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RCA: un otage libéré, deux autres toujours détenus

Par Esma Ben Said, AA - 21/01/2015

Une employée expatriée de l’ONU en Centrafrique a été libérée mardi, tandis que deux otages, dont une française, sont toujours retenus par des milices anti-balaka

 

Une employée expatriée de l’ONU en Centrafrique a été libérée, mardi, après avoir été retenue en otage toute la journée par des miliciens chrétiens anti-Balaka, tandis que deux humanitaires dont une française, sont toujours retenus par les miliciens, a confirmé, mercredi à Anadolu, le porte-parole de la force onusienne Minusca, Hamadoun Touré.

Djamal Hesho, membre de la section Communication et Nouvelles technologies de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), avait été enlevée, mardi, aux environs de 7 heures du matin (Heure locale-GMT + 1) dans le marché du quartier Combattant, dans le 8e arrondissement, non loin de l’aéroport de Bangui, selon une autre source de la Minusca qui déclarait que l’otage était d’origine kurde sans toutefois préciser sa nationalité.

Elle a été libérée, en fin de journée, aux termes de tractations de plusieurs heures, confirme Touré.

Une ressortissante française travaillant pour l'ONG Médicale Catholique CODIS et un père centrafricain kidnappées lundi sont, pour leur part, encore entre les mains de leurs ravisseurs, présumés être des proches de Rodrigue Ngaïbona, alias général "Andjilo", arrêté samedi dernier par la Minusca et dont l'élargissement est vraisemblablement exigé en échange de la libération des otages, selon une source proche de la Minusca.

 


© AFP
Des soldats français de l'opération Sangaris en patrouille à Bangui, le 24 avril 2014

Des négociations avec les responsables des Anti-Balaka sont menées depuis lundi, par l'archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalaïnga et le pasteur Nicolas Guerékoyamé, rejoint depuis mardi par l’ambassadeur français en RCA Charles Malinas, mais n’ont toujours pas abouti, jusqu'à mercredi matin, selon des sources proches du dossier.

C’est le premier enlèvement d’une Française depuis le début en 2013 de la crise politique et sécuritaire que traverse le pays.

Les anti-balaka, milices à majorité chrétienne, se sont formées en 2013, pour lutter contre les rebelles Séléka (à majorité musulmane) qui avait pris le pouvoir en RCA en mars de la même année avant d’en être chassée en janvier 2014.

Depuis, les anti-Balaka s'en sont violemment pris à la communauté musulmane, multipliant les exactions à leur encontre et provoquant des dizaines de milliers de réfugiés dans les pays frontaliers, d'après l'ONG Amnesty International.

Le « général Andjilo », est soupçonné pour sa part d'avoir été un des principaux chefs anti-balaka a avoir lancé les massacres de musulmans à la fin de l'année 2013 dans la capitale centrafricaine, selon les casques bleus.
 
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