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Centrafrique: plus de 20 ministres annoncés par le nouveau PM

Par avec APA - 12/08/2014

En attendant les noms des heureux élus, l’annonce d’une nouvelle équipe gouvernementale «plus large et davantage diversifiée», a été rendue publique

 

Ladite formation comptera, a ajouté M.Kamoun, plus de 20 membres (nombre de l’ancienne équipe), sans toutefois donner plus de détails concernant les sensibilités des composantes de cette équipe. C’était lors de sa première sortie médiatique, lundi, 11 août soir sur les ondes de la radio nationale centrafricaine, que le nouveau PM, nommé dimanche, a annoncé les priorités du gouvernement. Dans ce sens, il a indiqué que la restauration des forces de défense et de sécurité centrafricaines reste «la priorité des priorités». Lesquelles priorités demeurent, selon lui, les mêmes, notamment «l’application de la feuille de route de la transition qui a été tracée à Ndjamena par le sommet des chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEEAC), validée par l’ensemble de la communauté internationale».

 


© Radio Ndéké Luka
Le nouveau chef du gouvernement centrafricain Kamoun Mahamat
Revenant sur l’essentiel de cette feuille de route, il a insisté sur quatre axes prioritaires, à savoir la sécurité du pays et des citoyens, la restauration de l’autorité de l’Etat, l’assistance humanitaire, la réconciliation nationale, la relance des activités économiques et la préparation des élections. «Jusqu’ici, le gouvernement (de transition) a travaillé dans ce sens, notre tâche sera donc de poursuivre les actions. Dans l’immédiat, notre objectif est de former une nouvelle équipe gouvernementale plus large et davantage diversifiée.» Le nouveau Premier ministre a, par la même occasion, rappelé que la RCA est sous embargo et sous mandat du chapitre 7 des Nations unies stipulant que le pays «ne peut pas armer ses forces de défense et de sécurité».

Le nouveau PM centrafricain Mhamat Kamoun a été nommé dimanche par la présidente de transition Catherine Samba Panza après avoir la démission d’André Nzapayeké le 5 août (nommé le 25 janvier dernier). Cette nouvelle nomination est intervenue peu après la rencontre de Brazzaville le 23 juillet, à ‘issue de laquelle les parties adverses : séléka (milices de confession musulmane) et anti-balaka (milices de confession chrétinne) ont convenu, entre autres, de cesser les hostilités, de favoriser la restitution de l’autorité de l’Etat et de respecter les vies humaines, sous l’égide de la présidente Samba Panza et de certains médiateurs africains et internationaux.

La RCA traverse depuis décembre 2013 une crise sécuritaire, occasionnée par un conflit intercommunautaire opposant séléka et anti-balaka et ayant obligé les premiers à quitter leur pays vers certains pays voisins.

 

 
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6 COMMENTAIRES

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pas de faux discours de séduction,comment allez vous gerer votre proximite avec djotodia avec toutes ses responsalites qui lui incombent aussi et servir ce pays comme il se doit.?samba panza nous a montré que ce n'est pas possible avec toujours un pencha

