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l'ex-Seleka s’impose à Bambari

Par Journaldebangui.com - 26/08/2015

Après la réunion de médiation du lundi 24 août 2015, à l'hôtel de ville relative aux affrontements du 20 août dans le Centre du pays, la présence de l'ex-Séléka s’accentue dans les rues

 

Quatre jours après les violences ayant causées 15 morts à Bambari, une réunion de médiation a eu lieu à l'hôtel de ville. Autour de la table, des ministres venus de Bangui, la Minusca, des leaders religieux, des chefs de l'ex-Séléka. Seul absent de cette rencontre, les représentants des anti-Balaka. Une absence n’empêchant pas qu’aujourd’hui, l’on constate qu’il n’y a plus de combats dans le Centre du pays, mais une présence accrue de l'ex-Séléka qui se fait de plus en plus importante dans les rues.

Dimanche 23 août 2015, Bambari était coupée en deux au niveau de la rivière Ouaka qui partage la ville. Les anti-balaka à l'ouest, les ex-Seleka à l'est. Suite aux affrontements, les anti-balaka ont déserté leurs positions. Désormais, l'Upc, la branche de l'ex-Seleka commandée par le général Ali Darass, contrôle les trois entrées de la ville. Des patrouilles continuent de circuler mais selon une source humanitaire, c'est bien l'Upc qui contrôle actuellement Bambari.

 


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Une présence qui ne semble pas toujours rassurer les populations.
En temps normal, la Minusca a une stratégie de synergie avec les groupes armés, mais du côté de l'Onu on le reconnait, la situation est complexe. Au sein des deux communautés, on reconnait que le contingent congolais de la Minusca a bien du mal à assurer seul la protection des civils. Cela s’explique par la dispersion des anti-Balaka, il est devenu difficile de dialoguer avec la milice chrétienne. Pour Diane Corner, représentante spéciale adjointe de l'Onu en Centrafrique, la situation est « plutôt stable » mais « très tendue » à Bambari. Elle invite les différents partis à « cesser le conflit, de reprendre le chemin de la paix et de s’impliquer dans le processus politique, dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration.»

D’après un humanitaire, cette présence de l'Upc ne rassure pas les populations qui ont fui la ville depuis ces derniers jours. Selon lui, ils sont des milliers à avoir fui en brousse ou à s'être massés vers les camps de la Minusca. Selon Jean-François Sangsue, le chef de délégation du Cicr pour la Centrafrique,« On se retrouve maintenant avec des poches de plusieurs centaines, voire quelques milliers de déplacés, qui sont en attente de nouvelle réponse humanitaire par rapport à leurs besoins essentiels». Il craint une nouvelle spirale de violences qui plongerait les réfugiés dans la tourmente. « Tout doit être entrepris pour que les civils, qui ont déjà subi tant de conséquences néfastes des affrontements et problèmes qu’a connu Bambari et la région depuis maintenant plus d’une année, ne retombent pas dans le même cycle de revanches et de violences.»


 
MOTS CLES :  Rencontre   Violences   Anti-balaka   Minusca   Situation Complexe 

2 COMMENTAIRES

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je ne comprend plus rien

Par max tiedy

28/08/2015 12:19

on nous dit souvent que y a lambargot sur les armes de la RCA et que les Nations unies sont censer mettre l'ordre dans tout le pays mais pourquoi toujours seleka tantot anti balaka dit nous finalement qui va vraiment securiser les peuples si ce n'est sont armee nationale

Pays des étrangers

Par Dambéti

30/08/2015 13:37

Le Centrafrique n'appartient plus aux Centrafricains et Centrafricaines, ce beau pays qui naguère jouissait d'une excellente réputation est devenu la tanière des terroristes étrangers. Ce qui se passe à Bambari, dépasse l'imaginaire du Centrafricain lambda, pardon mais, avions- nous des hommes et femmes politiques dignes de ce nom, comment se fait-il que dame Samba-Panza, et sa bande d'amis incompétents n'arrivent pas à démettre ce couyon de Darras, sujet non Centrafricain, qui terrorise les paisibles citoyens de Bambari, a son poste de commandant de zone ou gouverneur. Incompétences ou complicités, il a fallu l'arrivé du nouveau représentent du secrétaire général de l'ONU, pour nous rappeler que ce couyon de Darras, n'a jamais été relever de son poste, taillé sur mesure par son patron Djotodia, le sanguinaire. Pour ma part je souhaite qu'on aille proptement aux élections quelques soit les teneurs, pour enfin se débarrasser de ses incompétents, qui ne sont là que pour remplir leur poches trouées???

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