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Bangui: deux leaders de l’ex-Séléka menacés de morts

Par Sylvestre Krock/AA - 01/09/2014

Les éléments à l’origine de cette action ont ligotés deux des leurs qu’ils soupçonnent de complicité avec le général Dhaffane dans un détournement de fonds qui aurait dû être octroyé la coalition

 

Des éléments de l'ex-Séléka, cantonnés au Camp Béal à Bangui, capitale centrafricaine, ont fait prisonniers de deux leurs leaders qu’ils accusent «de complicité de détournement de fonds initialement destinés à toute la coalition», a-t-on appris vendredi, auprès d’Anicet Banouképa, responsable de l’ONG centrafricaine "Mou-Da". «Des éléments Séléka, de confession chrétienne, ont ligoté deux des leurs qu’ils soupçonnent de complicité avec le général Séleka Moussa Dhaffane dans une histoire de détournement de fonds qui lui aurait été remis depuis Brazzaville, lors du forum centrafricain de réconciliation nationale (juillet), et qui aurait dû être octroyé à toute la coalition» a expliqué Banouképa, seule personne autorisée par les Séleka cantonnés à pénétrer dans le camp Beal. «Les deux leaders concernés sont aussi accusés d'être à l’origine de la pénurie du ravitaillement en vivres des éléments du Camp», a précisé Banouképa.

 


© UNMINUSCA
image d'illustration
Les Séléka chrétiens en minorité dans la milice à dominante musulmane «ont aussi reproché à leurs supérieurs ont ainsi décidé de faire pression sur le général Dhaffane et sur le gouvernement et menacent de tuer leur chef si rien n’est fait pour améliorer leurs conditions. Ils ont l'air très déterminé dans leurs revendications» a relayé le responsable de l'ONG.

La situation socio-politique et sécuritaire de la RCA semble s’imbriquer de jour en jour et les tensions et factions au sein des différentes milices (anti-Balaka et Seleka) se multiplient. Ainsi un différend entre deux factions de la coalition Seleka a fait au moins 17 morts à Bambari (Centre-Est) dans la journée de mardi, selon une déclaration, du porte-parole de l’état-major du mouvement, Ahmat Nedjad Ibrahim.

Un groupe de «peulhs» (éleveurs musulmans) et un groupe de « Goula », se sont en effet affrontés, (un lieutenant du camp Goula parle uniquement de « trois morts et quelques blessés ») pour "une histoire de butin", avait encore expliqué le porte-parole. Néanmoins, les deux ethnies se sont rapidement réconciliés, a indiqué, mercredi, 27 aoû, le chef d’état-major de la séléka, Joseph Zoundeiko, dont les hommes étaient impliqués dans les affrontements face à ceux du général Ali Ndarassa.

 

 
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