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Centrafrique: la justice impuissante face aux criminels

Par AFP - 29/09/2014

Les bâtiments sont en ruines, les moyens humains et matériels dérisoires après des décennies de gabegie et de troubles sécuritaires

 

La justice centrafricaine est aujourd'hui dans l'impossibilité de poursuivre les auteurs de l'"interminable" liste d'atrocités perpétrées par les groupes armés, comme qualifiés par la CPI. Consciente de cet état de fait et à la demande des autorités de transition de Bangui, la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé avoir ouvert une enquête sur les crimes (meurtres, viols, déplacements forcés, persécutions, pillages, utilisation d'enfants soldats) commises par des miliciens depuis plus d'un an et demi dans un Etat en faillite livré à des violences intercommunautaires.

 


© Radio Ndéké Luka
Le procureur générale de la République de Bangui
En terme humains, la justice centrafricaine c'est environ 200 magistrats assistés de 350 personnels auxiliaires (greffiers,...), indique-t-on au ministère. Mais, "de nombreux postes sont non pourvus et on note un certain nombre d'abandons de postes. L'impression générale est une situation de justice sinistrée (...) incapable de jouer véritablement son rôle", commente-t-on de même source. Côté moyens, la justice dispose en principe d'un budget de 1,5 milliard de francs CFA (25 millions d'euros), largement insuffisant pour entretenir tribunaux et centres de détention.

Prisons écroulées
Au total, la Centrafrique devrait compter une cinquantaine d'établissements pénitentiaires. Mais certains se sont écroulés en province. Il en resterait une trentaine aujourd'hui, parfois des maisons d'habitation, transformées en maisons d'arrêt provisoire. Conséquence: les évasions, estimées à plus de 700 par an, se multiplient. "La plupart des éléments des ex-Séléka ou anti-balaka n'ont leur place qu'en prison, puisqu'il s'agit de détenus jugés et qui se retrouvent en liberté à la faveur de la crise", déplore sous couvert d'anonymat un officier de l'armée, ancien régisseur de la maison d'arrêt de Bangui.

Dans les rangs des groupes armés, on trouve en effet nombre de criminels déjà condamnés et qui ont profité du chaos provoqué par le renversement du régime de François Bozizé en mars 2013 par la rébellion à dominante musulmane Séléka. "Nous mettons tout en oeuvre dans notre vie quotidienne pour ne pas tomber sur eux en restant toujours vigilant. Surtout que nous ne sommes pas protégés, ni armés et qu'il est difficile de savoir présentement qui est armé et qui ne l'est pas", commente avec une ironie amère un magistrat.

 


© UNMINUSCA
Patrouille de police dans les ruelles de Bangui-Rca
En novembre 2013, le directeur général des services judiciaires, le magistrat Modeste Martineau Bria, a été abattu en pleine rue par des individus présentés comme des ex-Séléka qui voulaient voler sa voiture. Selon certaines sources, il s'agissait d'anciens détenus ayant rejoint la rébellion.

Police aux abonnés absents
Braquages, agressions, disparitions: les habitants de la capitale Bangui subissent une criminalité qui continue d'empoisonner leur vie. Et la police centrafricaine reste souvent aux abonnés absents, pour les mêmes raisons que la justice. Si, côté justice, le gouvernement s'en remet à la CPI pour un mettre fin à l'impunité généralisée maintes fois dénoncée par la communauté internationale, côté police, il mise sur l'ONU.

Une nouvelle force onusienne, la Minusca, est en cours de déploiement depuis le 15 septembre. Dans ses rangs, elle compte un millier de policier, sur un effectif total prévu de 1.800. "Quand quelqu'un ne veut pas comprendre comment on vit dans un Etat de droit, on doit lui apprendre à respecter la loi (...) Il faut que tout le monde respecte la loi", a rappelé cette semaine devant la presse le commissaire de police de la Minusca, Luis Carrilho. "Si quelqu'un commet des actes contraires aux lois de la RCA, on ira travailler et aider les forces de défense et de sécurité à faire appliquer la justice. Parce que la police travaille d'une part pour le côté sécuritaire et d'autre part pour la justice", a-t-il ajouté. "Quelqu'un qui se fait attraper en flagrant délit doit être automatiquement arrêté. Et la chaîne pénale fait son travail avec le procureur qui est le premier niveau. Le reste va suivre", a-t-il estimé. Les policiers de l'ONU ont commencé à patrouiller dans Bangui avec des détachements centrafricains, parallèlement aux opérations de sécurisation des forces militaires internationales (Sangaris, Eufor, Minusca).
 
