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Sortons des convenances dynastiques pour oser une autre République Centrafricaine

Par Alphonse Goueth - 01/04/2015

Par Alphonse Goueth, Ingénieur en Environnement; Conseiller Municipal

 

Au lendemain des indépendances, des castes dynastiques se sont accaparées de la République Centrafricaine. Quand une s’installe au pouvoir à Bangui, progressivement d’autres se lancent à la conquête de ce pouvoir. Certaines parviennent souvent à leurs fins grâce à des arguments et des moyens qui permettent de dégager les caractères principaux de cette dynastie : l’utilisation des armes à feu, l’autosuffisance, la roublardise, l’exclusion du peuple souverain et l’entre soi.

Le pire est qu’elles ne s’offusquent jamais d’utiliser le mot démocratie pour enrober leurs arnaques et forfaitures. Personne dans cette dynastie ne veut réellement se soumettre au vote du peuple souverain. Au mieux, elle s’ingénie à créer des structures «d’unions nationales et autre » pour contourner les élections.

La multiplication de cette stratégie de cooptation et d’intégration des opposants et des élites dans des gouvernements ou autres structures d’union nationale n’est plus crédible, ni acceptable. Elle n’offre aucune perspective de développement du pays. Elle nourrit tout au contraire une tendance très nette à la course effrénée au pouvoir, elle encourage la multiplication des partis politiques sans programmes politiques mais avec une stratégie de la course à la rente politique et, elle catalyse les ambitions personnelles de prendre le pas sur les préoccupations des populations. Cette pratique a finalement transformé la politique en l’entreprise la plus rentable de la République Centrafricaine.

L’abcès de cet égocentrisme politique, de cette injustice sociale et territoriale, et de cette discrimination s’est finalement percé : le sang a beaucoup coulé, le peuple a payé un lourd tribut et l’unité nationale continue de vaciller. Plus d’un demi-siècle après les indépendances, il y a de bonnes raisons de considérer la société centrafricaine et ses territoires très inégalitaires. Cette société ne permet pas à chaque individu « de trouver la place qu’il mérite et de réaliser ce qu’il souhaite dans la vie ». Pire une partie du territoire a été carrément oubliée voire sacrifiée.

Que faire et comment faire ?
En République Centrafricaine, personne n’a jamais respecté les textes fondamentaux qui régissent la République par conséquent, comme les précédents textes, ceux en vigueur aujourd’hui seront aussi transgressés.

Une chose est certaine et indiscutable, les membres du Conseil National de Transition (CNT) et des autres organes de transition sont illégitimes. Toutefois, bien qu’illégitimes, ces autorités de transition ont bénéficié d’une reconnaissance internationale. Cette dernière s’est traduite par une légalité de fait au niveau national. Or, cette légalité extranationale, qui s’impose toujours au citoyen centrafricain lorsqu’il est martyrisé par les siens, est le fond de commerce de ces castes dynastiques.

La logique de la communauté internationale s’accommode toujours aux agissements des castes dynastiques. Après le 10 août 2015, elle imposera à nouveau une feuille de route abracadabrantesque à la dynastie et malheureusement au pauvre peuple. Les différentes institutions de la transition n’y pourront rien car elles se neutralisent à travers leur origine connue de tous. Elles ne peuvent que travailler dans le sens du maintien de leurs avantages. La nature humaine est ainsi faite, personne ne peut donc les reprocher.

Faudrait-il perpétuellement imposer au peuple un choix sans demander son avis ?

Quelle démarche envisagée pour aller vers une société où la légitimité et la légalité iront de pair?

Quelle société proposée à nos concitoyens alors qu’on n’a reçu aucun mandat d’eux?

Comment ne pas comprendre le cri de détresse de nos compatriotes de la Vakaga ?

Comment ne pas déceler à travers certains dérapages regrettables et les mots ou les maux de ces compatriotes le besoin d’une République Centrafricaine justice et égalitaire? Comme tout autre citoyen centrafricain, ils ne demandent que la justice sociale et le développement territorial ; attitude à ne pas confondre à une volonté sécessionniste.

