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Bangui: le président du MDREC appelle à la mobilisation générale autour de l’ANE

Par Sylvestre Sokambi-RJDH - 04/09/2014

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) a besoin des moyens et c’est au gouvernement de commencer à mettre ces moyens-là à la disposition de cette institution afin de stimuler les bailleurs

 

Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Evolution de Centrafrique s’est dit touché par les difficultés que rencontre l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Il a appelé à la tenue d’une large concertation pour discuter des problèmes de cette institution. Ces déclarations ont été faites au sortir d’une audience que le président de l’ANE lui a accordée ce mercredi. «Nous avons fait le tour des problèmes que rencontre l’ANE afin d’avoir une idée claire sur ce qui se fait par rapport aux élections qui constituent la première attente actuelle du peuple centrafricain», c’est en ces termes que Joseph Bendouga a résumé la rencontre qu’il a eue avec le président de l’ANE.

 


© rjdh-rca
Le président du MDREC, Joseph Bendouga
Le président du MDREC s’est dit touché par les difficultés que connait cette institution. «C’est l’ANE et elle seule qui est censée organiser les élections afin de doter la République Centrafricaine d’un régime légitime. Mais nous constatons que cet organe n’a pas eu les moyens de ses actions. Le gouvernement a une fois de plus failli sur ce point».

Pour le MDREC, il faut une mobilisation générale pour sortir cette institution des difficultés actuelles afin de lui donner la possibilité d’organiser des élections transparentes. «Il est temps que tout le monde se mobilise. Que les entités impliquées dans le processus politique en Centrafrique, les partenaires, le gouvernement, la société civile et les partis politiques puissent se retrouver afin de trouver des solutions. L’ANE a besoin des moyens et c’est au gouvernement de commencer à mettre ces moyens-là à la disposition de cette institution afin de stimuler les bailleurs» a souligné le président MDREC.

Selon Joseph Bendouga, il faut faire vite pour que la transition ne puisse s’éterniser. «Il est clair que les difficultés que rencontre l’ANE aujourd’hui vont avoir des répercussions sur la date des élections. Mais, il faut éviter que la transition puisse durer longtemps» a-t-il expliqué. Le lundi dernier, sur les ondes de nos confrères de la Radio France internationale, le président de l’Autorité Nationale des Elections avait déclaré qu’il serait difficile de tenir les élections en février 2015 comme l’avait prévu le calendrier initial inscrit dans la charte constitutionnelle de transition. Le budget d’organisation des élections est de 36 milliards de Fcfa. Seule l’Union Européenne a annoncé sa contribution d’un montant de 13 milliards de Fcfa.

 

 
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2 COMMENTAIRES

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Très touchant

Par Dambéti

08/09/2014 19:53

Ce n'est un secret de polichinelle pour personne, il faut être naïf, pour croire que les autorités de transition ferons tout pour que nous allions rapidement aux élections. Nos politiques sont des incapables, lorsqu'il faut tendre malhonnêtement la main du mendiant, ils ont tous le sourire aux lèvres.Comment un pays, dite démocratique dans le sens noble du terme, puisse ne pas être capable de régler ses propres problème. A en croire nous disposons d'un sous sol riche, pourquoi nos politiques ne peuvent pas organisés les élections avec nos propres deniers.Certains vont jusqu'à évoquer la situation non sécuritaire du pays qui empêchera les Centrafricains de se rendre aux urnes. De mémoire beaucoup de pays, comme la Sierra Leone, l’Afghanistan etc. on réussit avec brio l'organisation des élections. S'agit-il d'une mauvaise volonté, ou c'est véritablement un problème de blé.

BENDOUNGA/ANE et Moyens à Trouver pour les Elections

Par jacques ayandho

09/09/2014 14:35

Après tout ce que nous avons vécu,il serait temps que nous ne prenions plus les choses par-dessus la jambe. Qu'avons-nous fait ensemble et depuis le chaos pour penser et créer ensemble les voies et solutions à la crise centrafricaine? La Transition est aujourd'hui en responsabilité de la gestion des affaires courantes,en charge par ailleurs de l'observation de la feuille de route qui lui a été assignée. Mais la Transition n'est en rien responsable de tout. Nous devons être vrais,constructifs et mâtures, mesurer et peser toutes les questions de l'heure avec davantage de sérieux et de responsabilité. Tout le monde convient qu'il nous faut aller un jour,au terme de la Transition,aux élections majeures, revenir convenablement à un ordre constitutionnel viable. La Transition n'a pas vocation à être éternelle. Cela ne dépendra que de nous,de notre volonté à tous. Seulement,dans le contexte qui est aujourd'hui le nôtre,bien malin qui saura proposer concrètement la solution miracle pouvant nous conduire aux élections dans les conditions maximales et des meilleures. Le Centrafrique n'a jamais été riche, mais que jamais potentiellement riche. Les élections pour les élections n'a pas de sens. La Transition,affaire de tous,devrait durer le temps nécessaire afin que rien ne puisse être contestable. Il ne s'agit pas d'être mal élu,mais plutôt d'être bien élu. Et pour ce faire,tous les compatriotes,une fois recensés,sans aucune exception,dans toutes les Préfectures et Sous-préfectures,devront pouvoir décider librement et en toute sécurité d'un Nouveau Destin commun parce que chaque voix devra compter. Et puis,comme dirait l'autre:"comparaison n'est pas raison". Le pays ne se remettra debout qu'à travers des institutions fortes et renouvelées,la reprise effective de l'administration,celle des activités économiques ainsi que celle des régies financières. A ce moment-là seulement le Centrafrique pourra recommencer durablement de reprendre à son compte la charge de ses dépenses de souveraineté,mais pas avant,hélas! La Démocratie n'est qu'un mot sinon qu'un concept. Encore faudrait-il le traduire dans les esprits,les mentalités,les comportements,au quotidien...et non de manière sotte et intempestive. Décidons-nous de mettre définitivement un terme à la violence,à l'insécurité,à la prise d'otages généralisée et assignons-nous résolument de Nouvelles Perspectives pour notre pays.

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