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La grande fête de l’Islam: l’Aïd-el-Kebir célébrée ce week-end

Par Lucie Nkouka et autres médias - 03/10/2014

La «fête du sacrifice» cette année coïncide avec le pèlerinage à la Mecque en Arabie Saoudite, alors que l’organe en charge du pèlerinage des Centrafricains n’a pas pu évacuer des musulmans

 

C’est la fête la plus importante du calendrier musulman. L’Aïd-el-Kebir (« grande fête »), également appelée Aïd-el-Adha (« fête du sacrifice ») sera célébrée à partir de demain samedi 4 octobre et pendant trois jours par les musulmans du monde entier. Pour la deuxième année consécutive, elle aurait une saveur particulière pour les musulmans de Centrafrique, poussés à l’exil et obligé pour ceux qui sont restés de vivre en reclus ou cachés. Cette fête commémore l’asservissement d’Ibrahim (Abraham) à Dieu, qui lui ordonna de sacrifier son fils pour lui montrer sa dévotion. Mais in extremis, un mouton fut envoyé par l’archange Gabriel pour se substituer à l’enfant. C’est pourquoi, durant l’Aïd, on sacrifie selon des conditions très strictes une « bête de troupeau » pour la partager avec ses proches. Il s’agit traditionnellement d’un mouton ou d’un bélier, mais parfois aussi d’une vache ou d’une chèvre. La coutume veut qu’un tiers de la viande tirée du mouton aille à la famille, un autre tiers aux amis et voisins et enfin que le dernier soit offert aux plus démunis.

 


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La fête du sacrifice
Un moment de prière
Mais Aïd est surtout un temps de retrouvailles familiales et de prière, particulièrement sacrée ce jour-là. L’Aïd-el-kébir coïncide d’ailleurs avec le pèlerinage à La Mecque (Arabie Saoudite), le cinquième pilier de l’islam et le plus grand rassemblement musulman annuel du monde. Pour cette année, compte tenu de la crise qui a secoué la Centrafrique, l’organe en charge du pèlerinage à la Mecque, malheureusement n’a pas pu évacuer officiellement des musulmans. Le pardon et la réconciliation auraient dû être le signe particulier de ce pèlerinage si les musulmans centrafricains étaient partis, d’après l’imam de Bangui. «Mais d’ici, nous prierons pour que les Centrafricains puissent se pardonner entre eux et que le Seigneur désarme le cœur de chacun pour une réconciliation entre nous», a déclaré Oumar Kobine Layama.

Les musulmans centrafricains absents du pèlerinage à la Mecque
Pour l’Imam Oumar Kobin Layama, la délégation centrafricaine n’est pas inscrite cette année parmi celles qui devraient se déplacer pour la Mecque. «Cette crise qui a touché notre pays est extrêmement profonde, ce qui a ébranlé les organisations islamiques qui n’ont pas pu assumer leurs responsabilités», a regretté l’Imam depuis sa résidence à Ouango. Selon lui, «le pèlerinage dans notre pays a toujours connu l’ingérence des autorités politiques, bien que la République Centrafricaine soit un état laïc. Nous profitons de cette occasion pour rappeler aux autorités de la transition leurs responsabilités dans le cadre du respect de la laïcité». L’homme de Dieu explique que le bureau du pèlerinage qui a été mis en place par le décret du temps de l’ex président Djotodjia n’a pas pu faire son travail. «Si la Communauté Islamique Centrafricaine organisait le pèlerinage, je crois que cette année, malgré cette crise il y aurait la présence de la délégation centrafricaine à la Mecque», a dit l’Imam Kobine.

Y a-t-il seulement des moutons à Bangui ?
Les fêtes musulmanes sont fréquemment perturbées après la crise militaro-politique en RCA. La célébration de ramadan ne s’était pas également faite dans des bonnes conditions, il y a environ 70 jours. Quand, bien même, il aura fallu faire quelques sacrifices pour la célébration de l’Aïd, où serait-on allé chercher des moutons à égorger. Les éleveurs centrafricains ayant perdu pour la plus grande partie, leur troupeau au cours de cette crise qui n’en finit pas. Pierre Vauthier, qui coordonne la réponse d’urgence de la FAO en Centrafrique «il faut rappeler qu’il y a des transhumants centrafricains, il y a des peuls centrafricains, et qui eux aussi ont été victimes de cette guerre, ils ont perdu le bétail, ils se sont fait bloquer dans certains endroits, il y a eu des populations de peuls qui ont été extrêmement victimes de cette guerre. »

