INTERVIEW  |    

Max Kouguere: "Notre équipe nationale est une famille"

Par RFI - 24/07/2015

L’équipe de Centrafrique de basket est en France jusqu’au 26 juillet pour préparer l’Afrobasket qui se tiendra en août prochain en Tunisie. Entretien avec Max Kouguere, pilier de la sélection

 

L’équipe de Centrafrique de basket est en France jusqu’au 26 juillet pour disputer un tournoi amical aux côtés du Nigeria, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Objectif pour ces quatre nations: préparer l’Afrobasket qui se tiendra en août prochain en Tunisie. Entretien avec Max Kouguere, pilier de la sélection centrafricaine. Pour le nouvel ailier d’Orléans, l’ambition de l’équipe nationale dépasse le cadre sportif, dans un pays plusieurs fois traversé par la guerre civile.

Avant d’entamer le tournoi, vous venez de remporter un match sans réelle difficulté contre une équipe largement inférieure.
On peut dire ça, mais le plus important était de travailler notre système de jeu. La victoire ne nous apprend rien, on n’est pas venu pour chercher une victoire mais pour voir comment on devait développer notre jeu et notre défense. C’est ce qu’on a fait ce soir (mardi 21 juillet, ndlr).

Que devez-vous améliorer?
Il nous manque beaucoup de patience. Nombre de nos joueurs n’ont pas encore l’expérience de la Coupe d’Afrique des nations. On doit limiter les pertes de balles et essayer de travailler sur l’adresse, car on a raté beaucoup de shoots de près comme de loin. On va travailler ça, corriger quelques détails en défense, être plus patient et on verra ce qui se passera ensuite.

Il fallait aussi travailler le sérieux et la concentration.
Oui, c’est ce que le coach nous a dit. On a essayé de le faire, de rester concentré malgré la différence qu’on a faite dès la première période, de continuer à jouer, à appliquer notre système jusqu’à la fin, sans regarder le score.

 


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Max Kouguere
Vous êtes un habitué de cette sélection de Centrafrique, qu’est-ce que cela vous fait d’en faire partie?
Pour moi, c’est une fierté de jouer pour mon pays, de le représenter à l’Afrobasket. Tant que je serai apte, je répondrai toujours présent. Surtout avec ce qu’il s’y passe. C’est pour moi un honneur.

Pensez-vous que vous avez un rôle à jouer en tant que basketteur dans l’unité de votre pays?
On a un grand rôle à jouer. Si on réalise une bonne prestation ça peut amener un peu de joie dans le cœur des Centrafricains, apporter de la paix voire de l’unité. Aujourd’hui, on est mobilisé pour ça, pour calmer la douleur dont souffre le pays. Tous les joueurs ont perdu des parents dans ce conflit, donc on va se battre pour essayer d’améliorer les choses.

Parlez-vous souvent entre joueurs de la situation que traverse le pays?
Oui. C’est ce qui a motivé tous les joueurs aujourd’hui. Lors de la dernière CAN, on n’était pas nombreux, mais la situation du pays a changé la donne. Ne pouvant rien faire directement au pays, beaucoup de joueurs sont venus en équipe nationale pour essayer d’agir de loin et aider la Centrafrique à sortir de la crise.

C’est ce qui peut expliquer le retour de certaines stars comme Romain Sato dont on parle beaucoup?
Oui, j’en ai discuté à plusieurs reprises avec lui. Même avant de revenir en sélection, Romain a organisé des tournois pour la paix, pour tenter d’unir les gens.

Cela ne risque-t-il pas de mettre trop de pression sur les épaules des joueurs?
On n’a pas de pression parce qu’on est des outsiders. On n'a pas été qualifié, c'est la Fiba (Fédération internationale de basket-ball) qui nous a invités. On n’a rien à perdre. On va prendre matchs après matchs et voir ce qui arrive.

Comment se porte le groupe? L’entente est-elle bonne?
Notre équipe nationale est une famille. Quand on la quitte pour rentrer chez nous, on est triste, elle nous manque. Entre nous, on rigole, on chante, c’est notre force.

Au prochain match vous affronterez le Nigeria, un gros client.
Oui, c’est un gros calibre. Cela nous permettra d’évaluer le travail réalisé durant les deux semaines de préparation et de voir si on est capable d’affronter de grosses équipes. Donc c’est une bonne chose de rencontrer le Nigeria maintenant, pour pouvoir par la suite travailler sur nos faiblesses et appuyer sur nos points forts.
 
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