NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Centrafrique: la Séléka exclut ses membres entrés au gouvernement

Par avec AFP - 02/09/2014

Le MLPC a également suspendu Mme Jeannette Déthoua, de toute activité au sein du parti, pour avoir "refusé de quitter le gouvernement" comme il le lui avait été demandé

 

L'ex-rébellion centrafricaine Séléka a exclu les ministres censés la représenter au sein du nouveau gouvernement contesté. "Tous les membres de l'ex-coalition ayant participé au présent gouvernement sont exclus définitivement" du mouvement, a déclaré, lundi 1er septembre, le numéro 2 de la Séléka, Nouredine Adam, dans un communiqué. "Leur participation au gouvernement constitue une haute trahison et un non-respect des consignes données par la hiérarchie" du groupe rebelle, dans la mesure où la Séléka "n'a ni soutenu, ni communiqué le nom d'un Premier ministre ou les noms des ministres [issus de ses rangs] à la présidence", poursuit-il. Dans le communiqué, la Séléka indique qu'elle "ne se reconnaît pas dans la composition du nouveau gouvernement" formé par le nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun et "maintient sa position de non-participation" à ce gouvernement.

 


© Reuters
"Le combat que mène l’ex-coalition Séléka ne se résume pas aux portefeuilles ministériels", selon Nouredine Adam, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines pour son rôle dans le conflit. Il a toutefois assuré que les leaders de la Séléka restent "déterminés à trouver une solution politique juste, équitable et durable par la voie du dialogue et de la négociation avec toutes les forces vives de la nation".

Trois ministres issus de la Séléka
Un gouvernement de "large ouverture" a été formé le 22 août avec 31 membres, incluant notamment des représentants des groupes armés, ex-Séléka à dominante musulmane et milices anti-balaka majoritairement chrétiennes. Parmi eux, trois ministres - Transports, Postes et Télécommunications, Élevage - sont issus de la Séléka, l'ex-rébellion qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013 avant d'en être évincée en janvier 2014. La Séléka et une partie de la classe politique n'ont cessé de contester la légitimité du Premier ministre Mahamat Kamoun, un proche de la présidente de transition Catherine Samba Panza, depuis sa nomination le 10 août, et refusent de participer à son gouvernement.

Le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l'une des principales formations politiques du pays, a également suspendu ce week-end Jeannette Déthoua, actuelle ministre de la Réconciliation, de toute activité au sein du parti, pour avoir "refusé de quitter le gouvernement" comme il le lui avait été demandé.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués