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Centrafrique: la situation se complique

Par Journaldebangui.com - 29/09/2015

Des pillages ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi à Bangui, où des tirs ont également été entendus malgré le couvre-feu décrété par le gouvernement centrafricain

 

Depuis trois jours, la capitale centrafricaine est le théâtre de violences difficiles à décrypter. L’étincelle qui a mis le feu aux poudres, est la mort le 25 septembre 2015, d’un jeune musulman, conducteur de moto taxi, dont le corps a été déposé dans le quartier du PK5. Sa mort a provoqué une vague de représailles de la part de jeunes de l’arrondissement qui ont ouvert le feu sur des chrétiens.

Aussitôt, des barricades ont été érigées sur l’axe principal qui relie le PK5, majoritairement habité par des musulmans, au reste de la ville. Les affrontements ont duré toute la journée du lendemain de la mort du jeune homme. À l’hôpital général, géré par Médecins Sans frontières, on indique avoir reçu près de 60 blessés en deux jours. «Mais depuis dimanche, presque aucun. Ça ne veut pas dire qu’il n’y en a plus. Ça veut dire qu’ils sont bloqués dans les quartiers et ne peuvent peut-être pas rejoindre les hôpitaux», explique François Sangsue, de la Croix Rouge International à Bangui.

 


© RJDH
Des ong ont été pillés et leurs personnels déplacés vers le Congo.
Couvre-feu

Le 27 septembre, le gouvernement a pris des mesures restrictives liées aux rassemblements. Le couvre-feu a notamment été avancé de 18 h à 6 h. Mais l’entrée en vigueur de la mesure n’a pas eu d’effet. Lundi matin, environ 600 personnes se sont massées juste à côté du palais présidentiel en réclamant la démission du gouvernement de transition.

De nombreuses ONG, notamment la Croix-Rouge Française, Cordaid, Première Urgence…, ont vu leurs locaux pillés pendant la nuit. La Minusca a dû aider à l’évacuation du personnel expatrié. La force française Sangaris et la Minusca ont passé la nuit à démanteler les barricades sur les axes principaux de la ville. Aussitôt remontées par les belligérants qui ont installé sur les barricades des banderoles laissant lire: «non à la France», «Sangaris dehors».

 


© Droits réservés
Le couvre-feu n'influence plus les violences se poursuivent.
Gervais Lakosso, un représentant de la société civile qui a notamment représenté le peuple centrafricain pendant le forum de Bangui, crie lui aussi au complot et invite la foule à la «désobéissance civile», dans des annonces diffusées dans les journaux et radios du pays.
Autre sujet d’inquiétude: les demandes de déploiement des forces armées centrafricaines (FACA), l’armée nationale, pour remplacer les soldats français et les Casques bleus. Mais des membres sont soupçonnés de mener les différents assauts contre les institutions publiques. Le ministre de la sécurité Dominique Said Paguindji l’a affirmé après l’attaque de la gendarmerie nationale dans la nuit de dimanche: des corps portant la tenue des FACA ont été retrouvés dans l’enceinte du bâtiment. D’autres sources font état de rumeurs de coup d’État en préparation.
 
MOTS CLES :  Centrafrique   International   Rca 

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