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Séléka: l'avenir de la coalition est un véritable casse-tête

Par V.D. Jeuneafrique.com - 30/09/2014

La Séléka est toujours très divisée - peut-être ne l'a-t-elle jamais autant été. Pour ses principaux généraux, on se pose des questions

 

Selon jeunafrique.com : faut-il accélérer la mue de la Séléka en un parti politique ? Michel Djotodia, son président, et Noureddine Adam, son vice-président (hier à la tête de la très redoutée police politique de la Séléka), sont-ils des freins à son existence ? Ont-ils les moyens de reprendre Bangui ? Bref, pour y répondre il faudrait revenir à l’étape des discussions de Bambari, du 6 au 11 septembre dernier. Les pourparlers sous fond d’Assemblée générale avaient permis de dégager deux lignes qui s'opposent, sur fond de divisions ethniques.

 


© jeuneafrique.com
Pour y voir clair dans le micmac des groupes rebelles de Centrafrique
On retrouve d'abord le général Joseph Zoundeko, nommé chef d'état-major en mai, à Ndélé. Il a depuis pris ses quartiers à Bambari. Originaire de Tringoulou, dans l'extrême Nord-Est, il appartient depuis 2006 à l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Djotodia. Membre de l'ethnie goula, comme l'éphémère maître de Bangui, Zoundeko est aujourd'hui son principal relais sur le terrain.

La frange qu'ils représentent est toujours alliée aux combattants rungas sur lesquels Noureddine Adam, bien que bloqué dans la province de la Vakaga, dans le nord de la Centrafrique, depuis le début de la saison des pluies, garde une forte emprise. Djotodia et Adam ont pour le moment réussi à préserver l'alliance entre Rungas et Goulas grâce aux soutiens extérieurs dont ils disposent - tous deux ont toujours, selon plusieurs sources, leurs entrées dans les pays du Golfe et continuent à bénéficier de leurs largesses. Mais rien ne dit que cela durera.

De l'autre côté de l'échiquier, le général Ali Darassa se pose en alternative. Chargé de la zone de Bambari depuis le coup d'État de mars 2013, il incarne la branche peule de la Séléka - il fut l'adjoint du Tchadien Baba Laddé avant que celui-ci renonce aux armes pour rejoindre le camp d'Idriss Déby Itno. Darassa est aujourd'hui l'un des hommes forts du mouvement et peut compter sur le soutien du général Mahamat Alkhatim. Petit, la barbe bien fournie, Alkhatim était l'un de ces Tchadiens qui avaient aidé François Bozizé à prendre le pouvoir en 2003. «La communauté internationale ne veut ni de Djotodia ni d'Adam, insiste un proche d'Alkhatim. Le premier est persona non grata en Centrafrique. Le second est sous sanctions de l'ONU. Sans nous, ils ne sont rien. Nous considérons même qu'ils sont un poids plus qu'autre chose.»

Jusqu'au-boutiste
Impossible de savoir ce qu'il pèse (le conclave de Bambari n'a pas consacré la victoire d'un camp sur l'autre), mais une chose est sûre: le trio Zoundeko-Adam-Djotodia est aujourd'hui considéré comme l'aile dure de la Séléka, la plus jusqu'au-boutiste. "Les accords que nous avons signés à N'Djamena en janvier et à Brazzaville en juillet n'ont pas été respectés. Donc les choses sont simples, confirme Bachar Fadoul, un très proche de Noureddine Adam. Soit on nous laisse reprendre le pouvoir, soit nous divisons le pays. Nous contrôlons déjà trois préfectures [celles de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran]. Il ne nous reste plus qu'à les verrouiller. Tout est prêt, même le drapeau et le gouvernement."

Reste que, si le désir de partition est présent, notamment chez les militaires, une partie de la Séléka ne partage pas l'optimisme de l'aile dure et estime que lancer une nouvelle offensive sur Bangui s'apparenterait à une opération suicide. Alkhatim le premier sait que ses troupes n'ont aucune chance de prendre Bangui si Sangaris s'interpose. À Batangafo, début août, ses hommes, pourtant décrits comme bien entraînés, bien équipés et opérant comme une véritable armée, ont subi de plein fouet la puissance de feu des Rafale français. Et puis Darassa et Alkhatim sont des seigneurs de guerre. La politique ne les intéresse pas. Ce qu'ils veulent, eux, c'est pouvoir nourrir leurs troupes.

La lutte d'influence actuelle est également - et surtout, diront certains - une lutte pour le contrôle des richesses. Pendant la petite année passée à la tête du pays, la Séléka a pris le contrôle des trafics les plus lucratifs, et cette prédation a exacerbé les rivalités au sein du mouvement. C'est d'ailleurs pour cette raison que les hommes de Zoundeko et de Darassa se sont violemment affrontés le 26 août à Bambari. "Le problème de la Séléka est alimentaire, conclut un diplomate français. Si certains veulent la partition, c'est uniquement pour sécuriser le contrôle des richesses dans le Nord."

 

 
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3 COMMENTAIRES

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Nourredine adam cherche la partition de le centrafrique ?

Par Daniel Magbe

18/06/2015 13:06

Peut-on encore faire confiance à ceux qui ont apporté la guerre en Centrafrique ? Des gens comme Nourredine adam et se amis les ex-seleka comme lui, ont voulus la partition de la RCA en 2014… Qui est derrière lui en 2015? Qui lui apporte une aide financière ? Boko Haram ? Je suis inquiets comme beaucoup de jeunes de Bangui car à cause de N Adam et sa clique; la paix est menacéé. N’oublions pas notre devise : Unité, Dignité, Travail !

Nourredine menace la Paix en RCA

Par Souley

20/06/2015 20:53

Tu a raison. Nouredine adam ne veux rien de plus aujourd'hui que la partition et division de la centrafrique. Il cherche aujourdui encore toujours de l'argent pour payer ses guerriers ex seleka. Ceux qui combateron pour ce terroriste auron tout a perdre. suivre nouredine adam s'est prendre la route de l'exil, de le fuite comme tous ceux du fprc qui sont contre la paix pour toujours destabiliser la RCA

NOuredine Adam n'a plus de soutien financier

Par Blanche Kere

26/06/2015 12:04

Je pense qu'aujourd'hui Nouredine Adam n'a pas les moyens de ses ambitions déstabilisatrices et partitionistes. IL cherche toujours a obtenir des soutiens financier en 2015 mais il fait l'objet d'un mandat d'arret international plus personne ne souhaite voir revenir ces bandits à la tete de l'etat centrafricain il faut passer a autre chose et reconstruire nptre pays dans la paix!

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