Par Daniel

12/08/2014 16:49

Si les centrafricains sont calmes jusqu’ici,que la samba panza ne les prennent pas pour ce qu’elle a toujours cru. Ca bouillonne,ça prend son temps. Si ce qu’on lit sur d autres sites ,les plumes de rca ,comme quoi la nomination de ce premier ministre est une affaire des affairistes diamantaires qui fraudent l Etat depuis desannées ne payant jamais les impôts à hauteur et que le fameux neveu de djotodia DJONO abaha reviendrait aux mines et qu’actuellement c’est djotodia de cotonou qui pilote tout et se frotte les mains,j’espère que les partis politiques qui ont assez dormi jusqu’ici vont se reveiller et non ne rêver que des strapontins à distribuer. Le peuple vous regarde,demain centrafrique ne sera pas et ne sera jamais celle que vous avez reduite à une assemblée d inutiles et incapables de la république.Que de faire la manche,ce sont ces diamantaires escroc à qui l'etat doit faire un redressement fiscal ou saisie sur fortune. C’est une transition ,le gouvernement qui en sort ne doit en rien engager la république ,seul un gouvernement issu d une election au suffrage universel doit décider des contrats, des dispositions administratives,économiques,militaires ,judiciaireset politiques de notre pays. Le gouvernement de la transition est un gouvernement entre parenthèse qui doit être là pour un retour au calme et que tout soit fait pour des elections credibles point final. On ne peut prendre des gens qui sont partie prenante aux faits repprochés instruire une action en justice,surtout que l’ on sait qu il n’ya pas une indépendance de la justice en centrafrique et depuis que le gresenguet proche de Mme samba panza couvre djotodia jusquà samba panza.On le voit réactif comme sa parente quand il s'agit des avocats centrafricains ou des antibalakas. je recommande à cette cheffe de transition et son cousin grézenguet de lire l article" TU ES DONC PASSE PAR ZONGO TOI AUSSI?" de les plumes de rca.Ca n'arrive pas qu'aux autres et dans votre cas,je pense que c'est toute la ville qui vous noyera et non l assistance dont a beneficié les narrateurs. L’amitié de mme Samba panza etant telle avec les djorodia que peut attendre un peuple de la partialité d une personne qui le demontre depuis qu’elle est là ? C’est pourquoi les centrafricains doivent se coaliser ceux à travers le monde qui ont perdu des parents de chercher à voir comment des enqueteurs independants ou avocats et experts ouvre leur plaintes ets’il le faut en debats contradictoires avec ce gouvernement corrompu,valet et cloné avec la séléka.
On attendait de ce premier ministre qu il mette aussi dans ses priorités le fait d’apprendre à ses frères de foi de faire la différence entre la réligion et l’Etat,entre identité nationale et la croyance.Et ce que dit la mècque ça n’engage que la foi de chacune des personnes qu’y adhère et non une intolerence comme on voit dans certain pays arabe ou islamique radical comme au tchad où la réligion devient un critère de sélection d’Etat, ou une intolérence comme on voit condamnée en europe où par exemple en temps de ramadan ceux des musulmans qui ne s’y adonnent pas et se desaltèrent dans un bar se voient pris à parti. La réligion est un choix individuel et non une imposition collective. Les chrétiens ne prennent pas leurs ordres du vatican,même quand des recommandations de conduite sont adressés à leur endroit par exemple par rapport au divorce, à l’adultère,l’avortement,à la pilule,au préservatif etc…libres sont les gens de prendre leurs décisions selon leur conscience et foi et les églises ne l’impose pas à un Etat,ni aux chrétiens et encore moins aux croyants d une autre réligion. Et chacun vit selon les culltures de ces ancêtres qui sont distinctes des cultures réligieuses,ce qui fait qu on est est centrafricain avant d’etre chrétien et chrétien avec tout ce qui est de centrafrique. Quand vous arriverez à faire cette difference ,vous ne laisserez pas abuser par les arabes avec leur islam de conquête et radical en concurrence avec les juifs d’où ctte expansion aggressive qui se traduit avec des gens bornés comme on en trouve sur notre continent noir déformés par cette culture réligieuse sur leur être,pour les plus idiots mis en scène ,et les opportunistes de pouvoir qui abusent des plus idiots, ça donne cette ideologie boko haram.
Un des mensonges de djotodia dans sa lettre à leurs maitres penser des pays du golfe : souffrance musulmane,partition, il faut rétablir une vérité : voilà un premier ministre qui se dit financier,djotodia a fait des etudes en russie et travaillait au ministère de la coopération,daffane à la croix rouge,kadr, ,meckassoua, docteur ramandan,docteur kalité etc etc il y a pas un désert,centrafrique n’est pas dans l’etat d’esprit que vous avancez comme mensonge. On centrafrique,meme parmi les chretiens ou animistes celui qui veut aller à l’école va.L’etat centrafricain n a jamais interdit l école aux gens au nom de la réligion,la preuve vous etes là,instruit.
