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L’opérateur Auguste Gbogbo présente l’état des lieux de la culture centrafricaine

Par Sebastien Lamba - 03/02/2011

Opérateur culturel, St Clair Auguste Gbogbo est le Directeur de l’Association Culturelle «Centro Kult International»

 

A Bangui on ne présente plus le promoteur des Rencontres Internationales des Arts d’Intervention (RIAI). St Clair Auguste Gbogbo est juriste de formation, mais il s’est davantage illustré dans le domaine de la culture centrafricaine qui promeut et met en avant. Il a ainsi affirmé que depuis l’indépendance de Centrafrique jusqu’ à nos jours ce secteur, qui devrait promouvoir le développement de la république Centrafricaine, est en régression à cause de l’absence d’une politique culturelle. Selon l’opérateur Gbogbo, si l’on s’accorde avec le baobab de la culture africaine, Léopold Sédar Senghor, la culture est une réaction raciale de l’homme sur son milieu tendant à un équilibre intellectuel et moral. La culture est à cet effet, l’ensemble des valeurs traditionnelles, des modes de vie qui s’expriment à travers les comportements des hommes traduits par les pratiques artistiques ou simplement les disciplines artistiques à savoir, les rites, les danses, la musique, les contes, les légendes etc. C’est pourquoi on dit que la Culture est ce qui reste quand on a tout oublié, a-t-il expliqué.

 


© journaldebangui.com
St Clair Auguste Gbogbo
Etat des lieux de la Culture en Centrafrique
Cette question tombe au moment où l’on vient de célébrer le cinquantenaire de l’indépendance centrafricaine qui aura été une occasion à jamais de faire l’autopsie de la culture centrafricaine pour les cinquante années des indépendances qui ce sont écoulées. Permettez moi de dire que la culture, ne faisant pas partie des priorités du gouvernement centrafricain, ne peut pas évoluer du point de vue de la diffusion et de la promotion. Cependant, cela n’a pas du tout empêché l’évolution de quelques productions artistiques sur le plan international, a-t-il avancé. En somme, l’état des lieux de la culture centrafricaine n’est pas totalement médiocre, mais il faut reconnaître qu’il reste beaucoup à faire non seulement du côté du gouvernement d’une part mais aussi du côté des hommes de culture eux-mêmes. Il est important que nous, hommes de la culture centrafricaine, devons surmonter nos divergences et serrons nos coudes afin d’être des interlocuteurs privilégiés du gouvernement concernant le développement de la culture dans notre pays.

 


© journaldebangui.com
Scenette du groupe dans les RIA
La place de la culture dans le développement de la République Centrafricaine
Elle occupe une place négligeable si l’on considère quelques symptômes entre autre l’absence de cadres appropriés en termes d’infrastructures qui pourraient médiatiser, rendre accessible la culture au public. L’opérateur pense en effet que Malgré cela, les efforts des acteurs culturels contribuent efficacement au développement socio-économique et politique de notre pays dans le contexte actuel de consolidation de la paix et pourquoi pas tout au long du processus électoral en cours. En outre, il faut reconnaître que la culture génère des ressources et de l’emploi ; un moyen pour lutter contre la pauvreté. Voilà pourquoi, il avance que pour en finir que la culture est source de changement, d’innovation sociale. Elle accompagne la lutte contre les mauvaises mœurs de la société, d’où le côté d’interventionniste des Arts et de la culture que je défends avec acuité. La culture est donc facteur de dialogue social, du respect et de la reconnaissance de l’autre, d’information partagée et somme toute faite de la démocratie. En somme, à travers ses multiples disciplines, la culture est un facteur de développement et de consolidation de la paix dans notre pays.

 


© journaldebangui.com
Autre scenette lors de RIA
La non consommation des productions artistiques locales
Les centrafricains ne veulent pas consommer les produits artistiques centrafricains, malgré l’existence des orchestres de la place, le centrafricain préfère mieux consommer le Makossa camerounais, le Zouglou Ivoirien, le Dombolo Congolais, cela pose problème. Il faudra que le centrafricain fasse la promotion de la culture musicale centrafricaine afin que celle-ci puisse se hisser dans le concert de la nation de musique. Ce constat peut se faire aussi sur le plan de la mode, aujourd’hui les jeunes préfèrent s’habiller en ‘’Daz and fess’’, les filles font paraître leurs cuisses. Les français qui sont en Centrafrique font la promotion de la culture française et non celle de la culture centrafricaine. C’est normal, dans un contexte de mondialisation de partage de communauté nous sommes obligés de consommer les autres. Mais nous voulons aussi que les autres puissent consommer nos produits. Pour cela, il faudra que nous produisions aussi dans le domaine de la musique, du théâtre de la sculpture de la mode etc. En perspective, pour relancer la culture centrafricaine y a un minimum de chose à faire. Il termine en affirmant que qu’il faudra que le gouvernement inscrive dans ses priorités la culture. Il faudrait que les artistes prennent conscience du métier, pour la promotion de la culture centrafricaine. C’est ce que nous autres opérateurs culturels essayons de faire en lançant des festivals en faisant des sorties à l’extérieur pour défendre la culture centrafricaine.
 
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