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Mémorandum des conseillers nationaux musulmans de Centrafrique

Par Conseillers nationaux musulmans de Centrafrique - 07/04/2015

Par les conseillers nationaux de la communauté musulmane et ressortissants des préfectures de la Vakaga, de la Bamingui-Bangoran, la Haute Kotto, la Ouaka et la ville de Bangui.

 

Nous, conseillers nationaux de la communauté musulmane et ressortissants des préfectures de la Vakaga, de la Bamingui-Bangoran, la Haute Kotto, la Ouaka et la ville de Bangui

- Attachés à notre devise nationale qui est unité-dignité-travail;

- Considérant les principes fondamentaux des droits humains consacres dans les différents traites et accords internationaux dûment ratifies par notre pays;

- Considérant les bases fondamentales de la société telles que définies dans la charte constitutionnelle de transition;

- Considérant le caractère sacre et inviolable de la personne humaine;

- Considérant la crise profonde ayant engendre un conflit politico-confessionnelle ouvert;

Considérant la situation précaire de la communauté musulmane de Centrafrique contrainte à l’exil, ou isolée dans les enclaves;

Considérant l’injustice sociale, l’exclusion et la marginalisation caractérisées par la sous-représentation de la communauté musulmane dans la vie politique, pratiquée dans l’administration fondée sur les noms musulmans dans l’obtention des documents administratifs;

- Considérant la haine et l’islamophobie érigée en arme de lutte politique dans les églises chrétiennes en Centrafrique;

- Considérant les destructions et l’accaparement des immeubles et propriétés foncières de la communauté musulmane contrainte à l’exil ou isolée dans les enclaves;

- Considérant la conversion par la force des musulmans au christianisme le changement des noms et la stigmatisation des enfants, élèves, étudiants;

- Considérant la convocation précipitée du conseil national de la transition pour l’examen de l’avant proposition de la nouvelle constitution;

 


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Recommandons:
. la pacification des zones de conflits, l’appuis au retour des exiles, déplacés internes des enclaves ou refugies ;

. la prise en compte dans la nouvelle constitution des solutions politiques et institutionnelles aux injustices et exclusions afin de consolider l’unité et la concorde nationale par:
- la répartition des fonctions de responsabilités politiques, institutionnelles et administratives en tenant compte de la minorité religieuse musulmane persécutée.
- l’interdiction de cumul de fonctions du président de la République, du Premier ministre, du président de l’Assemblée nationale par une région, un parti politique, ou par des personnalités appartenant au même groupe religieux.
- la nomination aux postes de responsabilités en tenant compte des régions.
. la condamnation à des sanctions administratives ou pénales des auteurs et complices de discrimination et stigmatisation au regard des noms musulmans.
. l’égal accès et traitement équitable dans les administrations, les établissements publics et dans les entreprises privées.
. l’affirmation de la laïcité de l’Etat par le respect équitable des fêtes religieuses chrétiennes et musulmanes, des lieux de cultes et sépultures.
. le respect du droit de propriété par la restitution sans condition des immeubles et propriétés foncières aux ayants droit.
. le respect de la liberté de culte, d’opinion, de la dignité humaine et des noms musulmans dans la société.
. le sursis de l’examen de l’avant proposition de la constitution dans la perspective de prendre en compte les résolutions du forum de Bangui et donner une chance réelle a la refondation de l’unité nationale.

. déplorons les actes de violences et d’assassinats perpétrés sur toute l’étendue du territoire national.

. réclamons justice et réparation des victimes.

. réclamons le rétablissement immédiat sans délais des salaires des fonctionnaires civils et militaires des communautés musulmane et chrétienne n’ayant pas pris service pour raison de sécurité. victimes chrétiennes et musulmanes.

. Adressons nos condoléances les plus émues a tous les parents des victimes ;

. Dénonçons l’instrumentalisation excessive du caractère religieux de la crise en RCA qui est laïc et indivisible.

. Dénonçons la négligence par le gouvernement des revendications à l’origine des mouvements rebelles, sur la question de l’exclusion de l’injustice sociale dans l’administration centrafricaine;

. Appelons les communautés chrétienne et musulmane à la cohésion nationale et à la cohabitation pacifique;

. Appelons l’attention de la mission Sangaris sur le principe de la neutralité et d’un désarmement sans complaisance en respectant scrupuleusement l’esprit et la lettre des résolutions du conseil de sécurité des Nations-unies afin de préserver l’unité nationale;

. Appelons l’attention de la communauté nationale et internationale sur les risques qui pourraient intervenir après la non prise en compte des causes des conflits récurrents et du contenu du présent mémorandum;

. Appelons la communauté nationale et internationale à s’investir à trouver une solution appropriée a l’esclavagisme sexuel des femmes peuhles et à apporter des solutions idoines pour leur relocalisation dans les zones qui leurs sont favorables pour apaiser le climat social délétère entre les communautés;

Fait à Bangui le 23 février 2015

Ont signé:
- Kolostre Abdoulaye Oumar Zackaria Abdrahaman
- Oumar Garba Mahamat Zakaria
- Nahordji Djazem Joseph Djouma Josephat
- Moukadas Nour Djamane Marcel
- Youssouf Hilaire Modat Fidel
- Roudouan Moussa Djaras Abdallah Djabalat
- Zara Thom Gobi Louis Albert
- Mahamat Said Abdoulaye Abdoulaye Tidjani
- Kodami Barama Idriss Maloum
- Ouangramalet Bernard Abakar Kaltimi
- Hamidou Aboukar Oumar Goni Boukar
- Abdel Aziz Ahmat Moussa Grebaye
- Abdelkader Guimir

