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Idriss Deby fait les yeux doux à Catherine Samba-Panza

Par MondAfrique - 31/10/2014

L’expérience centrafricaine a coûté cher au Président tchadien Idriss Deby Itno

 

L’expérience centrafricaine a coûté cher au Président tchadien Idriss Deby Itno. Après s’être pris pour le marionnettiste de l’Afrique centrale pendant près d’une décennie, le retour de bâton avait été douloureux en début d’année avec une opinion nationale et internationale très critique de son rôle de pompier pyromane. Après quelques mois à faire profil bas, l’autocrate renoue des liens avec le pays par l’intermédiaire de la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza.

Cible de multiples critiques sur son implication dans les troubles centrafricains, le président tchadien, Idriss Deby, avait annoncé, le 3 avril dernier, le retrait des troupes tchadiennes du contingent international. Mais on le découvre à nouveau au chevet du régime centrafricain chancelant, mais clairement sans le soutien de ses alliés de toujours, les militaires français.

 


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Correspondance élogieuse
C’est la présidente de transition Catherine Samba-Panza qui a pris les devants. D'après nos informations, elle a adressé une lettre « pleine de flagorneries» au président Deby. Mise à mal dans son pays par des affaires suspectes de gestion de fonds, la présidente a senti que le soutien de la France se faisait de plus en plus fragile. Du coup, l'ancienne maire de Bangui se tourne donc vers son voisin du Nord. Voici une occasion rêvée pour notre ami Deby qui invite Samba-Panza à le rencontrer fin septembre à New York, en marge de la conférence des Nations Unies. Il est question entre eux de soutien diplomatique, mais aussi de formation de troupes centrafricaines par le Tchad. Les deux chefs d’Etat se seraient même mis d’accord pour que des troupes d’élite du Tchad constituent la garde présidentielle de Catherine Samba-Panza. Finalement, il n’en sera rien, tant l’idée a déclenché une levée de boucliers à Bangui.

Sassou-Nguesso concurrent
Si Deby acceptait de ronger son frein jusqu’à cet été, l’activisme de Denis Sassou-Nguesso, président du Congo Brazzavile, l’a certainement agacé au plus haut point. En juillet le forum de Brazzaville, qui visait la signature d’un cessez-le-feu a sonné comme un affront. Rappelons que jusqu’ici c’était plutôt à N’Djamena, la capitale du Tchad, que les personnalités politiques centrafricaines étaient invitées à entendre raison. Le positionnement de Sassou comme sauveur aura suffit pour que Deby décide de se replonger dans la mêlée.

Désavouée de tous, Catherine Samba-Panza mise tout sur l’expérience de faiseur de rois de Deby en Centrafrique. Au regard du sort qui a été réservé aux deux précédents poulains du président tchadien, Bozizé et Djotodia, son choix n’est pas des plus judicieux.
 
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