre de la Justice à la radio d’Etat. L’un des motifs avancé pour l’ouverture des investigations, atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat

 

La justice centrafricaine a ouvert une enquête notamment pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et incitation à la guerre civile contre les auteurs des dernières violences à Bangui qui ont fait 61 morts, a annoncé le 07 octobre dernier, le ministre de la Justice.

Dans sa déclaration à la radio d'Etat, le ministre Aristide Sokambi a affirmé que "devant des comportements flagrants, qui sont constitutifs d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, de complot, d'incitation à la guerre civile, à la désobéissance civile, à la haine, et de complicité, le gouvernement a instruit les autorités judiciaires compétentes, aux fins d'ouvrir une enquête à l'effet de rechercher et d'arrêter les présumés auteurs et complices".

 


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Un conflit qui a causé plusieurs tués et de nombreux déplacés.
D'après lui, des responsables politiques se sont réunis pour réclamer une troisième transition afin de retarder le processus électoral prévu début octobre "et soutenir publiquement ces violences". "Des officiers de l'armée, comme le capitaine Eugène Ngaïkosset, le lieutenant Olivier Koudémon "alias Gbangouma", le nommé Mokom et autres, recherchés par la justice centrafricaine pour divers crimes commis dans notre pays, se sont impliqués ouvertement dans tous les différents mouvements pour attenter à l'ordre établi", a-t-il dit. Ces officiers faisaient partie de la garde rapprochée de l'ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion de la Séléka.

La flambée de violences qui a embrasé Bangui fin septembre a fait 61 morts et 300 blessés, selon le dernier bilan publié le 05 octobre dernier par le gouvernement. Ces violences avaient éclaté le 26 septembre après l'assassinat d'un conducteur de moto-taxi musulman et s'étaient propagées dans plusieurs quartiers de la capitale avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français de Sangaris) ne parviennent à rétablir le calme.
 

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