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La vérité si je mens, élection présidentielle en Centrafrique

Par Joseph Yakete - 01/04/2015

Par Joseph Yakete, Président du Forac

 

Le forum pour le rassemblement Centrafricain (FORAC) considère qu’aujourd’hui l’objectif de l’engagement de la France, des pays de la sous-région, de l’union européenne et de l’ONU qui ne peuvent tergiverser plus longtemps est le suivant : la stabilisation et l’accompagnement du processus de transition jusqu’à la tenue effective de l’élection présidentielle dans des conditions de bonne organisation démocratique afin de donner une réelle légitimité aux nouvelles autorités.

L’analyse politique du déroulement et du bilan intermédiaire de la période de transition ne doit pas tourner autour de questions secondaires. FORAC affirme avec force que pour contribuer à la réussite du processus de transition et aboutir à l’élection d’autorités légitimes et incontestées, trois dimensions sont à respecter:
. L’engagement sécuritaire avec le désarmement effectif et contraint de toutes les milices anti-balaka et séléka afin de reconstruire un embryon d’armée centrafricaine en appui au dispositif Police/Gendarmerie pour permettre d’enraciner la paix civile.

. L’engagement financier indispensable au financement du processus électoral mais aussi au redémarrage de l’administration de l’Etat et à la relance de l’activité économique. Cet engagement est indispensable non seulement pour la stabilité du processus de transition politique mais aussi pour l’après élection.

. La démocratisation et la facilitation du dialogue politique entre tous les partis et partisans sincères de l’apaisement et de la stabilité du pays après l’élection présidentielle.

 


© Droits réservés
La période de transition arrive à terme au mois d’août prochain.
Les perspectives de tenue de l’élection présidentielle sont incertaines et ce doute se nourrit des contradictions politiques au sein même de l’exécutif, sur fond de déclarations…
Le premier ministre confirme la tenue de l’élection courant juin/juillet 2015, information démentie de façon voilée par la Présidente de la transition Madame Catherine Samba-Panza et son Conseiller chargé de la sécurité et des relations avec Sangaris et la Minusca, Monsieur Jean-Jacques Demafouth.
Interpellés lors de la réunion de mise en place du démembrement de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E.) en France le samedi 28 mars 2015 à Paris, Monsieur Julius Ruffin NGOUADE-BABA, Président de la Commission Logistique et Madame Marie-Madeleine N’KOUET, Rapporteur Général, n’ont pu à leur niveau apporter de précisions sur la date (précise) de tenue de l’élection.

Comment expliquer, dans la situation actuelle du pays que des voix discordantes sur un sujet aussi important soient émises au sein même de l’exécutif, nourrissant ainsi le flou et l’incertitude des centrafricains et de nos partenaires soucieux et pressés de voir sortir rapidement la RCA de cette crise?

A la lecture des propos de Monsieur Jean-Jacques Demafouth recueillis par Monsieur Joan Tilouine – Le Monde, 25.03.2015 – le Conseiller à la sécurité dit à propos de la tenue de l’élection je cite: «je souhaite que cette élection se déroule vite, si possible avant décembre 2015».

Dans son entretien avec Pierre Pinto – RFI, le 24 mars 2015 - Madame la Présidente de la transition Catherine Samba-Panza sur la tenue de l’élection présidentielle, ne dit pas exactement ce qu’il faut faire mais dit qu’elle fera tout pour respecter le délai et que c’est un pari pour elle. Et, dit-elle, si ce n’est pas le cas, elle se retournera vers les autres Chefs d’Etats de la sous-région pour trouver une solution autrement dit, une prolongation.

La charte constitutionnelle de la transition prévoit une durée légale de la période de transition de 18 mois qui prend fin en août 2015. Au-delà nous entrons dans l’illégalité constitutionnelle ce qui ouvre la voie à un vide juridique.
Il plane donc un sentiment d’incertitude mêlée d’une espèce de passivité attentiste, de procrastination qui ne fait que repousser l’échéance aux calendes grecques.
Un forum pour la réconciliation nationale doit se tenir mi-avril pour la paix et la justice. Les résultats seront déterminants pour assurer un processus électoral convenable.
Un report de l’élection serait opportun, avec une date précise pour enlever toute ambiguïté et éviter des élections précipitées et bancales.