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3 COMMENTAIRES

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travaille un peu tes meninges et tu sauras quoi proposer

Par mag

30/09/2014 18:10

Quand on est procureur procureur incompetent on ne peut etre qu à court didée et raconter ce qui vous arrange pour trainer à ce poste comme votre transition

remuez vous un peu,depuis djotodia vous brassez du vent

Par gaspard

30/09/2014 18:17

Tiens du boulot: 1-une enquête sur la revelation de jeune afriaque
2- pourquoi cette curieuse recrudescence de criminalités
Elements de reponse:
Il y a eu détournement pour enrichissement personnel,dejà la façon où des millions se distribuaient on se demandait s’il y a une planche à billet en centrafrique,pour le reste faites nous rire
Ah ! faites nous rire,on vous mouline chers compatriotes,il faut d’abord commencer à refuser qu’on nous prenne pour des stupides. Séléka a ouvert nos yeux et nous ne voulons plus retourner dans l’obscurité sauf ces hommes politiques qui n’ont jamais rien appris que cette politique mangeoire,courbette,parrainage voisin devenu leur école du pouvoir et d’accession au pouvoir.
Je commence plus tard en année,mais la manipulation a commencé depuis les raisons données à la chute de Bokassa et on se sert toujours des mêmes cercles et les mêmes catégories de gens pour parvenir à ces fins de pouvoir. Hier patassé n’était pas celui que la France voulait,France que l’abus de langage fait dire aux marionnettes la déguisant sous la communauté internationale,la communauté internationale pour centrafrique c’est la France,les autres s’alignent sur ce que le pays colonisateur encore vu comme cela par ses pairs,voila. Patassé n’était pas leur choix,on a mis les mêmes pour une propagande agressive et tentative de destabilisation,patassé ne s’étant pas fait aidé par les kabas,il a vite perdu l’appui populaire qu’il avait au départ et tombé comme un fruit pourri dans leur poubelle. Le Bozicon est arrivé ,il était con extérieurement en se faisant miner l’armée par déby d’où tout lui venait,mais politiquement interieurement il a su couper l herbe sous les pieds de ceux que nous appelons politiciensmanger dont certains on se demande s’ils ont vraiment leur place en politique. Le bozicon a mobilisé autour de son knk et les partis artifice ne devenant que l’ombre d’eux-mêmes,car ils ne sont pas de parti populaire et ne partageait rien avec un public,certains cultivaient leur haine à cause de perte de pouvoir, alors ,la communauté internationale : la France pour la dent question chine les a mis à la chanson election truquée,le chef d’orchestre CHOISI ziguélé et à qui on promet le trophée,puis profitant du désamour déby ,la communauté internationale ainsi defini :France a récupéré dans une campagne mediatique qui précède toujours la chute de nos pouvoirs :on commence à contester les élections alors que les constateurs savent bien ce qu’a été leur campagne ou ce qu ils representent en réalité,des histoires s’allongent sur bozizé,on travaille l’opinion et le désamour avec le president assassin du tchad parachève le plan français avec des histoires toutes crées de population du nord en souffrance,l’ambassadeur de France pourtant allait tout le temps vers baiki,que peut on dire de nos pygmées, les gens du nord en souffrance parlent français ou russe ou anglais,mais combien de pygmées ont eu cette opportunité que les plaignants ont largement eue?
De campagne bien médiatisée par le France à travers tous ces médias comme au temps de bokassa,de patassé et de bozizé,voila bozicon par terre, la France nous offre sa perle rare,pourtant il n’en manque pas en centrafrique :jaillit catherine samba panza,mame randatou la fée qui par un coup de baguette magique fera de centrafrique un pays retrouvant sa dignité. Mais comme le disait un intervenant :dans un pays de bonne gouvernance,on verifie à la loupe le passé des candidats et leur vie privée. Aujourd’hui,une partie de puzzle que la France a l’habitude de toujours garder et sortir pour ses pressions sur ses agents en perdition,jeune afrique nous le sort,mais jeune afrique c’est quoi ? tu paies je parle bien de toi,tu paies je parle mal de l’autre,ou je parle mal de toi ,tu paies je change,nous sommes habitués. Mais ce qu’on reproche à cette communauté internationale c’est que elle n est pas sans ignorer qui est et ce que fait mme samba panza avant d’assurer la transition. Ils ont des fichiers sur tout le monde à leur ambassade et elle ne peut ignorer combien cette femme a profité du statut de son mari aux ministères pour s’installer,et à la coopération les ciments don du japon que certains en ont déjà parlé,a permis la construction de sa villa et n’atterrissant pas à l’objectif japonais :les pauvres qui subissent des écroulements des maisons chaque saison des pluies. C’est pour dire qu’on se fout de notre gueule,en mettant samba panza là où il y a l’argent sans contrôle ,elle volera,alors que veulent ils nous apprendre avec cet argent angolais disparu? S’il n’ y avait Meckassoua en lutin derrière tout cela pour son poste de premier ministre,la France aurait fermé les yeux comme à tant d’autres qui nous ont vole pendant une decennie,ni jeune afrique ,ni aucun chef d’Eta africain n’en fera un problème del’argent volatilisé sous la jupe de mame randatou la fée. Puisque c’est ce que font tous ces dictateurs de la francophonie. Déby,comme Sassou se servent de ce que les compagnies pétrolières veulentbien laisser comme petite part (mais enorme en billets)du pétrole nationale et aucune population de petite couche ne voit la couleur de l’argent.Au congo ça servira à payer des conseils bidon d’un parasite comme Meckassoua. J’ai lu que mme radatou la fée a été abordée à l’onu sur la question meckassoua,quelqu’un l’a dit Ban ki moon ,c’est la France ,si ban ki moon dit ou fait quelque chose pour centrafrique c’est sur ordre de la France. Ce que je ne comprends pas c est l’attitude aggressive de meckassoua d’etre à tout prix premier ministre et surtout de marcher sur un peuple et vouloir s’imposer de l’extérieur comme un analphabète qui ne sait rien à la démocratieor les centrafricains veulent sortir de ces vielles manières. Vous me diriez que faisant copain copain avec sassou, on peut deviner le personnage et son appréciation de la démocratie. Jusqu’à copier la méthode marie reine hassen,une de ses fréquentations ,que sa maison a été bombardée par ses amis du km5,c’est ainsi que jeune dame hassen de moins 10 affichés avait fait pour se propulser en politique brouillon. Méckassoua se crée une importance politique ,alors que franchement ce sont des gens comme d’autre Démafouth qui ne peuvent convaincre un electorat et comme ils ne veulent affronter un electorat sont tout le temps dans des détours malsains et criminels pour accéder à un poste. Sur ce même sujet j’ai lu un des frères qui se décrète journaliste polémiste disant que quelqu’un lui aurait proposé de l’argent pour dépeindre Meckassoua,si quelqu’un propose l’argent c’est que le système existe, même s’il dit n’avoir jamais rencontré Meckassoua le telephone existe,j’ai des doutes,pour des jeunes qui ont appris à manger et faire leur nom par des pouvoirs,je ne peux que deviner que ce qui a été offert pour nous souler avec les éloges de meckassoua doit dépasser la proposition rejetée. Certains ont tellement valsé dans leurs articles sur des personnalités parfois douteuses que ça ne nous prend plus,bouffez votre argent,mais ne nous prenez pas pour des dindons. La vraie question que tout centrafricain ou journaliste devaient se poser est pourquoi c’est l’extérieur qui doit décider de qui va etre à notre tete ou pour notre pays même s il paie,ça ne vous donne pas à réfléchir ? Si les gens paient,ce sont en general des prêts et ils récupèrent vachement déjà avec ce qu’ils vous pillent et vous êtes toujours à voir idiotement dans ces gestes qu’une aide de génerosité. Quand ça ne va pas chez vous ou quand le tchad ou le cameroun souffre de la crise centrafricaine ,ce n’est pas tant tout ce peuple directement car chaque jour ils vivent sans l’aide de cet ETAT ,mais c’est un grand manque à gagner pour le trésor français qui fluctufie notre argent thesaurisé sur son compte. Mr audit pensait il bien faire pour qualifier Meckassoua, il ne suffit pas seulement de lancer des audits,il faut avoir le courage de mener une bataille pour que l’audit aboutisse en justice et avoir gain de cause sinon démission,mais comme un écrit qui m a fait beaucoup rire par sa justesse en disant de mme ngakola comme ces dames qui sautent de branche EN BRANCHE et atterrissent toujours dans un nid d’un gogo,Meckassoua sautait de Ministère en ministère avec de différents audits mais qu’avait il exigé contre son maintien au poste ? Le mr audit voulait par ses audits faire les pages de journaux sachant les centrafricains haineux et jaloux quand il s’agit d’argent vont en faire une publicité et commerages,pendant ce temps Meckassoua continuait à faire son argent public car ce n’est pas en France qu’elle pouvait faire fortune,et les postes ministeriels lui ont servi de racoler des personnalités africaines dont quelques ignars qui l’encensent aujourd hui chez eux et faire de lui leur agent à imposer en centrafrique. Si payer Meckassoua devient une charge lourde pour le congo,ce n’est pas en centrafrique qu’il pense l’envoyer pour se servir.