Les Etats qui participent activement à la médiation dans notre pays ne sont pas des exemples de démocratie ou de bonne gouvernance sur le continent africain. Leur bonne foi internationale est battue en brèche par leur politique intérieure. Ils auront beaucoup de difficultés à amener le peuple centrafricain vers le vivre ensemble. Par conséquent, notre génération doit prendre ses responsabilités en proposant d’inscrire la participation des citoyens dans la vie publique et le développement de nos territoires comme vecteurs de la refondation de la République Centrafricaine.

Encore un forum national pourquoi faire?
Régi par des règles plus que par des choix, notre pays est en déficit de démocratie, de vision commune, d’ambition de développement de ses territoires et de volonté de construire dans la durée un avenir commun. Ces dernières années il a risqué son existence. Dans l'urgence, les Chefs d’Etat de la CEEAC ont donc pris des décisions qui ont temporairement maîtrisées la situation. Mais, ils l’ont fait au mépris de la démocratie ou de l’avis de la majorité du peuple centrafricain.

Si forum il y a, après celui-ci, il y aura urgence à corriger le tir. Pour avancer, voire survivre, la RCA ne doit plus se passer de l'adhésion des peuples et d’unegouvernance plus proche de la population. Ma religion est faite sur le forum: Je ne crois pas aux vertus messianiques d’un Forum de Réconciliation Nationale, je ne crois non plus aux grandes messes des élites, des personnes coptées et des autoproclamés qui vont réconcilier tout le monde. En effet, les précédents forums ont démontré les limites de leur pertinence. Ils n’ont permis aucune réconciliation. Tout au contraire, ils ont servi de strapontins à certaines personnes au détriment de la cohésion nationale, de la paix civile et du développement du pays. Le résultat est l’apparition des sélékas, des antibalakas et des velléités sécessionnistes.
Une assemblée de personnes de «bonne volonté» affichée ostensiblement ne peut pas décréter la réconciliation des personnes endeuillées, meurtries, ruinées, affamées, violées et souvent abandonnées. La réconciliation est d’abord un processus local avant d’être national. Elle doit articuler la reconquête de la cohésion sociale et reconstruire le vivre ensemble. Seuls les entités locales, les personnalités locales et les pouvoirs locaux pourront servir de fil conducteur à ce processus.

J’attends par réconciliation un processus qui engage le peuple, le citoyen lambda. Par contre les chefs de guerre, leurs complices et les criminels connus de tous devront s’inscrire, d’abord, dans un autre processus de réconciliation… devant les tribunaux, avant de se joindre à la reconstruction du vivre ensemble.

Le défi des futurs participants au forum est grand, il s’agit ni plus ni moins de redonner une chance au projet centrafricain et cette chance pourrait bien être décisive tant les désillusions sont grandes.

Par patriotisme et fierté nationale, le prochain forum se doit d’élaborer une feuille de route de la fin de transition. Il doit être le point de départ d’une République Centrafricaine qui donne sa place aux territoires, un Centrafrique qui donne aussi toute leur place aux citoyens centrafricains dans la prise de décision et dansl’application de politiques tournées vers l’avenir, l’innovation, la solidarité et la citoyenneté. Le forum doit être aussi une étape cruciale vers l’union politique en rééquilibrant les pouvoirs entre les différentes institutions y compris en reconnaissant les collectivités territoriales comme des acteurs à part entière de la gouvernance centrafricaine et en affirmant un leadership commun.

Dans cette perspective, il doit :
1. Créer une Chambre Haute de transition
2. Adopter des moyens pour engager la Réconciliation Nationale
3. Revisiter le calendrier électoral post conflit.

 


© academic.ru
2.1 Création d’une Chambre Haute de transition
La carence de légitimité du CNT ne souffrant d’aucune contestation, le forum peut rééquilibrer cette anomalie politique en créant une Chambre Haute. Ainsi, le système parlementaire de transition en place, autoproclamé « démocratique», deviendra bicaméral.

Le projet de constitution examiné unilatéralement aujourd’hui par le CNT devra dorénavant être examiné et voté par les deux assemblées en termes identiques, avant sa proposition au référendum.