Le Forum pour le Rassemblement Centrafricain (FORAC) interpelle avec force les autorités de la transition pour qu’elles prennent leur entière responsabilité en vue de la réussite du processus électoral et après. Dans le cas contraire, on peut craindre l’arrivée au pouvoir de nouvelles autorités anticonstitutionnellement élues et réputées pour leurs échecs antérieurs, ce qui n’est pas l’objectif recherché ni par la communauté internationale ni par les centrafricains eux-mêmes en quête de paix et de sécurité.

Joseph YAKETE, Président du FORAC, 30 mars 2015
 
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comuniquet de presse

Par Oa56566671

01/04/2015 21:02

ONG/AIDSPC
Association pour l’Intégration et le Développement social de Peuhls Centrafricains
Tel: (+235) 91850419/66222325 N’Djamena –Tchad
Email: coraidspc24@yahoo.fr/plateformekawtal3@gmail.com

COMMUNIQUE DE PRESSE N°1
La situation sécuritaire en RCA croyant que c’est déjà stoppée, mais jusqu’à là, les choses ne sont pas réglées. Devant cette guerre de communiqué, on ne pouvait qu’affirmer qu’il ne règne qu’un calme précaire au niveau de la Centrafrique et qu’il y’a risque encore que les hostilités reprennent. Face à cette situation préoccupante, on est en droit de nous interroger sur les tenants et les aboutissants du dialogue entrepris par le gouvernement de transition surtout que les populations musulmanes en particulier peuhls ne peuvent pas évacuer normalement à leur travail.

Hormis cette situation de crise, on constate l’absence de l’autorité de l’Etat au niveau de Bangui ce qui justifierait certainement la recrudescence de l’insécurité caractérisée des braquages et des assassinats parfois en plein jour dans certaines zones du pays et même certains quartiers de Bangui sont inaccessible le jour et la nuit.

Une insécurité qui se vit devant la force Onusienne qui ne réagi pas et cette silence profite parfaitement aux bandits de poser leurs forfaits. Ces bandits ne sont jamais inquiétés et jouissent d’une parfaite impunité. Devant le mutisme de l’Etat et de la force Onusienne qui ne joue pas pleinement leur rôle pour apporter la sécurité à la population, on est en droit de croire que c’est ce silence qui crée la culture d’insécurité tant rependue foulant au pied le principe sacro-saint de l’inviolabilité et de la sacralité de la personne humaine.

Le silence du gouvernement centrafricain de la transition et la position des forces du maintien de la paix devant la recrudescence de l’insécurité tant à Bangui centre que dans les provinces laissent à croire que la question sécuritaire n’est pas leurs préoccupations majeures. Ce qui nous amènera à penser que la question de sécurité n’est pas, peut être, important dans un processus de réconciliation et de paix. En effet, la question de sécurité est une question essentielle et doit interpeller tous les acteurs politiques du pays. Tant qu’elle ne sera pas résolue, on ne pourrait s’attendre à une paix durable.

L’Association pour l’Intégration et le Développement Social de Peuhls Centrafricains, (AIDSPC) en collaboration avec la Plate-forme sous régionale Agropastorale Kawtal (PRAK) porte à votre connaissance les faits suivants :
 L’AIDSPC est choqué de la situation précaire des 125 femmes peuhles du village Nguing de la sous préfecture de Gazi, dans la préfecture de Membéré KADÏ retenues par anti balaka, dont 8 ont trouvé la mort suite de faim et des maladies et les 117 restants sont maintenues jusqu’à là par les antis balakas ;
 L’AIDSPC s’alarme aussi de la situation des autres rescapés plus de 15000 personnes bloquées dans les enclaves dans les zones comme : Lobaye, l’Ombella Poko, Nana Membéré, ouam pendé, ouam, yaloké, Boda, Berberati et Carnot. Ces zones doivent rapidement bénéficier d’une attention particulière pour favoriser le secours de ces otages ;
 Les musulmans meurent de privation sous les yeux de troupes internationales en RCA. Il y’a quelques jours dans la zone de Nanagribizi, une dizaine des éleveurs peuhls ont été tués par anti Balaka ;
 Le Jeudi 26 mars 2015- Une dizaine de nomades musulmans ont été tués par des présumés Anti-Balaka Rechercher Anti-Balaka à Kaga-Bandoro, (nord est de la Centrafrique), alors que, plus d’une cinquan taine, sont portés disparus, a appris koaci, ce jeudi matin ;
 Selon des témoignages concordants reçus par koaci, des éleveurs peuhls, ont été attaqués, sur leur « couloir de transhumance », et tués par des hommes armés, soupçonnés appartenir au groupe Anti-Balaka ;
 Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore communiqué sur cette disparition. Le groupe rebelle Anti-Balaka, non plus n’a pas fait de revendication sur ce massacre ;
 Les enclaves notamment : yaloké, Carnot, Berberati, Lobaye, l’ombella m Poko, Nana Membéré, ouam pendé, ouam et Boda, les éleveurs peuhls continus de mourir de maladies et de faim et quand ils quittent l’enclave, ils sont à la main d’anti Balaka.
Vu cette situation, l’AIDSPC, en collaboration avec la Plate forme sous régionale Kawtal appelle les différentes institutions des Nations Unies, la communauté internationale et le gouvernement Centrafricain enfin à jouer leur rôle et sécuriser la population ;
En plus, nous sollicitons avec beaucoup d’urgence, le gouvernement de la transition de chercher à libérer le plus tôt possible, ces 117 Femmes et notamment en venant au secours urgemment aux localités citées ci-haut.

Fait à N’Djamena le, 01 Avril 2015
Pour l’Association pour l’Intégration et le Développement Social des Peuhls Centrafricains (AIDSPC)
Houseini Bi Bouba Waziri, Président de l’Association, Coordinateur Adjoint de la Plate –forme Kawtal
Pour la Plate-forme sous Régionale Agropastorale Kawtal (PRAK)
Ahmat Moussa Hassan, Coordinateur de la Plate –forme Kawtal

situation critique

Par RCA

15/04/2015 13:54

il s'avere qu'aujourd'hui la décision du peuple centre africainest salutaire pour prendre leur destin en main et neu pas laisse arrivé au pouvoir des hommes politiques qui ne sont pas centreafricain mais francais de culture. il y a parmi c'est candida un homme qui préten être centrafricain alors qu il vit en france depuis des annee et travail labas et n a jamais résidai dans aucun coin de notre cher centre afrique une seule annee de suite. cé pas parceque on a achete une maison sur notre pays qu on est residant alors qu il paye sa rente en france. cette france qui nous a pourri la vie et qui vienne prendre nos richesse et font de nous des esclave. Joseph yakete na jamais ete centre africain depuis qu il a deserte son pays pour allier la france et labité pendant plus 30 ans, etudié en france, travailler en france et payer l impo de ces revenus en france et aujourdhui il vient se presenté dans notre patrie qui n a pas recu cette homme depuis des annees. qu'il rend des compte a notre peuple, qu il s acquitte de sa dette pour la maison qu il a construit pour sa famille sans avoir payé le moindre sous a notre etat. on ne veut pas d homme politique francais mais d'un vraie centre africains qui est né et grandi et fais les etudes de nos université et travail dans nos societé pour enrichir notre payé et le rendre prospere.
y en a mare de ces hommes politiques francais qui vienne precher combien la politique et la democratie francaise est magnifique. On dit NON à JOSEH YAKETE POUR LA PRESIDENTIELLE DU CENTRE AFRIQUE UNIE POUR LE PEUPLE.
son article la verité si je mens et plein de mensonge et contien un discours francais, qu il reste faire sa politique dans son pays qui est la france.
Que l'etat lui demande son passeport et ils verront qu il n est jamais rentre en centre afrique au moins depuis un an et encore moins vivre sur notre sol pendant 2 ou 3 ans.
BALIVERNE MR YAKETE.
JE RELAIE CETTE INFORMATION SUR TOUTE LES RADIOS ET JOURNAUX, CELA SERVIRA DE MODEL A TOUS CES HOMMES POLITIQUES QUI VEULENT LA RICHESSE DE NOTRE PAYS ET LE POUVOIR
MERCI A NDEKE LUKA JE VOUS ECOUTE TOUS LES JOURS.
NON AUX CITOYENS FRANCAIS POUR LA PRESIDENTIELLE EN RCA. NON AU POLITICIENS FRANCAIS. NON AUX HOMMES SORTI DES UNIVERSITES FRANCAISE

FIDEL LECTEUR ET AUDITEUR

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