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Noureddine Adam tente de se replacer dans le jeu de la Seleka

Par rfi.fr - 05/11/2014

Depuis dimanche, il a réuni à Kaga Bandoro tous les cadres restés plus ou moins fidèles

 

Après le Congrès de la Seleka de Ndélé au mois de mai auquel il n'avait pas pris part, après celui de Birao, où il avait imposé un nouvel organigramme qui a volé en éclat depuis, Noureddine Adam tente de revenir dans le jeu. Depuis dimanche, il a réuni à Kaga Bandoro tous les cadres restés plus ou moins fidèles. A la sortie, un nouvel organigramme et une entame de discussions avec le gouvernement et les partenaires internationaux qui, pour beaucoup, rêvent de le voir à la CPI.

Face à deux ministres et aux représentants de la communauté internationale ou des Nations unies venus à Kaga Bandoro pour l'écouter hier, mardi, Noureddine Adam, censé incarner la ligne dure de la Seleka, n'a pas brandi de chiffon rouge. « Il a tenu un discours apaisé et apaisant », commente un participant à la réunion.

Un discours rassurant relayé par les cadres de son tout nouvel organigramme, tel Arda Hakouma, dernier chef en date de l'aile militaire de l'ex-Seleka : « Ma mission c’est d’amener la paix et de maintenir l’ordre. Notre programme, ce n’est pas de conquérir Bangui. Notre programme, nous, c’est la paix », affirme-t-il.

Face à ses interlocuteurs hier, Noureddine Adam a exprimé sa volonté de participer au Forum de réconciliation à Bangui dans quelques mois, et a promis de déposer les armes ensuite.

 


© DR
Une influence réduite
Mais quel poids pèse-t-il encore dans la mouvance Seleka ? Noureddine Adam a eu toutes les peines du monde à rallier à lui le puissant chef de guerre Mahamat al-Khatim. De plus, depuis la fin octobre, il doit faire face à une dissidence à Bambari. L'homme fort de la ville, Ali Darassa, a créé son propre mouvement, l'UPC, pour se démarquer de la ligne Noureddine.

Dans le même temps à Bria, Zakaria Damane, qui lui aussi a pris ses distances, attend de voir venir à lui tous les chefs privés de pouvoir par le dernier organigramme.

Au même moment, Michel Djotodia, exilé au Bénin, s'exprimait dans un journal régional français, expliquant être le seul à pouvoir éviter la partition de la Centrafrique, et à condition qu'on le rappelle au pouvoir. Un discours que Noureddine Adam, de son côté, semble donc avoir adouci.
 
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