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Au moins 12 morts dans des affrontements entre milices dans l'Est

Par AFP - 07/08/2015

Au moins 12 personnes ont été tuées lors de violences provoquées par une attaque de miliciens anti-balaka contre un campement d'éleveurs peuls, a indiqué jeudi une source de la gendarmerie locale

 

Au moins 12 personnes ont été tuées au cours de violences provoquées par une attaque de miliciens anti-balaka contre un campement d'éleveurs peuls suivie de représailles menées par des ex-séléka dans l'est de la Centrafrique, a indiqué jeudi, 06 août 2015, une source de la gendarmerie locale.

"Des individus armés se réclamant des anti-balaka ont attaqué dimanche et lundi derniers un campement d'éleveurs au village Malégbassa, dans la commune de Zangba, pour les déposséder de leurs bœufs, faisant au moins 4 morts et quatre blessés", a indiqué cette source de la gendarmerie sous couvert d'anonymat. "Ces attaques ont entraîné lundi des représailles d'éléments ex-séléka et peuls armés contre les habitants du village Ndoma, voisin de Malégbassa faisant au moins huit morts et plusieurs blessés ainsi que des prisonniers, d'après un bilan encore provisoire et qui pourrait s'alourdir", a ajouté la source.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la séléka, a plongé la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

 


© Droits réservés
Des centrafricains au principal marché de Bangui, le 18 mai 2015
Les violences de dimanche et lundi se sont déroulées dans deux villages de la région de la Basse-Kotto, à près de 600 km à l'est de Bangui, et frontalière de la République démocratique du Congo (RDC) où se trouvent plusieurs dizaines de milliers de Centrafricains ayant fui les violences dans leur pays.

"Les représailles ainsi menées ont provoqué la fuite en brousse ou en RDC de nombreux habitants de Ndoma et Malégbassa", a encore affirmé la source. Selon le porte-parole de l'ex-Séléka dans la région, Ibrahim Hamat Nediad, qui "a dépêché des hommes sur place", le bilan des morts parmi les éleveurs peuls dans la première attaque pourrait s'élever à "seize tués", un bilan impossible à confirmer de source indépendante: l'ex-Séléka, à majorité musulmane, est très proche des éleveurs peuls et les défend militairement contre les attaques des anti-balaka.

Les éleveurs peuls, menacés par les anti-balaka, ne se rendent plus dans la capitale pour vendre leur bétail, comme ils le faisaient traditionnellement avant les violences. Dès lors, le prix du bœuf a augmenté, étant vendu dans la capitale cinq fois plus cher qu'en province, ce qui attire les convoitises et suscite des attaques contre les campements peuls.

Si la capitale connaît un certain retour au calme depuis des mois, en province, de nombreuses "zones grises" restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale et des forces internationales.
 
MOTS CLES :  Morts   Affrontements   Est   Centrafrique   Milices 

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AFFRONTEMENTS ENTRE MILICES DANS L'EST

Par yekodrotimo

12/08/2015 16:16

L'insécurité en République Centrafricaine dure depuis plus de deux ans en raison de la mauvaise évaluation faite du problème par les acteurs nationaux et internationaux qui ont des intérets divergents voire antagonistes quant à la solution à apporter pour ramener la Paix et la Réconciliation dans le Pays. Balayer Bozizé, avant dernier de sa promotion à l'ESFOA était absolument nécéssaire, ayant accéder à la magistrature suprème par les armes, idem pour Djotodia,et pour tous leurs thuriféraires,tout comme l'accession par coup d'etat de feu Bokassa,feu Kolingba
qui ne sont pas devenus démocrates rien que pour avoir exercé les pouvoirs présidentiels le temps d'asseoir le tribalo népotisme régionalisme en système de gouvernement. Pour l'heure, il faut désarmer de force toutes les milices quelles qu'elles soient sur toute l'étendue du territoire, les FACAS alliés aux antibalakas y compris, il ne peut y avoir d'élection libre et transparente sans ce PREALABLE, ce qu'aurait du faire les forces francaises basées en Centrafrique et au Tchad après avoir laissé la horde sélékiste pénétrer en RCA jusqu'à BANGUI sur plus de 1000 kms,pour virer l'apprenti président BZZ. Plus de cent futurs candidats potentiels à la prochaine élection présidentielle femme de, fils de, anciens premiers ministres, anciens ministres ambassadeurs ou directeurs généraux, enfin tous les responsables de la faillite de la République doivent etre


exclus de la course au pouvoir ainsi que tous les anciens députés dits de la nation ou conseillers nationaux de la transition, il ne faudra retenir que ceux des centrafricains qui n'ont jamais contribué à la décripitude dans laquelle se vautre notre merveilleux pays. Tous les Partis Politiques folkloriques actuels seront abrogés, ne seront autorisés à exister que les Partis pré- dictature bokassienne et ceux qui ont entrainé sa chute : Le MESAN, Le MEDAC devenu FPP, Le RPF, Le MLPC, Le MDI ce qui est encore trop pour un pays d'à peine Cinq millions d'habitants. Tous les Partis nés d'une transformation après Coup d'Etat ou de rébellion sont nuls et leurs dirigeants disqualifiés à vie.

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