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Situation confuse au Lesotho, où le premier ministre a fui

Par Gilles Biassette (avec AFP) - 02/09/2014

Des militaires avaient pris, samedi, 30 août, le contrôle du quartier général de la police dans la matinée avant de brouiller les transmissions radio et téléphoniques

 

Dans des circonstances confuses, Thomas Thabane a dû trouver refuge, samedi 30 août, en Afrique du Sud. Des militaires avaient pris le contrôle du quartier général de la police dans la matinée avant de brouiller les transmissions radio et téléphoniques. L’armée de son côté a démenti avoir fomenté un coup-d’ Etat.

Une situation confuse
Alors que des mouvements de troupes avaient été signalés samedi matin dans les rues de la capitale Maseru, le chef du gouvernement a pris la parole dans l’après-midi depuis l’Afrique du Sud voisine. «J’ai été évincé non par le peuple mais par les forces armées et c’est illégal, a déclaré Thomas Thabane. Je suis arrivé en Afrique du Sud ce matin et je ne repartirai que lorsque ma vie ne sera plus en danger». Les motifs de cette destitution restaient confus, de même que l’identité des instigateurs du coup d’État. L’armée avait regagné ses quartiers à la mi-journée, après avoir investi pendant plusieurs heures des points stratégiques, tout en niant toute tentative de coup d’État. L’Afrique du Sud a affirmé que l’opération militaire au Lesotho «portait la marque d’un coup d’État», et a averti qu’un tel renversement du gouvernement «ne saurait être toléré».

 


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image d'illustration
Une probable tentative de coup d’état
Des coups de feu avaient été signalés samedi matin dans les rues de la capitale Maseru, où circulaient. «Les forces armées, les forces spéciales du Lesotho ont pris le quartier général de la police, a déclaré à l’AFP le ministre des Sports Thesele Maseribane. À 04 h 00 ce matin des véhicules ont tourné autour de la résidence du premier ministre et de la mienne». Thesele Maseribane, qui est également le chef du Basotho National Party, un des partis de la coalition au pouvoir à Maseru, a raconté avoir réussi à fuir après avoir été prévenu de l’imminence d’un coup de force : «Le commandant en chef a dit qu’il me cherchait, qu’il cherchait le premier ministre et le vice Premier ministre pour nous conduire chez le roi. Dans notre pays, cela signifie un coup d’État».

Une coalition gouvernementale fragile
Petit pays enclavé, qui fournit à son grand voisin sud-africain de l’eau et de l’électricité produite dans ses montagnes, le Lesotho, ancien protectorat britannique indépendant depuis 1966, traverse depuis deux ans une longue crise politique. En 2012, trois ans après avoir échappé à une tentative d’assassinat, le premier ministre Pakalitha Mosisili avait démissionné, victime de l’alliance de plusieurs formations d’opposition. Depuis, c’est une coalition très fragile qui gouverne le pays, alimentant une forte instabilité. En juin, face à la menace d’une crise majeure, une médiation menée par l’Église catholique, très puissante dans le pays, avait permis de remettre le gouvernement sur les rails, malgré des tensions aujourd’hui exacerbées. Thesele Maseribane a accusé le vice-Premier ministre Mothetjoa Metsing, le chef du Congrès du Lesotho pour la Démocratie (LCD), d’être impliqué dans l’opération déclenchée samedi matin.

 

 
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