Et en centrafrique,ça se voit mais personne ne dit rien,les organismes de lonu qui s’y implante est rempli des musulmans ,memes locaux à niveau approximatif se trouvent recrutés,est ce que les chrétiens ont-ils pris des armes en disant assez l’onu,votre recrutement local a quelque chose d’anormal on veut ci on veut ça ? il suffit de faire faire un contrôle,on vérifiera ce que je dis. Parce que minorité,mais pas opprimée les licence d exploitation minière 99% .il faudrait discuter de remettre ce secteur à l’Etat avec des employés agent de l’eta,on verra qui aiment la centrafrique,car tous ces faux centrafricains se trouveront d’autres trous à gratter car ils n ont pas d’attaches territoriales mais de lieux qui peut leur etre profitable c’est tout.j’espère que vous prendrier un ministre pygmées car les seuls à subir et à ne rien demander car vraiment que
dire des pygmées car ce sont eux et quelques langba et ndiri les vrais minorités. En meme temps tous les musulmans d’afrique installés en centrafrique ne sont pas des centrafricains tout comme tous les africains chrétiens qui s installent au mali ,au tchad ,niger ne se disent pas chrétiens maliens ,tchadiens ou nigeriens et montent les nationaux chrétiens contre leurs Etats d’acceuil pour un faux problème chretien ? Pourtant il ya des minorités chrétiens dans ces pays et ils vivent en tant que nationaux et n’encombrent pas la politique d’une fausse appartenance.En Algérie il ya une minorité chrétienne,,le gouvernement boutéflika a décreté il ya 3 ou 4 que toute personne surpris en train d’évangéliser est passible de la peine de mort,très grave ! mais on n’ a pas ni la France ni ce banki machin organiser une croisade comme ils l’ont fait avec seleka pour nous détruire notre pays.
En centrafrique,il faut des musulmans au-delà de toutes ces manipulations et gourmandise auprès des pays comme qatar où tous ceux qui feignent d investir et amener des problèmes religieux,pour dire aux analphabètes que il y a la réligion mais il ya ses racines à considérer.Dans les pays arabes,il y a des noirs quelle est leurs conditions ? Pourtant des frères de foi et quel foi,ceux de lybie n ont pas droit à la carte d identité ,pourquoi seleka ou DEBY ou le qatar ne se battent pas pour ceux là. On vous utilisent tout le temps,les noirs les plus cons,pour dérourner les yeux sur eux et nous voilà avec boko haram avec ces clichés coloniaux du negre bete et stupide quand on voit son chef dans ses speech de drogués en direction du monde. Heureusement certains commence ntà comprendre,j’ai croisé certains musulmans qui veulent s’organiser pour avoir des imans avec des cultures noires africaines et sortir tous ces egares faciles de ces mosquées manipulations ou de plus en plus de jeunes filles de 5 ans se voient voilées de la tete au pied,alors que d’après les dires de ces amies ouest africains et meme maghrebins ,ce sont les femmes maries qui portent une coiffe et les vielles mamans ; Les enfants par cette chaleur suffocante couverts de la tete au pied. Je connais par contre deux dame de ces pays du golfe,elles s’habille en occidental, jupe sous fesse,se défoulent à l’occidental en boite à paris,font presque tout. Arrivées chez elles en arabie se déguisent pour la forme et en circuit fermé là bas vivent comme en Europe,boite de nuit,cigarette,string,jean taille basse etc, et c’est le bas peuple qui est là soumis aux interdits qu’on exportent qui trouvent echo chez nos tarés.Alors pour quoi imposer le moyen âge aux autres alors que ces riches et vecteurs des accoutrements et cultes extrêmes n ont rien changé à leur mode de vie emprunté aux occidentales. Le pays le plus grand importateur de whisky se trouve en arabie ,allez y comprendre quelque chose. N’est ce pas le fils meme de déby dealer,spécialiste de vie devergondée,amateur d’alcool qui s’était fait buter à paris alors que ce monstre de president en donne aux interdits chez lui supermarché sans alcool comme si la foi des gens doivent etre controlée,surveillée. Chaque être est libre devant dieu et doit etre mature de faire le choix de ce que lui autorise sa religion ou pas. Séleka venu,commençait à interdire aux gens la consommation et la production du cochon,sur quelle Base ????!!!
Quoi qu il advienne,rien n'effacera ce qu ont subi les centrafricains,les humiliatins ,le dedain du pouvoir à leur egard,leurs sollicitude face à un gouvernement,à un pouvoir,le règne de Déby malgré leur chair meurtrie. on ne peut panser une plaie profonde par un artifice de mercurochrome.

CE QUI SUIT ARAJOUER A VOS ARCHIVES POUR LA POURSUITE DE DEBY ET TOUS LES FAISEURS DE SELEKA; ARTICLE DU SITE MONDIALISATION.CA INTITULE"CE QUE LES MEDIAS FRANCAIS NE VOUS DIRONT PAS"

Par joseph

12/08/2014 16:59

QUELQUES BONS ELEMENTS COMME RESPONSABILITES DE DEBY LE CRIMINEL DE CENTRAFRIQUE ET LE POMPIER HYPOCRITE
A LIRE
Centrafrique : ce que les médias français ne vous diront pas
Par Sam La Touch
Mondialisation.ca, 11 août 2014
La situation en Centrafrique est cahotique même si des négociations porteuses d’espoir ont débuté entre les parties en conflit en RCA mais la couverture médiatique française du conflit, qui ravage ce pays depuis un an et demi, est des plus discutable. Si l’on en croit les médias mainstream et même de nombreux médias qui se prétendent “libres”, la situation actuelle résulterait avant tout des conflits entre les milices rivales mais nulle mention n’est faite du rôle délétère des autorités françaises dans son “ancienne” colonie. Tout au plus, il apparaît dans la majorité des articles publiés dans les médias français sur le sujet, que le gouvernement français téléguidé par l’Etat-major aurait fait une erreur d’évaluation en envoyant un nombre trop faible de soldats (1200-1600) pour rétablir la paix dans un pays grand comme une fois et demi la France au risque de dégrader encore plus la situation. Ces analyses pour la plupart excluent toute approche diachronique tenant compte du rôle français dans le conflit actuel en RCA. De sorte que la lecture synchronique de la situation, dans le hic et nunc, sur un modèle typiquement africaniste, ne peut fournir aux citoyens lambda qu’une grille de lecture racialiste.
La situation pouvant se résumer à cette version simpliste : un conflit éclate entre une milice rebelle hétéroclite (Séléka) et le pouvoir en place de Bozizé. Cette milice a renversé le pouvoir autocratique en place par un coup d’Etat. Parvenu au pouvoir, en mars 2013, la Séléka a perpétré des massacres visant la population civile à majorité chrétienne. Les forces armées françaises sont intervenues pour faire cesser les conflits perpétrés par la milice de la Séléka et s’interposer entre milices de la Séléka et anti-balakas (soutenus par les partisans de l’ancien président). Cette lecture laisse à penser qu’il s’agit d’une affaire purement centrafricaine entre rebelles et loyalistes dans un pays africain où la force française aurait tant bien que mal tenté d’apporter une sorte de pacification à l’escalade meurtrière qui frappe le Centrafrique. Cette approche simpliste et africaniste ne semble absolument pas tenir compte du contexte géopolitique néocolonial qui l’a vu naître.
Or le Centrafrique n’est pas n’importe quel pays, il s’agit d’une “ancienne” colonie française où la France a des intérêts économiques, militaires et géopolitiques considérables. En occultant l’implication française tant dans sa dimension historique et économique, la plupart des médias français opèrent une double forclusion qui fournit implicitement une lecture racialiste du conflit. Mais si nous réintégrons une analyse historique et géopolitico-économique de la situation en s’attardant sur le rôle de “l’ancienne” puissance coloniale, on découvrira l’ampleur des responsabilités françaises dans le cauchemar dans lequel le Centrafrique est plongé. Ce scotome françafricain frappant les médias français qu’il soit mainstream ou “libre” tient sans doute à de nombreux facteurs qui révèlent sans doute toute les particularités du magistère médiatique français à l’égard de la politique africaine de la France. Ce processus d’autocritique si faiblement développé à l’égard de l’exécutif et de la politique étrangère de son propre pays tient sans doute pour partie au régime français de “monarchie républicaine” où l’exécutif a été sanctuarisé par la Constitution du Général en 1958 dans le contexte des “évènements d’Algérie”. Cette aporie médiatique en ce qui concerne la politique africaine a