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Le parlement "demande de ne pas verser de rançon" aux kidnappeurs du ministre Sayo

Par Sylvestre Krock, AA - 06/02/2015

Le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports a été enlevé le 25 janvier dernier par des hommes armés dans le 8ème arrondissement de Bangui

 

Le président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé, lundi, au gouvernement de ne verser aucune rançon aux kidnappeurs du Ministre en exercice de la Jeunesse et des Sports Armel Sayo, enlevés le 25 janvier dernier par des hommes armés à Bangui.

« Je condamne avec vigueur la prise en otage de Monsieur Armel Sayo, Ministre en exercice de la Jeunesse et des Sports. Son rapt est un acte crapuleux qui ne peut se justifier d’aucune manière. C’est pourquoi, le Conseil National de Transition exige sa libération immédiate. Il demande au Gouvernement de ne verser aucune rançon aux auteurs aux terroristes qui doivent être recherchés et traduits en justice », a déclaré Alexandre Ferdinand Nguendet à l’occasion de l’ouverture de la 2ème session extraordinaire 2015 du CNT, le parlement centrafricain.

Le 31 janvier dernier, les ravisseurs du ministre Armel Sayo ont exigé le versement d’une rançon d’un montant de quatre millions de Francs CFA (8 000 USD).

« L’Etat doit rester ferme et poursuivre la procédure engagée contre Andjilo dont le nom est révélateur de nombreux crimes et autres délits », a ajouté Nguendet.

Sayo a été kidnappé le 25 janvier dernier, alors qu’il sortait d’un culte dominical dans le 8ème arrondissement de Bangui. Dans l’enregistrement audio qu’il a fait parvenir lundi 2 février à sa famille, le ministre-otage qui cite ses ravisseurs, a lié son kidnapping à l’arrestation du chef Anti-balaka(milice chrétienne) Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo par les forces internationales présentes en Centrafrique.

 


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Ngaïbona a été arrêté récemment par la mission de l'ONU sur des soupçons qu'il avait été impliqué dans le massacre de dizaines de musulmans depuis Décembre 2013.

La RCA a sombré dans l'anarchie en 2013 lorsque des rebelles de la milice politico-militaire Séléka ont débarqué par un coup d’Etat le président François Bozizé, un chrétien qui était au pouvoir depuis 2003. Les rebelles ont installés Michel Djotodia, un musulman, en tant que président par intérim mais a fini par démissionner à son tour sous la pression internationale.

Depuis lors, le pays a été en proie à la violence entre miliciens anti-Balaka chrétiens et les combattants musulmans de la Séléka.

En septembre 2014, 12000 Casques bleu de l'ONU (Minusca) ont commencé à se déployer dans le pays en vertu d'un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU.

Séléka et Anti-balaka ont depuis adhéré à un processus de réconciliation qui a mené à la formation d’un gouvernement de large ouverture mais des « éléments incontrôlés » qui ont appartenu, un temps, aux deux formations politico-militaires ont continué à commettre des massacres.
 
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