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Centrafrique: des passagers d'un véhicule pris en otage à Bouar

Par Sylvestre Krock/AA - 17/09/2014

Les assaillants se réclameraient du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskin, du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et ancien allié de la Seleka

 

Dix passagers ont été enlevés à Bouar dans l’ouest de la RCA, après le renversement du véhicule qui les transportait dans une embuscade, a rapporté à Anadolu, Gervais Towa, étudiant au collège technique de la ville de Bouar au nord-ouest de la Centrafrique. Le véhicule appartenant à un certain Charly Ouagoto a d’abord essuyé un tir de roquettes avant de s’installer au fond de l’embuscade. Du coup, des assaillants se réclamant du chef rebelle centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et ancien allié de la Seleka ont enlevé dix passagers, dont deux femmes, selon la même source. «Des hommes armés ont tiré des roquettes en direction du véhicule puis ont pris en otage les dix personnes qui étaient à son bord. Ils ont autorisé le propriétaire du véhicule, Charly Ouagoto, de téléphoner à sa famille. C’est ainsi que la nouvelle est parvenue à la ville de Bouar».

 


© UNMINUSCA
Dans la même optique, il a ajouté: «les assaillants ont dit vouloir faire pression sur les autorités de la transition pour que des démarches soient menées en vue de libérer leur leader Abdoulaye Miskine, écroué à Yaoundé depuis bientôt deux ans. Ils ont, en outre, menacé d’exécuter les 10 otages si rien ne sera fait pour la libération de leur chef» a-t-il alerté.

D’abord traqué par la Seleka en Centrafrique, Abdoulaye Miskine qui serait passé du côté de la frontière camerounaise, était également recherché par la police du Cameroun. Il est accusé de «se servir de l’Est camerounais comme base arrière, portant ainsi atteinte à la sécurité de la région», d’après une source militaire camerounaise qui a requis l’anonymat.

Abdoulaye Miskine qui avait conduit en avril 2013 des affrontements entre sa bande et des membres de l'ancienne séléka, représentait et continue de représenter, d’après des sources gouvernementales centrafricaines, "un danger pour les régimes de Bangui et de Yaoundé", mais aussi pour "toute la sous-région". Aucune réaction par rapport à la revendication des assaillants n’a été enregistrée auprès du gouvernement centrafricain jusqu’à mardi, en milieu d’après-midi.

 

 
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