plus avoir avec le régime politique dans lequel la presse se meut qu’à ses caractéristiques intrinsèques. Pour pousser l’exemple à son paroxysme, on pourrait dire qu’il est nettement plus aisé de faire un travail journalistique décent dans une démocratie que sous un régime totalitaire. Si les critiques des médias US, britanniques ou allemands (notamment la presse “libre” et même de la presse mainstream) sont beaucoup plus virulentes et fréquentes à l’égard des décisions de l’exécutif de leurs gouvernements respectifs (nous nous en faisons d’ailleurs régulièrement l’écho sur ce blog avec de nombreux articles anglo-saxons traduits en langue française) – décisions qui se discutent effectivement au Parlement – en France elles ne sont encore qu’à l’état de reliquat particulièrement en ce qui concerne les domaines réservés à l’Etat-major et à ses affidés de l’Elysée. Le régime de la Vème République est un frein puissant au journalisme d’investigation sur un sujet où souvent l’omerta a régné notamment en ce qui concerne la Françafrique (qui n’existerait plus actuellement selon bon nombre de médias français collaborationnistes qui semblent minimiser voir occulter un phénomène d’une grande criminalité).
Outre cette surdétermination politique oppressante, on se doit aussi de tenir compte de la situation particulière de la presse française. En effet celle-ci est passée au fil du temps sous la tutelle de multinationales constitutives du lobby militaro-industrio-financier qui opère dans les “anciennes” colonies d’Afrique (Total, Areva, Bouygues, Dassault, Lagardère, Bolloré, Orange,…). Elle subit qui plus est une autre forme de dépendance. Une double dépendance même : étatique et idéologique. Etatique, car fait particulier dans un pays démocratique, la grande majorité de la presse française est subventionnée par l’Etat questionnant encore une fois son indépendance. Idéologique parce que les représentations du magistère intellectuel sont connotées par le courant nationalo-souverainiste qui prend souvent des accents rouge-brun dans les médias dits “libres” ou de “gauche” soulignant aussi les représentations profondément (néo)colonialistes de la société française.
Mais revenons au Centrafrique et aux informations que vous ne retrouverez pas (ou si peu) dans les médias français.
1. Les médias français ne vous diront pas que la majorité des kleptocrates installés à la tête de ce pays – souvent qualifié de “porte-avions” français en raison de la présence de sa base militaire et aérienne séculaire – l’ont été par l’armée ou/et les services français depuis l’ère des “indépendances” de Bokassa à Samba-Panza en passant par Bozizé et plus récemment Djotodia. Ils ne vous diront pas que Paris s’est toujours arrangé pour assujettir son ancienne colonie et la maintenir dans une situation de totale dépendance économique, militaire et politique envers “l’ex”-métropole ayant ainsi contribué à sa paupérisation chronique.
2. Ils ne vous diront pas que le dictateur Bozizé a été installé et renforcé en 2006-2007 avec l’aide de l’armée française et de ses mirages pour conquérir l’ensemble du pays.
3. La quasi-totalité de la presse française ne vous dira pas non plus que le dictateur Bozizé n’avait plus le soutien de l’actuel gouvernement français en raison du contrat qu’il avait signé avec la Chine lui attribuant l’acquisition du bloc pétrolier A. Pas plus qu’ils ne vous diront que le dictateur Djotodia arrivé au pouvoir en mars 2013 s’est empressé d’annuler ce contrat et d’assurer qu’il continuerait à traiter avec “l’ancienne” puissance coloniale (Pro-French Central African Republic coup leaders scrap Chinese oil deals ; France, Japan form alliance targeting Chinese influence in Africa). En toile de fond de l’engagement tchadien, la France manoeuvre dans les coulisses (en lien étroit avec les USA), sur fond de partage du pétrole centrafricain à la frontière avec le Tchad (US, France deploy troops to Central African Republic). Il y a aussi d’autres intérêts miniers notamment diamantifères et en uranium tels que signalés par le journal l’Humanité dès le début 2013 et qui ont été source par le passé de tension entre la France et Bozizé notamment autour du projet d’Uramin et d’Areva.