La Chambre Haute proposée va représenter majoritairement les territoires de la République. La représentation des territoires sera proportionnelle aux circonscriptions administratives. La personnalité centrafricaine qui représente un territoire (aujourd’hui) est le Maire. Il est reconnu par ses administrés. Son pouvoir, malgré la dévalorisation du statut de Maire, ne souffre d’aucune contestation. On retrouve les Maires partout : dans toutes les tribus, toutes les provinces et dans toutes les confessions religieuses.

Chaque préfecture et sous-préfecture de la République sera représentée par le Maire de la commune du siège. Donc dans la Chambre Haute nos territoires seront représentés comme suit :
- Région 1 (env. 603 000 hbts) : Ombella Mpoko – Lobaye 2 préfectures et 11 sous-préfectures soit 2+11(13) Maires pour la Région 1
- Région 2 (env. 699 535 hbts) : Mambéré Kadaï - Nana Mambéré – Sangha Mbaéré 3 préfectures et 14 sous-préfectures soit 3+14(17) Maires pour la Région 2
- Région 3 (env. 799 726 hbts) : Ouham – Ouham Pendé 2 préfectures et 14 sous-préfectures soit 2+14(16) Maires pour la Région 3
- Région 4 (env. 512 946 hbts) : Kémo – Nana Kribizi – Ouaka 3 préfectures et 11 sous-préfectures soit 3+11(14) Maires pour la Région 4
- Région 5 (env. 185 800 hbts) : Bamingui Bangora – Haute Kotto - Vakaga 3 préfectures et 15 sous-préfectures soit 3+15(18) Maires pour la Région 5
- Région 6 (env. 470 761 hbts) : Basse Kotto – Mbomou – Haut Mbomou 3 préfectures et 7 sous-préfectures soit 3+7(10) Maires pour la Région 6
- Région 7 (env. 622 71 hbts) : Ville de Bangui – 8 arrondissements soit 8 Maires pour la Région 7.

Les territoires seront représentés par 96 Maires auxquels il conviendra d’ajouter :
- 2 représentants de l’Ordre des Avocats
- 2 représentants de l’Ordre des Notaires
- 2 représentants de la Chambre de Commerce
- 3 représentants des confessions religieuses
- 2 représentants de la diaspora centrafricaine.

La Chambre Haute proposée sera finalement composée de 107 membres. Cette chambre et le CNT disposeront au maximum d’un mois pour finaliser leurs travaux, avec l’adoption de la constitution qui sera soumise au référendum. La fin de ces travaux sera également la fin du mandat des deux chambres.

En cas de besoin, le CNT et la Chambre Haute réunis en Congrès pourront élire le Président de transition, sous conditions arrêtées par les deux chambres.

2.2 Adoption des moyens pour engager la Réconciliation Nationale
La haine et la discorde qui se sont emparées de la RCA se manifestent d’abord entre voisin, dans un même quartier puis entre quartier, ensuite dans une ville puis entre ville, avant de s’étendre au niveau régional puis au niveau national. Le vecteur de cette désolation est le Politique national et ses échecs cumulés depuis les indépendances.

Pour remédier à la situation, il suffit de donner au politique, au niveau local, les moyens de mettre en œuvre une politique de cohésion sociale et de développement territorial dans le but d’asseoir le vivre ensemble.

La République Centrafricaine doit aujourd’hui maîtriser trois espaces pour engager la réconciliation nationale: l’espace de mobilisation, l’espace fonctionnel, et enfin l’espace de gouvernance. Dans l’espace de mobilisation le citoyen doit se sentir concerner et solidaire. L’espace fonctionnel offre l’environnement dans lequel l’expression démocratique doit s’affirmer et, l’espace de gouvernance couvre une gouvernance multi-niveaux et une gouvernance multi-acteurs.

La future République Centrafricaine, notre Centrafrique post conflit, celle que nous appelons de nos vœux, c’est une République qui donne leur chance aux territoires et qui renforce le lien entre les territoires et avec les institutions nationales. Il n’y a pas de changement possible sans un développement durable des territoires locaux et régionaux en République Centrafricaine. Ce sont les municipalités, les villes, les provinces et les régions qui peuvent porter le changement et la réconciliation nationale dont le peuple centrafricain a tant besoin.

