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MINUSCA: la situation reste inquiétante et «d'une volatilité extrême»

Par PANA - 21/08/2014

Ce sont les propos tenus par le chef de la Minusca, Babacar Gaye devant le Conseil de sécurité à New-York

 

Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), le Général Babacar Gaye, a déclaré que malgré l'existence de quelques améliorations de la situation en Centrafrique, la situation humanitaire et sécuritaire reste, dans son ensemble, inquiétante et "d'une volatilité extrême". Intervenant devant le Conseil de Sécurité des Nations-unies à New York, M. Gaye a salué les progrès politiques considérables enregistrés lors du Sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale à Malabo, en Guinée équatoriale, et la réunion du groupe de contact international à Addis-Abeba, en Éthiopie.

 


© voanews.com
Le patron de la MINUSCA
"La tenue du Forum à Brazzaville et la signature d'un accord de cessez-le-feu le 23 juillet, ont marqué le début d'un processus politique qui est essentiel pour rendre la stabilité durable en Centrafrique, et ceci constitue un pas important dans le processus de l'obtention d'une paix définitive", a déclaré le patron de la MINUSCA. "Cependant, les affrontements à Batangafo et plus récemment à Mbres, nous rappellent que la situation sécuritaire reste volatile et le risque auquel les civils sont exposés dans la plupart des endroits du pays", a-t-il ajouté.

L'envoyé spécial des Nations-unies a aussi déclaré que la situation des droits de l'homme reste préoccupante dans le pays, et à ce propos, il a dit en ces termes : "Bien que plus limité en termes d'ampleur, la violence sectaire et les représailles continuent dans beaucoup d'endroits du pays où l'autorité de l'Etat reste largement absente". M. Gaye a rappelé à l'Assemblée une visite récente qu'il a effectuée dans la localité de Bambari, où les autorités locales lui ont fait part de la montée de la tension entre les communautés musulmanes et chrétiennes.

Selon toujours M. Gaye, les priorités de la MINUSCA demeurent, entre autres, la mise en œuvre des dispositions de l'accord de cessez-le-feu, la mise en place d'un mécanisme pour faire une enquête sur les violations des droits de l'homme, ajoutant que "la cessation de l'impunité reste une priorité majeure". Le patron de la MINUSCA a aussi rappelé à l'Assemblée que le soutien au gouvernement centrafricain pour la création d'une juridiction nationale nécessitera non seulement du soutien de la MINUSCA, mais également de la communauté internationale de manière plus large. "Les besoins humanitaires restent aussi énormes avec 2,5 millions de personnes, soit la moitié de la population, en besoin d'assistance. Nous avons le devoir moral de rester mobilisés autour de la crise Centrafricaine et autour de la souffrance de sa population", a indiqué M. Gaye. Pour rappel, la mission pour le maintien de la paix va commencer ses opérations dans 4 semaines avec le transfert du pouvoir à la mission africaine de soutien international à la République Centrafricaine.

 

 
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