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Tana: le chef de l'Etat malgache dénonce le retour «non concerté» de l'ex-président

Par Alain Iloniaina-AA - 14/10/2014

Marc Ravalomanana, ancien président de Madagascar (2002-2009) est revenu à Madagascar après cinq ans d’exil en Afrique du Sud

 

Le président malgache actuel Hery Rajaonarimampianina s’est montré, lundi, inflexible dans sa réponse au retour non-concerté» de l’ancien chef de l’Etat, Marc Ravalomanana, selon ses termes. «Cette situation est inacceptable (…) Le président [de la République] prend et prendra ces responsabilités pour le bien de la Nation», a déclaré à la presse Hery Rajaonarimampianina en fin de journée au palais d’Etat. Il réagit au retour médiatisé, lundi, de cinq ans d’exil en Afrique du Sud de Marc Ravalomanana, ancien président de Madagascar (2002-2009).

 


© aa.com.tr
Hery Rajaonarimampianina
Le chef de l’Etat est contre le retour de l’ancien chef de l’Etat dans l’immédiat. «J’ai toujours dit que le retour de Monsieur Marc Ravalomanana devrait être concerté dans le cadre de la réconciliation nationale. Chacun est libre de circuler mais le cas de Monsieur Marc Ravalomanana est particulier et sa sécurité nécessite des mesures adéquates», soutient-il. Le Président de la République a qualifié de « provocations », le geste et la déclaration à la presse de Marc Ravalomanana. Il affirme cependant qu’il « n’y a eu ni arrestation ni emprisonnement » de celui-ci. « « Les forces de l’ordre ont pris leur responsabilité (…) Il [Marc Ravalomanana] n’a pas été arrêté ni emprisonné mais protégé contre les provocations », soutient Hery Rajaonarimampianina.

L’ancien président malgache Marc Ravalomanana arrêté à son retour d’exil
L’ancien chef de l’Etat est rentré lundi et a fait une déclaration à la presse dans la journée après cinq ans d’exil en Afrique du Sud. «Je suis de retour, non pas pour semer le trouble mais pour apporter la paix», a-t-il déclaré à la presse lundi matin. Des éléments des forces de l’ordre ont, toutefois, fait irruption, le jour même, à son domicile pour l’amener dans un endroit tenu secret. Les forces de police avaient auparavant usé de gaz lacrymogène pour disperser une foule de partisans massée devant son domicile, indique-t-on. Il a ensuite improvisé une conférence de presse à son domicile au cours de laquelle il a mis en cause la légitimité du pouvoir qui gouverne actuellement le pays.

Marc Ravalomanana a quitté le pays dans la précipitation après une pression d’un mouvement de rue le 17 mars 2009. Durant la transition, la justice l’avait condamné à plusieurs reprises dont l’une à des travaux forcés à perpétuité dans la mort d’une trentaine de manifestants devant le palais présidentiel le 7 février 2009.

Ravalomanana, condamné à trois reprises par contumace sous Rajoelina, était arrivé discrètement à bord d’un avion affrété par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui a joué le rôle de médiateur dans la crise institutionnelle qui a secoué Madagascar durant de longues années.

 

 
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