Les collectivités territoriales (Mairies et Régions) sont mieux placées pour traiter également des questions de société et encourager les initiatives favorisant la cohésion des citoyens, le vivre ensemble et le développement territorial. Elles sont aussi mieux placées pour répondre aux besoins de leurs citoyens et générer des solutions adaptées aux conditions locales. La participation des citoyens à la vie publique locale, le dialogue interculturel ou encore le respect de l'égalité et de la diversité, sont autant d'exemples de champ d’activités qui au niveau local pourraient contribuer à l’édification d’un environnement apaisé. Par ailleurs, Les collectivités locales sont souvent investies d’un rôle essentiel dans le processus de révélation et de valorisation d’une ressource spécifique territoriale en lien avec les acteurs économiques locaux.

Afin d’opérationnaliser la Réconciliation Nationale, le forum doit adopter une capacité politique territoriale, c’est à dire un processus de définition d’intérêts, d’organisation et de coordination de l’action collective qui permet à nos collectivités territoriales et aux citoyens de réguler des problèmes collectifs sur leur territoire. La dynamique territoriale proposée et mise au service de la Réconciliation Nationale peut déjà utiliser la Région 7 comme collectivité pionnière. Le forum pourra ainsi décider de la transformation de cette région en Métropole de Bangui.

2.2.1 - Pourquoi la Métropole de Bangui ?
Le mouvement et l’innovation sont nécessaires dans cette période de crise multiforme généralisée et de contraintes financières pour relever les défis en matière de cohésion sociale et territoriale, de l’emploi et de développement territorial. Bangui subit aujourd’hui toutes les forces négatives qui empêchent la dynamique de développement d’un territoire. Or, sur un territoire il faut agir et choisir pour ne pas subir.

Il existe une loi non écrite qui dit que tout territoire qui n’avance pas recule. Car les autres n’attendent pas. Il est indispensable de donner aussi à la Capitale centrafricaine les moyens d’engager et d’affirmer une dynamique économique, de proposer une qualité de vie à ses habitants et de choisir un mode d’émancipation territoriale. Accéder au rang de Capitale africaine tout en répondant à l’attente de proximité des habitants doit être un objectif.La Métropole de Bangui devra assumer toutes les compétences exercées auparavant par la Délégation spéciale de la ville de Bangui auxquelles il faudra ajouter des compétences supplémentaires qui viendront de l’Etat.

La Métropole de Bangui est une forme de coopération intercommunale qui introduit la notion de solidarité financière et de défense d'intérêts communs. Tout en préservant l'indépendance des communes, elle garantit une meilleure gestion et ouvre un horizon de développement plus vaste dans les domaines qui relèvent de sa compétence.

Cette redéfinition de l’organisation administrative et politique de la Capitale répond à plusieurs objectifs :
- Améliorer l’efficacité de l’action publique et la rendre plus lisible.
- Créer une métropole qui catalyse les savoirs et la créativité, une métropole des connaissances et des cultures. Bangui est un carrefour des civilisations, des marqueurs d'identité, un lieu de culture et de mémoire. Ces expressions, loin de paraître idéologiques, préparent l'avenir, s'allient à de formidables capacités de création, d'innovation, de progrès et d'adaptation.
- Activer les ressources territoriales spécifiques pour stimuler l’offre locale : Quel que soit le domaine d’activité concerné, le caractère «construit» d’une ressource spécifique territoriale repose sur la mise en place d’une dynamique «projet» pilotée par une gouvernance territoriale partagée associant les acteurs publics et les acteurs économiques du territoire.
- Asseoir une métropole solidaire qui combat activement les fractures, les exclusions et les discriminations ; une métropole attachée aux mixités, aux libertés et aux échanges. Elle est un espace de qualité, un espace de solidarité entre quartiers, entre catégories socioprofessionnelles, entre personnes d’origines différentes. Elle reflète aussi une ambition de bâtir, en servant d’exemple pour le reste de la Centrafrique, une société plus inclusive, plus cohésive, plus diversifiée.

Finalement, la Métropole de Bangui est proposée pour donner plus d’efficacité, plus de rapidité, et plus de cohérence à l’action publique dans la vie quotidienne des citoyens et sur le territoire de la Capitale.

