NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

La crise centrafricaine débattue au Parlement européen

Par Radio Vatican - 16/07/2015

La communauté catholique romaine a organisé le 14 juillet au Parlement européen de Bruxelles une table ronde sur la Centrafrique

 

L’avenir de la République Centrafricaine ne se situe pas dans la recherche d’une uniformité artificielle, car cette ex-colonie française n’a jamais été homogène sur le plan politique, ethnique et religieux. Mais les centrafricains doivent apprendre à vivre ensemble en surmontant leurs différences. Ils n’ont pas le choix. C’est l’avis du responsable des relations internationales de la Communauté de Sant ‘Egidio, Mauro Garofalo.

La communauté catholique romaine, qui s’est impliquée dans la résolution de la crise centrafricaine, a organisé mardi 14 juillet au Parlement européen de Bruxelles une table ronde sur la Centrafrique, un pays qui peine à se relever de décennies de troubles incessants et surtout des violences intercommunautaires massives de 2013 et 2014.

Si le calme revient à Bangui, de nombreux jeunes et même des enfants sont toujours armés, a indiqué un ancien ministre centrafricain, tandis que le rédacteur en chef de Centrafrique-presse a insisté sur le défi de la pauvreté endémique et sur le poids de l’histoire. Envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie pour la Centrafrique, Louis Michel, a souligné qu’à l’exception de la France, la communauté internationale semblait se désintéresser de ce pays pourtant essentiel pour la stabilité géopolitique de l’Afrique.

 


© louisaliot.eu
Trafic de drogue et d’armes à Bangui
L’ancien ministre belge des affaires étrangères s’est dit favorable à la tenue d’élections d’ici la fin de l’année même si elles seront imparfaites, mais il a déploré la mauvaise qualité de la classe politique centrafricaine. Le porte-parole de la communauté musulmane a évoqué quant à lui les difficultés des réfugiés, notamment au Tchad, ainsi que l’insécurité qui règne dans les quartiers populaires de Bangui où circulent drogue et armes. Ibrahim Hassan Frédé a indiqué que les musulmans étaient pris entre deux feux: les milices d’autodéfense anti Balaka d’une part et l’ex-Seleka de l’autre.

Il a ajouté que les musulmans n’avaient plus le droit d’accéder à leurs cimetières ce qui les oblige à enterrer leurs morts dans des conditions indignes. Fin février, Sant’Egidio avait invité à Rome une dizaines de responsables politiques centrafricains dont quatre anciens premiers ministres. A l’issue d’une journée de discussion, les participants avaient signé un appel au peuple centrafricain et à la communauté internationale.

Il y a actuellement près d’un demi-million de réfugiés centrafricains, soit un dixième de la population, installés principalement au Cameroun, Tchad, RDC et Congo. Les autorités de transition ont fixé la tenue de l’élection présidentielle au 18 octobre, un scrutin initialement prévu en novembre dernier.
 
MOTS CLES :

1 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

reactions aux commentaires sur mon pays

Par sereze7

21/07/2015 20:18

Je suis originaire de Centrafrique, ne et eleve au sein de ma famille et ma communaute et eduque dans des ecoles publiques copiees sur le modele francais. J'ai vecu dans des regions dont les populations ayant des cultures et traditions et croyances variees. Depuis mon enfance je n'ai rien appris que m'a dit que les Centrafricains ne formaient pas un peuple. Partout ou j'ai vecu, nous vivions en paix dans le respect. Parmi les amis de mon enfance, 1\3 etaient des familes musulmanes. Mes parents avaient beaucoup d'amis parmi les musulmans. Je parle uniquement des Chretiens et des musulmans car ce sle deux communautes religieuses qui existent en Centrafrique, meme si aujourd'hui certains disant experts disent le contraire. Nous n'etions pas differents des autres chretiens d'ailleurs: on dit etre chretiens en theorie mais en pratique c'est une autre affaire. Jamais durant mon enfance jusqu'au debut de ma vie d'adulte, les Centrafricains se son rejetes pour cause de religion ou d'origines ethniques ou culturelles differentes. Nous etions tous unis par le sango peu importe d'ou nous etions. Les multiple troubles socio-politiques a repetition sont dus a l'egoisme des dirigeants, qui n'ont eu acun interet a favoriser le developpement economique du pays. Et ce qui est arrive en 2013 n'aurait jamis eu lieu si la France de Hollande et de Sarkozi n'ont declare leur guerre contre Bozize pour des raisons qu'ils connaissent mieux que nous. Si le gouvernement francais n'avait pays donne son feu vert a Ndjotodia et ses rebelles musulmans de venir renverser le president Bozize, on n'aurait pas eu a vivre toutes cette tragedie. A voir les consequences de ce soutien de la France aux rebelles de Seleka, on a raison d'affirmer que les presidents francais voulaient permettre aux entreprises europeennes de piller les ressources naturelles du pays. Et de favoriser la destruction de notre pays pour permettre aux soldats francais de venir pratiquer leur homosexualite sur des jeunes garcons.

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués