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Toujours 50 000 déplacés centrafricains à Bangui

Par RFI - 10/03/2015

Aujourd'hui, ils sont encore 50 000 rien que dans la capitale, Bangui, dont 20 000 dans le seul camp de déplacés de M’Poko, situé au niveau de l’aéroport.

 

Comment favoriser le retour des déplacés en Centrafrique ? Aujourd'hui, ils sont encore 50 000 rien que dans la capitale, Bangui, dont 20 000 dans le seul camp de déplacés de M’Poko, situé au niveau de l’aéroport. C'est autant qu'en septembre dernier. Le gouvernement aimerait fermer ce site, mais de nombreux obstacles empêchent encore le retour : sentiment d’insécurité, précarité économique, etc. Pour renforcer la cohésion sociale et inciter les déplacés au retour, depuis plusieurs semaines, l’ONG Première urgence aide médicale internationale (PU-AMI) organise des visites pour ces déplacés dans leurs anciens quartiers. Reportage dans le 3e arrondissement de Bangui.

Ils étaient une trentaine ce jour-là, à parcourir à pied leur ancien quartier. Au programme, visite du centre de santé, de l’école, rencontre avec les autorités locales, mais aussi discussions avec d’anciens voisins restés sur place, chrétiens ou musulmans. Leur objectif : faire tomber les barrières entre communautés.

 


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«On est allés vraiment partout, raconte Berthe, qui n'était plus revenue chez elle depuis 13 mois. Avec les musulmans, on s’est croisés, salués, causés, y'avait un papa là qui nous a bien reçus, vraiment. Il faut qu’on pardonne nos cœurs, les musulmans ont dit comme ça.»

Aujourd'hui, Berthe dit avoir retrouvé la confiance et être prête pour franchir le pas du retour. Mais à deux conditions : que les autorités sécurisent davantage son quartier parfois exposé aux pillages et l'aident à reconstruire sa maison incendiée.

«Toutes les maisons sont détruites, ajoute Régis, un autre réfugié du camp M'Poko. Il y a le problème de l'électricité, le problème de l'eau et puis le quartier est devenu maintenant la forêt. Donc s'il y a une aide pour nous aider à enlever la forêt et reconstruire la maison, je pourrai retourner dans mon quartier.»

Plusieurs chantiers de reconstruction sont en cours à Bangui. Mais la tâche est immense. Et chacun sait que le processus risque de durer encore de longs mois.

 
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