The Guardian de Londres a rapporté que “La coalition de combattants rebelles de la Séléka, a commencé à saisir les villes des zones minières dans le pays riche en diamants le mois dernier (janvier 2013), et a déclaré qu’il n’attaquera pas la capitale Bangui et devrait entamer des négociations avec le gouvernement à Libreville, la capitale du Gabon voisin dés la semaine prochaine.” – WSWS a rapporté que le président Bozizé a insinué que la révolte contre lui avait quelque chose à voir “avec l’octroi des contrats d’exploration pétrolière plus tôt cette année qu’il a accordé à des sociétés chinoises et sud-africaines” – Quant au rôle de l’Occident dans cette affaire, l’Humanité (Paris) a noté dans un article publié mardi et traduit ci-dessous dans son intégralité, “il est certain que Paris ne perd pas de vue les intérêts français centraux en RCA. Cette République est une caricature d’une économie d’extraction typique des anciennes-colonies d’Afrique. Le géant français de l’énergie Areva se développe dans Bakouma, à 900 kilomètres (560 miles) au nord-est de Bangui, un projet d’exploitation d’uranium. Le gisement a été découvert dans les années 1960 .. . par le Commissariat à l’énergie atomique“. (NEWS: US, French troops heading to Central African Republic as rebels advance on capital).
4. La majorité des médias français ne vous dira pas que le dictateur Idriss Déby qui a armé la Séléka est un dictateur qui a été maintenu au pouvoir en 2008 grâce à l’intervention militaire française. De sorte que lorsque les médias pointent du doigt la responsabilité de premier ordre du “despote” Déby, ils oublient de dire que Déby n’est bien souvent que le pantin tchadien des intérêts de l’Etat français dans la sous-région. Ils ne vous diront donc pas qu’il a été installé à la tête du Tchad grâce au soutien des services et de l’armée française en 1990. L’autocrate Déby vient d’ailleurs d’accéder à la demande française de créer la plus grande base militaire française en Afrique à Ndjamena dans le cadre de la mission “Barkhane” qui prétend lutter contre le terrorisme dans la région saharienne et sub-saharienne. Ils ne vous diront donc pas que Déby est un pantin françafricain qui exécute les volontés de l’Etat-major français et de l’Elysée en Afrique : au Mali et au Tchad et ailleurs posant plus généralement la question des responsabilités françaises directes et indirectes dans la crise actuelle en Centrafrique.
5. Ces médias ne vous diront pas que “le chef de guerre”, François Hollande (tel qu’il fut nommé par l’AFP), a refusé de faire intervenir l’armée française lors de la montée en puissance de la Séléka début 2013 malgré des accords de coopération militaire entre la France et la RCA et surtout comment il a refusé de faire intervenir l’armée française pour défendre les accords de paix centrafricain signés en janvier 2013 à Libreville entre la Séléka et l’autocrate Bozizé condamnant de facto le gouvernement intérimaire qui était né de cet accord.
“D’une manière générale si nous sommes présent ce n’est pas pour protéger un régime mais pour protéger nos ressortissants et nos intérêts” (François Hollande, en mars 2013,“La France n’interviendra pas,mars 2013)
