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Polémique autour de l'extradition de Baba Laddé au Tchad

Par RFI - 09/01/2015

Beaucoup à Bangui s'interrogent sur les raisons pour lesquelles l'ancien chef rebelle tchadien Baba Laddé, a été extradé vendredi 2 janvier vers le Tchad

 

Beaucoup à Bangui s'interrogent sur les raisons pour lesquelles l'ancien chef rebelle tchadien Baba Laddé, dont les combattants ont commis de nombreuses exactions sur le territoire centrafricain, a été extradé vendredi 2 janvier vers le Tchad.

Dans l'interview qu'il a accordée à RFI, le procureur près le tribunal de grande instance de Ndjamena a indiqué que Baba Laddé avait à répondre de crimes commis non seulement en Centrafrique, mais aussi au Tchad.

«Abdelkader Baba Laddé doit répondre par rapport aux crimes qu’il a commis au nord de la Centrafrique, dans la localité de Kabo, de Kaga-Bandoro et autres, et également des crimes présumés [commis] au sud du Tchad : des crimes d’association de malfaiteurs, d’assassinats, de vols armés avec violence et menace, d’importation et de détention illégale d’armes de guerre, des viols et également des actions ayant exposé des Tchadiens à subir des représailles. »

 


© RFI
Procédure d'extradition
A Bangui, en tout cas, les avocats centrafricains de Baba Laddé dénoncent une violation des droits de leur client. L'un d'eux, Maître Raymond Ndakala, affirme que cette procédure d'extradition s'est déroulée sans qu'il en soit notifié, et sans qu'il ait donc la possibilité d'engager un recours.

«La procédure n’a pas été respectée, s'insurge-t-il. Notre client, en principe, devait être notifié de cette décision d’extradition [et] nous aussi, ses conseils, nous devions recevoir cette notification nous permettant d’utiliser la voie de recours. Mais ça n’a pas été le cas.» Selon les informations recueillies par l’avocat auprès de la gendarmerie, Baba Laddé a en effet été extradé directement vers le Tchad.

Légalité respectée
«Depuis sa garde à vue et sa détention préventive, nous l’avions assisté et le dossier a été confié à un juge instructeur qui l’a auditionné, poursuit Me Raymond Ndakala. Et nous nous attendions à la continuation de la procédure judiciaire. Curieusement, nous sommes étonnés qu’un acte administratif ait été pris pour que notre client puisse être extradé vers le Tchad. Ses droits ont été violés et les droits de la défense, en l’occurrence, ont été violés, et nous le regrettons.»

Une version que conteste le procureur Alghassim Khamis, pour qui la légalité de la procédure a été respectée. Elle s'est faite sur les bases d’«un accord d’extradition entre les Etats membres de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) du 28 janvier 2004. Lorsqu’un ressortissant des Etats membres est arrêté dans un Etat, [celui] auquel appartient cet individu peut demander son extradition afin qu’il soit jugé dans son Etat d’origine.»
 
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