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France: Bérenger Bosse, le TGV centrafricain d'Angoulême

Par charentelibre.fr - 14/02/2011

L'athlète est l'un des meilleurs sprinters de l'Hexagone. Il prépare le 60m des prochains championnats de France

 


Il titille les meilleurs sprinters français comme lors du récent meeting international de Bordeaux où il s'est imposé sur 60 mètres. Outsider sur cette distance aux championnats de France Élite indoor les 19 et 20 février à Aubières, il se jaugera à nouveau ce soir au Meeting national du Val d'Oise et demain à celui de Val-de-Reuil. Etonnante trajectoire que celle de Bérenger Bosse, la nouvelle Formule 1 du Grand-Angoulême Athlétisme (G2A) qu'il a rejoint en octobre 2010. Car si, à bientôt 26 ans, le Centrafricain a déjà participé à trois championnats du Monde (2005, 2007, 2009) et aux JO de Pékin, il n'imaginait rien de ce qu'il a vécu il y a un peu plus de six ans. Fin 2004 Il a alors dix-neuf ans et détale derrière un ballon à l'Olympic Real de Bangui, le grand club de foot de la capitale Centrafricaine. Finale de la ligue, la première division locale. Je courrais vite et tout le temps. J'étais imbattable, image Bérenger Bosse pour expliquer ses premiers pas sur une piste d'athlétisme: Un coopérant français qui s'occupait du service culturel de l'ambassade était au match. Il est venu me voir à la fin et m'a dit que je devrais me mettre au sprint. Grâce à lui, j'ai obtenu une bourse. Quelques mois plus tard, «le 1er février 2005», le Centrafricain intègre le Centre international d'athlétisme de Dakar au Sénégal. Là où sont formés les meilleurs athlètes africains, souligne le jeune homme qui a très vite percé. Il dispute les mondiaux à Helsinki en 2005 dès sa première année de compétition, avant d'enchaîner les rendez-vous internationaux et des meetings un peu partout. J'ai gagné plusieurs courses en meeting mais dans une grande compétition ma meilleure place c'est quatrième. C'était aux championnats d'Afrique. J'étais favori mais je n'ai pas su gérer la pression, avoue Bérenger qui revendique 10''25 sur 100 m et 20''75 sur 200 m, temps réalisés au Burkina Faso lors d'une compétition en avril 2007.

 


© Phil Messelet
L'athlète Centrafricain du G2A a couru le 60m en 6''75 cette saison. «J'ai une marge de progression», assure t-il
Les Jo de Londres «encore un peu loin»
Mais alors qu'il s'entraîne deux fois par jour à Dakar, Bérenger s'inquiète de son avenir: Je voulais absolument reprendre des études et ce n'était pas compatible avec nos séances d'entraînement. J'ai donc commencé des démarches pour venir en France. Le contact se noue avec le club du Grand Angoulême début 2009 par l'intermédiaire de Docteur Awouride, sprinter tchadien lui aussi licencié au G2A et qu'il a connu à Dakar. Des problèmes familiaux mais surtout administratifs retardent son départ. Et c'est finalement en octobre dernier qu'il pose ses valises en Charente. J'ai choisi Angoulême parce que le coût de la vie est moins important qu'à Paris et le climat moins rigoureux. Et puis ici j'ai aussi trouvé une formation, un travail, je m'entends très bien avec le président du club. Ici, je suis entouré, ajoute le sprinter. En Charente, Bérenger Bosse suit des cours pour valider un brevet d'Etat en athlétisme et un CAP de mécanicien. Il est scolarisé au lycée Jean-Albert Grégoire de Soyaux où il est également surveillant, et effectue des stages au garage Opel d'Angoulême.ça se passe très bien je suis content même s'il faut parfois jongler un peu pour s'entraîner, glisse-t-il. D'autant que son salaire de pion lui permet d'avoir son propre appartement depuis quelques jours.

Enfin. Jusque-là je vivais chez un copain. Ce n'était pas simple.
Installé, rassuré sur son avenir, le Centrafricain a réalisé un début de saison tonitruant. Avec ses coéquipiers du G2A, ils ont fait trembler l'équipe de Christophe Lemaitre, le triple champion d'Europe en titre, aux championnats de France de relais (4x100 m et 4x200 m) en octobre dernier. Lui améliore ses temps à quasiment chaque sortie et estime avoir encore «une marge de progression». De bonne augure pour les championnats de France et les interclubs. En attendant mieux. Car dans un coin de son esprit, Bérenger rêve des JO de Londres 2012: Porter les couleurs de mon pays c'est une grande fierté, même si je ne suis pas franchement encouragé par ma fédération. On verra, c'est encore un peu loin...




 

 
MOTS CLES :  Bosse   Beranger   Centrafrique   Athletisme   Angoulême   G2a 

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  • Au meeting international de Bordeaux (Aubières) le 30 janvier dernier, l'athlète du G2A a réalisé 6''75, son record personnel et la deuxième meilleure performance de la saison d'un athlète licencié en France. Grâce à cette performance, Bérenger Bosse peut participer aux championnats de France mais il ne peut pas concourir pour le titre national.

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