Cette situation est un sujet de grande préoccupation dans la mesure où la période de transhumance des troupeaux approche. D’intenses déplacements de bétail sont attendus dans les tous prochains mois. Seulement la transhumance est un peu particulière cette année : d'abord parce que les groupes armés se sont multipliés sur les routes traditionnelles et aussi parce qu'on ne sait pas comment les peuls Mbororo qui conduisent les troupeaux, et qui ont été l’une des populations prises pour cible ces derniers mois, vont se comporter vis à vis des communautés sédentaires. Pour Pierre Vauthier, il faut rapidement permettre un dialogue à l’échelon local entre communautés villageoises et pasteurs pour éviter que de nouvelles violences ne se déclenchent «C’est un phénomène régional, le bétail et les éleveurs arrivent du Tchad, du Soudan du Sud, du Cameroun et parfois même de plus loin. Ils viennent à la saison sèche pour faire pâturer le bétail dans les régions de Centrafrique, (…) Le problème cette année, la présence de milices ou la présence de groupes armés sur les zones traditionnelles, c'est-à-dire, les voies de transhumance, va faire que ces gens-là vont très probablement changer les routes]».

Pour la FAO, il s'agit d'un point crucial car les gens vont passer dans d’autres zones pour lesquelles il n’y a pas eu d’accord, de discussions préalables et ça, ça va peut-être poser problème dans les villages qui vont être traversés. «|i La transhumance s'effectue toujours avec des hommes en armes pour protéger le bétail, donc ça va être des facteurs de tension, d’enflammement de certaines zones. Pour nous c’est absolument important qu’il y ait un dialogue qui se noue entre les populations des villages et ces éleveurs transhumants
», alerte Pierre Vauthier.

 

 
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2 COMMENTAIRES

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QUEL DIEU qui autorise le meurtre à ce dégré? Quel croyant,des bandits qui utilisent la réligion à leur fin criminelle

Par henry

04/10/2014 19:58

POURQUOI l'Arabie et le Qatar qui les abrutissent ne les recupèrent pas? PERMETTENT-ils l ingerence d'autres réligions dans leur société comme ils le font en centrafrique et partout dans le monde?
Les chrétiens avaient fêté quatre fetes réligieuses Noel et Paques dans la détresse ,qui se souciait d'eux,le jour les princes du qatar finiront comme kadafi, vous retrouverez votre bon sens. on en a marre de cette victimisation excessive des criminels, regardez des gens qui se prétendrent simples civils se font justiciers et vont tuer d innoncents centrafricains,à quoi sert la justice dans ce pays? Ils ont tué un prete et des cicils et comme toujopurs ou en province des pretextes mensongers pour se justifier. aujourd'hui avec le complicité de ce gouvernement et de tous ceux qui veulent manger jusqu à se laver les doigts de leur langue sur le dos des pauvres centrafricains,dans la combine de detournement du regard sur les vrais rresponsables du regain d'exactions,la musique ce sont les anti balakas,si ce n'est pas ça on invente une agression à laquelle on répond,voilà ce qui va être la politique des voleurs au pouvoir et tous ceux qui veulent profiter de l'onu. centrafricains soyez vigilants. Que cesse ces manipulations,soyez vigilants dans tous quartioers, regardez ces faux croyants requinqués par samba panza et kamoun vont encore egorgé au quartier sara,sortant les yeux de l'orbitre d'un jeune sans raison après l'avoir tué et des gens comme cela ,vous parler de prier ou de feter une fete réligieuse? Ou qu' on parle de réconciliation? On prend les centrafricains pour des animaux,on vous tue sans raison ,on vous d'oublier et de venir parler. la reconciliation commence par la justice d'abord après les gens vont se parler

le gouvernement la poudriere de km5 et la surprise etait au rendez-vous

Par famoundjou

04/10/2014 21:55

notre pays est devenue un pays hors la loi,car les forces armees centrafricaines sont desarmer et ce sont les seigneurs de guerre qui font la loi.une fete de AID-EL-KEBIR qui devrait se celebrer comme une fete religieuse s,etait transformer en demonstration de forces,les tirs de sommations ont cripiter au KM5,madame MBALLA qui donne une grande place aux fetes des musulmans et certains des ministres du gouvernements tribales et nepotiques etaient a la mosques,mais ils ont ete recuent par des tirs(de joie) de ces fous d,hallah et ont deguerpient les lieux.selon des sources digne de foi,des armes legeres et armes lourdes etaient enttenduent dans ce quartier qui est devenue ZONE DE NON DROIT,et UN ABATTOIR car beaucoup de personnes des autochtones ont ete tuer par ces mercenaires tchadiens et soudanais qui ont envahient ce quartier de la capitale.

les mauvaises nouvelles ont durer depuis decembre 2012,mais sachez chers islamistes et fondamentalistes que toutes choses a un debut et une fin.votre croisade islamique prendra fin et le droit pour tous les citoyens reviendra.la professionalisation des FACA par des forces positives et la venue des forces allies a notre pays changera la donne.vous vous croyez dans les rues de KABOUL,OU DE FALLOUDJA ou ISLAMABAD mais non.vous etes chez les bantous et non dans un pays islamique.continuez encore l,anarchie,mais ne vous plaingnez pas demain... comprendre qui peut,qui seme le vent recolte l,ouragan.

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