Ampliations :
- Se Madame le Chef de l’Etat de la Transition ;
- Monsieur le Président du Conseil national de transition
- Monsieur le Premier ministre Chef du Gouvernement de Transition;
- S E Monsieur l’ambassadeur de France;
- S E Monsieur l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique;
- S E Monsieur l’ambassadeur du Congo;
- S E Monsieur l’ambassadeur du Tchad;
- S E Monsieur l’ambassadeur de la République Démocratique du Congo;
- S E Monsieur l’ambassadeur de la Guinée Equatoriale;
- S E Monsieur l’ambassadeur de la République du Cameroun;
- S E Monsieur l’ambassadeur du Soudan;
- S E Monsieur le Médiateur International de la crise centrafricaine ;
- S.E Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire général Des Nations-Unies;
- S E Monsieur le président en exercice de La Ceeac;
- S.E Monsieur le Représentant de l’Union Africaine;
- S.E Monsieur le Représentant de l’union Européenne;
- S E Monsieur le Représentant du Secrétaire général de la Ceeac;
- S E Monsieur le Représentant du Médiateur International de la crise centrafricaine;
-S E le Représentant Spécial du Médiateur International
- Monsieur l’archevêque de Bangui;
- Monsieur le Président de la Communauté Islamique Centrafricaine ;
- Monsieur l’imam de la Mosquée Centrale ;
- Monsieur le Révérend Pasteur des Eglises évangéliques.

 
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3 COMMENTAIRES

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sans blague

Par kpekembiri

08/04/2015 17:54

franchement!
ces conseillés nationaux doivent immédiatement démissionner ou être virés. Car ils ne sont pas conseillés nationaux mais conseillés de l'"islam". Toute nation se fonde sur son histoire. Si les minorités chrétiennes d'Algérie ou du Maroc se lèvent aujourd'hui dans ces pays pour revendiquer le même traitement, je pense qu'ils vont regretter amèrement d'avoir pointer leur né. Il n'auront pas d'oreille pour écouter ce genre de connerie. La liberté religieuse n'a rien a voir avec des revendications politiques et sociales. De l'histoire encore récente de la RCA, les frères de confessions musulmanes n'ont jamais été discriminés au seul motif de leur religion ni de leur nom. Tout le monde vivais en "paix" et connaissait les mêmes problèmes jusqu'à l'arrivé de la séléka au pouvoir. Des musulmans faisaient des grandes études, occupaient des grands postes administratifs, étaient de grands médécins reconnus. Les KAMOUN, les ABDALA KADRE, les DJOUBAYE, les Nguedet.. sont des grands fils du pays qui occupaient de hautes fonctions avant l'arrivé de la séléka et qui continueront à travailler pour leur pays non parce qu’ils sont musulmans mais citoyens de la république.
Si la séléka n'avait pas revendiqué un pouvoir musulman, si une partie de la communauté musulmane de Centrafrique n'avait pas soutenu le pouvoir de la séléka dans sa folie au seul motif que c'est un pouvoir musulman, si certains médias étrangers ne s'étaient pas versés dans la manipulation des opinions en faisant croire que le conflit en Centrafrique est un conflit entre chrétien et musulman afin de servir des causes obscures... on ne sera pas là aujourd'hui.
Que ces fameux "conseillés" musulmans laissent la religion tranquille car tout ce qui touche DIEU est éternelle. La guerre de Dieu c'est le combat contre le péché, le combat pacifique contre le mal. c'est la promotion de l'amour fraternelle (ce qu'ils n'ont pas fait quand Ndjotodia était au pouvoir avec la séléka à l’exception de Monsieur KOMBINE LAMA seule autorité musulmane qu'il faut louer le courage). La seule chose à revendiquer aujourd'hui c'est le droit de vivre en paix dans son pays d'origine ou d'adoption, qu'on soit chrétien, musulman, animiste, boudhiste, kibanguiste, nationaux ou étrangers.
Ces conseillés ne sont plus dignes de la République. Ils doivent quitter immédiatement leur fonction.

L'ETAT CENTRAFRICAIN EST LAIQUE

Par kpekembiri

08/04/2015 18:36

Les bases culturelles de la nation centrafricaine sont fondées sur les ethnies et non les religions. Les grands centrafricains de confessions musulmanes intelligents, chefs d'entreprise, collecteurs de pierres précieuses, cadre de l'administration ... sont très nombreux et ont traversé tous les régimes sans être inquiétés.Ils n'ont pas eu besoin d'utiliser leur confession pour revendiquer des avantages comme veulent faire certains aujourd'hui. La tare des régimes dans le subconscient du centrafricain est qu'ils sont ethniques. L'aspect religieux, qui est une nouveauté imprimée par la séléka doit être rejeté avec la dernière énergie.
Céder à ces genres de caprices comme ce fut le cas dans les critères définis pour la nomination d'un premier ministre est grave et dangereux.
L'Etat centrafricain est laïque et doit le rester.

Les fausses vérités

Par paul

12/04/2015 16:32

Il faut lutter contre les agissements des malhonnêtes gens qui nuisent à la rca, aux centrafricains et à l'humanité.

BOKO HARAM,SHEBBAB,AQMI,AL QAÏDA......SELEKA....
C'est du pareil au même.

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