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Bangui sous tension au lendemain de la mort d’un civil

Par Sylvestre Krock et Constantin Ngoutendji, AA - 17/11/2014

Un jeune médecin d’une trentaine d’années qui fuyait un accrochage entre Anti-Balaka et Seleka a été abattu par la milice chrétienne.

 

La situation est toujours vive, lundi matin, à Bangui, la capitale centrafricaine, notamment dans les camps militaires Beal et BSS, où sont cantonnés près de 850 ex-combattants Seleka, ancienne milice au pouvoir,au lendemain d’un accrochage entre Seleka et anti-Balaka qui a fait un mort, selon des témoignages recueillis par Anadolu.

Les activités sont restées paralysé, lundi, au niveau du Bureau d’Affrètement Routier (BARC) où deux Séléka ont été enlevés, dimanche, par la milice chrétienne anti-Balaka, alors qu’ils tentaient d’y monnayer de l’argent, a indiqué à Anadolu le Lieutenant Dieu Béni Nguétémalé, Comzone, un ex-Séléka du Camp Beal.

« Après ce kidnapping la base s’est soulevée », a-t-il affirmé, justifiant le fait que les Seleka ont ouvert le feu à l’arme légère et l’arme lourde provoquant la panique et un déplacement massif des populations du quartier Benz-vi vers le quartier Miskin, dans la capitale centrafricaine, selon des témoins oculaires.

Un jeune médecin d’une trentaine d’années qui fuyait les violences en moto a été abattu par des Anti-Balaka qui contrôlent le quartier Benz-vi et qui s’illustrent fréquemment par des braquages et des vols de motos, selon une source hospitalière jointe dimanche par Anadolu.

La Mission internationale des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), s’est alors déployée pour contenir les assauts des Séléka en colère.

A la tombée de la nuit, des mouvements des Anti-balaka ont été observés dans les quartiers du 5ème arrondissement vers l’avenue des Martyrs mais aucun mort ni blessé n’a alors été déploré, selon des sources sécuritaires.

 


© RFI
Alors que des anti-Balaka accusent les Séléka d’avoir ouvert les violences, la milice à majorité musulmane assure pour sa part s’être simplement défendu après avoir été victime d’agression.

Dans les camps de cantonnement de la capitale, la tension est monnaie courante, ces dernières semaines que ce soit entre les milices ou au sein même de la Seleka forcée de rester dans la capitale.

La semaine passée, des dizaines d'ex-Seleka, cantonnés au camp BEAL, avaient d'ailleurs manifesté, en réclamant leurs "droits de démobilisation" sous peine de mettre le feu au camp.

Depuis le départ de l’ex- président Michel Djotodia en janvier 2014, 2 000 ex-combattants Séléka ont été cantonnés sur trois sites à Bangui, (Beal, BSS et RDOT), en prévision d’un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). La mise en place de ce programme a été retardée par le chaos politique et sécuritaire dans lequel a sombré le pays.

Les 200 millions de Francs CFA (400 milles Usd) affectés par les présidents de la CEEAC (Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale) pour la prise en charge de ces combattants volontairement cantonnés sont, ainsi, épuisés depuis le 5 juin dernier.
 
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