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La BEAC baisse son taux directeur dans la Cemac

Par APA - 14/07/2015

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a baissé de 50 points, le taux directeur qui passe désormais de 2,95 pour cent à 2,45 pour cent afin de «redonner vie» aux économies de la sous région

 

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a baissé de 50 points, le taux directeur qui passe désormais de 2,95 pour cent à 2,45 pour cent afin de «redonner vie» aux économies des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Cette décision de la Banque centrale, a été prise par le Comité de politique monétaire (CPM) et directement applicable dans les six pays, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad, indique un communiqué.

Selon Lucas Abaga Nchama, le gouverneur de la BEAC, cette mesure vise à faciliter le financement des Etats de la CEMAC par la banque centrale dans un contexte économique difficile, où les trésoreries de ces pays sont actuellement plombées par les déficits budgétaires dus à la baisse des recettes pétrolières et les crises en Centrafrique et aux frontières du Cameroun et du Tchad, du fait de la menace Boko Haram.

La baisse du taux directeur, vise également à «relancer la croissance économique dans cette partie de l’Afrique, en permettant aux banques commerciales de se refinancer auprès de la banque centrale à un taux d’intérêt minoré, ce qui devrait objectivement induire la baisse des taux d’intérêt sur les crédits octroyés aux opérateurs économiques par les institutions bancaires de la zone CEMAC», a relevé le gouverneur de la BEAC.

 


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Toutefois, malgré les différentes baisses du taux directeur consenties par la banque centrale, l’accès au crédit par les opérateurs économiques ne s’est pas beaucoup amélioré, les banques commerciales continuant de pratiquer des taux d’intérêt jugés exorbitants.

Une situation qui découlerait entre autres, de la prime de risque assez élevée pratiquée par les banques et l’environnement des affaires dans cet espace communautaire, raison pour laquelle «il faut que les Etats prennent leurs responsabilités, en permettant aux banques d’exécuter les garanties», insiste la Banque centrale.

Avec un taux de croissance projeté à 2,8 pour cent en 2015 contre 4 pour cent en début d’année, la relance de la croissance au moyen de la facilitation de l’accès au crédit dans la zone CEMAC est d’autant impérieuse que les prévisions n’incitent pas à l’optimisme.

Par ailleurs, les tensions inflationnistes s’établiront à 2,9 pour cent, effleurant ainsi le seuil de 3 pour cent admis dans la zone CEMAC.

A l’origine de cette révision à la baisse de la prévision du taux de croissance dans la zone CEMAC, où cinq des six pays membres sont producteurs de pétrole, a expliqué le CPM, la chute de la production pétrolière au 2ème trimestre 2015, couplée à la baisse des cours mondiaux de l’or noir, qui ne sont pas des plus reluisants depuis le début de cette année.
 
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