6. Ils ne vous diront pas non plus que des mercenaires français issus de l’armée française, ainsi que des officines de sécurité français sont venus sécuriser le pouvoir du nouveau kleptocrate Djotodia soutenu par l’axe franco-tchadien (avec en arrière plan les USA qui disposaient aussi de soldats sur le terrain). Pas plus qu’il ne sera question des nombreux réseaux françafricains qui sont venus graviter autour de ce nouveau tyran imposé par un coup d’Etat dans la plus pure tradition françafricaine. Il n’y a donc quasiment rien eu, dans la plupart des médias (hormis dans quelques médias spécialisés), sur l’arrivée ou le renforcement des réseaux françafricains Miterrrand, Guéant, Attias, Fabius…autour du dictateur Djotodia en RCA. [(Centrafrique : retour sur la non intervention française (BdA) ; Eburnanews Les révélations d’un officier centrafricain sur le putsch contre Bozizé: Des soldats français y étaient avec les rebelles de la Séléka; LDC Les Français sécurisent Djotodia].
7. La majorité des médias français ne vous dira pas que la France, en décembre 2013, a initialement désarmé exclusivement les Sélékas lors de l’intervention militaire Sangaris favorisant ainsi les représailles sanglantes par les anti-balakas à l’encontre de lapopulation civile d’origine musulmane et participant ainsi de par son attitude partiale (avec un virage à 180 degrés par rapport à sa politique étrangère antérieure caractérisée par son soutien envers la Séléka en mars 2013) au chaos centrafricain.
8. Ces médias ne vous diront pas non plus que Djotodia et Déby qui ont participé directement au carnage centrafricain – Djotodia parce qu’il était à la tête de la Séléka ; Déby parce que nombre de ses soldats constituaient le gros des troupes de la Séléka avec l’aval français – sont protégés par le gouvernement français et ne font l’objet pour le moment d’aucunes poursuites internationales pour leurs crimes en Centrafrique. Au contraire, le dictateur Idriss Déby a été célébré par le “chef de guerre” François Hollande et son M.A.E comme il se doit. Preuve s’il en était de leurs complicités, pour ne pas dire de leurs collaborations actives.
9. Ils n’évoqueront pas non plus les liens entre les composantes islamistes de la Séléka et leurs homologues de Boko Haram ainsi que les nombreux islamistes qui ont opéré en Libye sous guidage des services français et britanniques lors de la destruction de la Libye par les forces atantistes.
Tous ses éléments occultés mériteraient pourtant d’être intégrés dans les analyses médiatiques concernant le contexte géopolitique qui a vu naître la crise centrafricaine afin d’aider à la désaliénation du citoyen lambda sur la politique africaine de la France. Une quasi-absence de débats au Parlement, des médias dépendants de l’Etat et des lobbies militaro-industrio-financiers françafricains, (sans compter un certain nombre journalistes français non négligeables qui ont trouvé une source annexe de revenus substantiels en allant trouver de la “fraîche” auprès des dictateurs installés par la France en Afrique dans son pré-carré), une situation désastreuse de la presse en matière d’investigation sur la politique africaine de la France, une idéologie néocolonialiste profondément enracinée dans l’histoire nationale, autant d’éléments qui vont à l’encontre de la philosophie des Lumières dont se targue la France. Une philosophie qui apparaît de plus en plus comme une gigantesque duperie anesthésiante des consciences collectives sur les crimes et les politiques prédatrices commises en Afrique au nom des concitoyens. Un “abyme” français où les “ténèbres” ne sont pas forcément là où on l’aurait pensé si l’on veut bien se donner la peine d’ouvrir les yeux.
Nous sommes donc en mesure d’éclairer la version africaniste simpliste – relayée dans les médias français – à partir des éléments occultés par les communicants de l’Elysée et de l’Etat-major :
