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Minusca: le plafond des 10000 soldats et 1800 policiers ne sera pas atteint

Par Adrien De Calan/RFI - 19/08/2014

Un mois avant l'échéance, 15 septembre, les Nations unies cherchent encore des troupes et du matériel

 

Le 15 septembre prochain, les casques bleus de la Minusca seront officiellement déployés en Centrafrique. La force onusienne prendra le relai des soldats africains de la Misca, qui vont être intégrés aux troupes de l'ONU. Mais d'autres bataillons doivent arriver sur le terrain. Au maximum, 10 000 soldats et 1 800 policiers pourraient être présents en Centrafrique selon la résolution 2419 de l'ONU. Les Nations unies sont véritablement les mains dans le cambouis pour préparer le déploiement de cette force le 15 septembre. « Nous sommes en train de pousser les feux par tous les moyens », confirme Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l'ONU.

 


© Minusma
Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l'ONU
Intégrer et mettre à niveau la MISCA
Un mois avant l'échéance, les Nations unies cherchent encore des troupes et du matériel. Sur le terrain, il y déjà les 6 000 soldats africains de la Misca. Ils doivent être intégrés à part entière aux casques bleus de la Minusca. Mais cette première étape est moins simple qu'il n'y parait. « Il y a un sérieux problème de mise au niveau des normes onusiennes pour ces troupes, reconnaît Hervé Ladsous. Nous n'arrêtons pas de faire appel aux différentes organisations et aux différents pays pour qu'ils aident ces contingents à être aussi bien équipés que possible. »

Convaincre les pays contributeurs
Il y a enfin d'autres troupes qui doivent arriver du monde entier. Au moins 3 500 hommes. Pour le moment, l'ONU attend des bataillons du Maroc, du Bangladesh, du Pakistan et d'Indonésie. Les Marocains seraient déjà en partie arrivés.Les autres se déploieront au fur et à mesure. Le plafond annoncé de 10 000 soldats et 1 800 policiers ne sera pas atteint au 15 septembre, mais l'ONU espère une montée en puissance rapide. « Trouver des contributeurs est toujours très difficile », témoigne Jocelyn Coulon, directeur du réseau de recherche sur les opérations de paix. « L'exemple des récentes opérations sur le continent est révélateur, témoigne-t-il. Je remarque qu'au Mali, un an après la création de la Minusma, le plafond des 12 600 personnels militaires n'a pas encore été atteint. On est à 70% de la force. »

 

Selon Jocelyn Coulon, la difficulté - au Mali comme en Centrafrique - « c'est qu'on a voulu mettre l'accent sur une participation africaine dans ces missions. Or on se rend compte que l'Afrique, en particulier l'Afrique francophone, n'est pas capable de fournir des contingents en nombre suffisant. Il faut donc faire appel à d'autres pays comme l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh, qui à eux trois fournissent près de 40% des casques bleus à travers le monde. »

Des équipements encore attendus
La Minusca aura aussi besoin d'équipements nombreux. Quand la force onusienne aura atteint sa vitesse de croisière, elle espère disposer de 16 aéronefs, indispensables en Centrafrique où les routes sont mauvaises. Elle a également besoin de blindés, mais aussi de véhicules légers, de camions-citernes, d'ambulances...
 
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