Les centrafricains ont à se battre seuls, et même de ces sites qui esquivent leurs commentaires par manipulation. Leur silence donne le ton du désintérêt mais n’en pensent pas moins du mal de cette transition et des contre verités propagées

Il fait sourire,cet idiot

Par martin

30/09/2014 18:52

Société générale est entrain de licencier et beaucoup d'agents sont sur la selette,mme samba panza recupère sont fils pour une ruine d'ETAT à BANGUI alors que elle et ses entourage ont des bras lus long que leurs pantalons. Après la fille dont le nom est cité dans les transactions qui relèvent du ministère des finances et qui s'est traité que dans le salon de la cheftaine de transition,en tant que procureur vous devriez faire ouvrir une enquête aussi par la justice administrative. vous courrez après les gros titres et venir nous sortir que on ne peut rien. si un seleka dit que sangaris manipule séléka alorss pourquoi ne pas enqueter pour voir si sangaris ne favorise pas ce subit banditismes,c'est à refléchir,quelqu'un a vu juste là dessus car c'est quand meme curieux qque les centrafricains qui ne demandent qu'à retrouver leur quiétude,tombent dans autre chose bizarrement. faut pas voir les choses avec les yeux naifs,procureurs,il faut essayer de percer derrière sinon ,retourner à l'école

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