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Maroc: deux journalistes français en garde à vue pour chantage

Par Journaldebangui.com avec AFP - 28/08/2015

Deux journalistes français Eric Laurent et Catherine Graciet, accusés d'avoir fait chanter le royaume du Maroc sont en garde à vue à Paris

 

Cette garde à vue, qui a commencé jeudi 28 août 2015, peut théoriquement durer jusqu'à 48 heures avec l'éventuelle présentation des deux journalistes aux juges d'instruction en vue de leur mise en examen.

Le parquet, qui s'était déjà saisi en enquête préliminaire, a ouvert mercredi 27 août 2015, une information judiciaire pour tentative d'extorsion de fonds et tentative de chantage. Selon le récit de l'avocat du Maroc, Me Eric Dupond-Moretti, l'affaire, singulière et rocambolesque, a commencé le 23 juillet 2015, quand Eric Laurent contacte le cabinet royal et sollicite une rencontre en disant qu'il prépare un livre.

Le journaliste n'est pas un inconnu au Maroc. Il avait déjà publié en 1993 un livre d'entretiens avec l'ancien monarque Hassan II, père de l'actuel roi Mohammed VI. Début 2012, il publiait aussi, avec Catherine Graciet cette fois, un livre accusateur contre Mohammed VI, "Le roi prédateur" (Ed. du Seuil). Signe de l'ire de Rabat, l'édition du journal espagnol El Pais avait été interdite sur le territoire marocain le jour où le quotidien avait publié les bonnes feuilles du livre.

 


© AFP
Trois millions d'euros ont été réclamés.
Après l'appel d'Eric Laurent, un représentant du cabinet du roi, un avocat marocain, a rencontré le journaliste. "Et là, surprise, énorme", raconte Me Dupond-Moretti, "Eric Laurent dit "écoutez, je prépare un livre avec Mme Graciet, co-auteure, et moyennant trois millions d'euros, il n'y a pas de polémique, on retire notre bouquin"".

Folie douce
Le Maroc a déposé plainte à Paris, conduisant le parquet à ouvrir une enquête. Dans ce cadre, des réunions vont être organisées, "des rencontres filmées, enregistrées, entre le représentant du roi" et les journalistes, poursuit Me Dupond-Moretti. Selon l'avocat, les deux journalistes sont sortis du dernier rendez-vous parisien, jeudi, toujours sous surveillance policière, avec "un acompte substantiel de 40.000 euros chacun".

Une source proche du dossier a confirmé jeudi 27 août 2015, à l'AFP qu''il y a eu remise et acceptation d'une somme d'argent". Peu après, ils ont été arrêtés et placés en garde à vue dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

 
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