2.3 Revisiter le calendrier électoral post conflit
Aller à l’état actuel du pays aux élections présidentielles, c’est construire un nouveau nid de la discorde, du tribalisme, du confessionnalisme, du régionalisme et de la division. Peut-être que tout sera mis en œuvre pour une réussite opérationnelle mais politiquement, cette élection n’apportera pas de réponse au marasme ambiant. Finalement, ces élections présidentielles risquent d’être une occasion en or pour les sécessionnistes.

Que le forum ait le courage de mettre fin aux castes dynastiques et de déjouer les ambitions déclarées des sécessionnistes. Qu’il révolutionne la pratique politique, en partageant le pouvoir sur toute l’étendue du territoire à tout le monde. A l’issu du forum, chaque citoyen d’où qu’il vive doit se sentir acteur et participant aux décisions finales.

Aujourd’hui l’élection présidentielle est considérée comme une épreuve imposée au peuple par la communauté internationale et la dynastie régnante. Le nombre pléthorique de candidats déclarés décrédibilise le challenge. Or, il y va de l’intérêt d’une nation à ressouder.
Le forum a donc une énorme responsabilité morale. Il doit s’approprier le chronogramme des évènements et faire valoir la souveraineté nationale. Le forum devra adopter d’organiser d’abord les élections locales avant les élections nationales: il faut oser le défi de la proximité, du dialogue local et engager le développement de nos territoires!

Les élections locales auront l’avantage de desserrer la pression politique sur Bangui. Elles vont décrisper l’atmosphère politique suffocante qui pollue tout le pays. L’occasion de la définition d’un contrat social entre citoyens d’une même commune pourra mettre en difficulté les fauteurs de troubles. Les débats et les intérêts seront locaux. La finalité est la réconciliation locale à travers la définition des projets locaux. On créera démocratiquement une communauté de destin locale. Des élites locales vont émerger. L’exercice va surement permettre à certains candidats aux élections présidentielles de reconsidérer leurs ambitions.

Par effet collatéral, le peuple fera exploser la dynastie qui l’exploite depuis des décennies.

Ces élections locales pourront aussi permettre de faire le ménage dans le fichier national des partis politiques. En effet, tout parti politique qui n’aura pas présenté de candidats dans un nombre donné de régions ne pourra pas présenter de candidat aux élections présidentielles.

Aujourd’hui notre pays est à la croisée des chemins, ce sont nos territoires qui peuvent créer la dynamique qui cassera la spirale du déclin, du rejet de l’autre et de l’appauvrissement. Les besoins sont grands et les ambitions doivent trancher avec les schémas qui ont échoués. C’est avec la force d’action et d’innovation de nos collectivités que pourra s’inventer un nouvel avenir, à condition que les Etats qui nous accompagnent dans cette crise et la communauté internationale prennent en compte cette ambition et qu’ils reconnaissent enfin un rôle et une capacité à nosautorités locales et régionales dans la réconciliation nationale et la reconstruction de la République Centrafricaine.

Engageons-nous vers le développement territorial intégré, faisons participer nos concitoyens à la vie publique, osons le défi d’aller chercher un nouveau souffle dans nos communes.

Personne ne nous ramènera nos compatriotes morts. Le pire est peut-être derrière nous, la sécurité est encore sujette à caution mais le plus dur est certainement devant nous.

L’exécutif actuel n’a pas pris le pouvoir par le biais d’un coup d’Etat. Il n’est certes pas une référence ou un exemple à garder dans les annales cependant, il mérite des circonstances atténuantes. Pour terminer la transition, il doit s’adapter et se mettre à la hauteur du défi.

Mieux vaut une transition maîtrisée pour un lendemain meilleur qu’une transition bâclée qui préparerait la désillusion de demain. Par conséquent, il faut le temps et les moyens : c’est le prix à payer… Hélas !
 
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  • Alphonse Goueth (Molenguè ti 5 kilo): Ingénieur en Environnement Conseiller Municipal - Délégué au SICTOM ; Ancien Président délégué du CoFraCiR, Marlenheim- France
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  • CoFraCiR: Conseil Français de la Citoyenneté de Résidence
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