Le dictateur Bozizé installé par la France en Centrafrique est tombé en désuétude pour des raisons de divergences économiques majeures avec Paris (Uranium, Diamants, Pétrole). La France plutôt que de soutenir le gouvernement intérimaire issu des accords de transition de Libreville, en janvier 2013, a lâché son dictateur pour défendre “ses intérêt”s. Elle a donné le feu vert aux tirailleurs tchadiens pour intervenir au sein de la Séléka et défaire le pouvoir en place. Le “chef de guerre” de l’Elysée a laissé les manettes au Général Puga (libre comme l’air et sans contrôle parlementaire) et il a été convenu que l’armée française ne s’opposerait pas à ce coup d’Etat mené par des islamistes aux accointances lointaines avec les islamistes libyens (soutenus par les services français contre le régime de Kadhafi) et de Boko Haram. Lors de l’arrivée à Bangui du nouveau dictateur Djotodia issu de la Séléka, la France a sécurisé son pouvoir en renforçant ses troupes, en envoyant des mercenaires et ses officines de sécurité à ses côtés. Les réseaux Mitterrand, Fabius, Attias, Guéant… se sont redéployés autour de cette nouvelle manne financière et d’un dictateur plus favorable aux intérêts français. Djotodia a fait part clairement de son souhait d’annuler les contrats pétroliers (portant sur le bloc A à la frontière avec le Tchad) signés entre le Centrafrique et la Chine. Les massacres commis par les Séléka se sont amplifiés dans tout le Centrafrique car cette milice s’appuie sur une base ethnico-religieuse minoritaire et se heurtait aux partisans de l’ancien dictateur, les anti-Balakas. Devant la multiplication des massacres par les Sélékas sur les populations civiles, la communauté internationale et l’ONU ont pointé du doigt leurs responsabilités et leur soutien Tchadien mettant implicitement en cause la France pour complicité de crimes contre l’Humanité. Dans ce contexte, “le chef de guerre” et son Etat-Major (Le général Puga) ont décidé d’intervenir militairement en Centrafrique, en décembre 2013, avec un bon millier de soldats dans un pays grand comme une fois et demi la France. L’intervention des militaires français a consisté essentiellement au début à désarmer les Sélékas (et parfois à soutenir en sous-main les anti-Balakas) intensifiant règlements de compte et massacres de grande ampleur contre la communauté musulmane accusée d’être sympathisante des Sélékas. Des régions entières se sont vidées de leur population musulmane, il n’y a quasiment plus de musulmans dans Bangui. Le pays est partagé en deux : le sud chrétien et le nord musulman et il est au bord de la division. La France a défait le dictateur Djotodia grâce à son armée et aux pressions politiques et diplomatiques puis a installé avec les faveurs de l’ELysée et du M.A.E Fabius, Catherine Samba-Panza au pouvoir. Toutefois l’ex-dictateur Djotodia, est protégé actuellement de toute poursuite devant la justice internationale grâce à sa protection française. Il en va de même concernant le dictateur françafricain, Idriss Déby, grandement impliqué dans ce drame puisque qu’une partie des troupes de la Séléka était composée initialement de soldats tchadiens avec un équipement neuf. Actuellement, ce dictateur qui rend des services aux forces fançaises en Afrique (Mali, Centrafrique) a été adoubé par François Hollande, son ministre de la Défense, son M.A.E et tout son Etat-Major. Il est redevenu, malgré les graves crimes contre l’Humanité qui lui sont reprochés, le chouchou de l’appareil “socialiste” d’Etat et de l’Etat-major en Afrique.
Sam La Touch

@ mon cher compatriote Joseph

Par Nomzamo

13/08/2014 11:41

Je vous remercie pour cette publication. Je connais SAM LA TOUCH, un vrai HUMANISTE avec qui j'ai l'habitude d'échanger sur un site français.
Son blog avait été déréférencé sur ce site parce que ces analyses étaient contraires aux mensonges que véhiculaient ce site sur l'Afrique et sur d'autres sujets internationaux.

Les journalistes français sont des petits larbins, des agents de la PROPAGANDE de la france.
Ils sont pitoyables et bouffi d'arrogance, ils sont prétentieux, donneurs de leçons alors qu'ils devaient nettoyer leur cul avant de monter sur un arbre pour donner des leçons aux autres.
Ces petits larbins savent que sans le pillage des colonies par la france, ils seraient pauvres comme les Espagnols et les Portugais qui ont tout perdu avec la fin de la colonisation.

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