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Centrafrique: la ville de Batangafo reprise par les ex-Séléka

Par journaldebangui.com avec Xinhua - 08/08/2014

Après le départ des forces Sangaris et la MISCA qui avaient laissé la ville aux anti-Balakas, ils y ont été délogés par des éléments séléka

 

Après une journée de violents combats mardi, 5 août, un calme précaire est revenu une Batangafo, une ville du nord centrafricain reprise par les ex-rebelles de la Séléka qui accusent la force française Sangaris et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) d'avoir aidé les miliciens anti-Balakas à les attaquer, selon un porte-parole. "La tension a baissé. Les Sangaris sont partis et la MISCA également. Ces forces ont quitté volontairement la ville pour la laisser aux anti-Balakas qui y ont été délogés par nos éléments depuis hier mercredi) soir", a déclaré le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole joint jeudi soir par Xinhua à Bambari (centre) qui abrite désormais le commandement opérationnel de l'ex-rébellion.

 


© Reuters
image d'illustration
Chassés à leur tour en janvier, avec la démission forcée comme président par intérim de leur leader Michel Djotodia sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de la France, du pouvoir qu'ils avaient conquis en mars 2013 contre le régime de François Bozizé, les ex-Séléka ont conclu le 23 juillet à Brazzaville (Congo) un accord de cessez-le-feu avec leurs adversaires, les miliciens anti-Balakas.

Depuis cet événement censé mettre un terme aux violences qui secouent la République centrafricaine (RCA) depuis fin 2012, les anciens hommes forts de Bangui, qui maintiennent un noyau de leur hiérarchie militaire dans la capitale accusée de peu de contacts avec les troupes sur le terrain, déclarent avoir subi cinq attaques de leurs adversaires, connus comme étant fidèles à Bozizé.

Selon le colonel Narkoyo, l'attaque de Batangafo mardi "s'est produite en deux phases. La première phase a eu lieu du matin à 11 heures (locales, 10 h GMT) et la seconde phase, de 15 h à 18 h (14 h à 17 h GMT). Les forces congolaises (de la MISCA) ont emmené les anti-Balakas à 5 km de l'entrée de la ville ma veille et ces anti-Balakas ont attaqué notre position".

Des accrochages ont aussi opposé les combattants de l'ex-rébellion à l'armée française. "Les Sangaris ont utilisé tous les moyens pour nous bombarder. Ils ont opéré à l'aide de deux Mirage (avions de combats) et de deux hélicoptères", rapporte l'ex-gendarme de deuxième classe des Forces armées centrafricaines (FACA).

Son bilan fait état de 15 morts dans les rangs de l'ex-coalition rebelle et un nombre indéterminé de blessé, puis deux véhicules de transport de troupes comme dégâts matériels. Alors que deux morts sont aussi déclarés parmi le contingent congolais (Congo-Kinshasa) de la MISCA, "pour les anti-Balakas, je ne connais pas le bilan. Sinon, il y a eu beaucoup de victimes de leur côté", à en croire-t-il.

Cette reprise des affrontements survient tandis que la RCA cherche à se doter d'un nouveau Premier ministre pour un nouveau gouvernement d'union nationale auquel seront encore une fois associés les ex-Séléka et les anti-Balakas comme dans le précédent d'André Nzapayéké, démissionnaire depuis mardi en application de l'accord de Brazzaville après cinq mois d'activités.

Les deux camps ont pris part jeudi aux consultations entamées à ce propos la veille à Bangui par la présidente de transition, Catherine Samba-Panza.

 

 
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3 COMMENTAIRES

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La comédie de la communauté internationale

Par kindagozo

08/08/2014 20:22

Pour quoi avoir déclenché des affrontements en utilisant l'appui aérien ( rafale et hélico de combats ) pendant trois jours et se retirer de la localité de Batangafo laissant la population civile à la merci de ces mercenaires tchadiens? Cette communauté internationale sous la houlette de la France s'oppose farouchement à la refondation d' une armée nationale centrafricaine et est incapable d'assurer la protection de la population civile dans la durée . les Sangaris et la Misca se sont retirées de Batangafo pour quoi? Elles ont failli à leur mission , leur mandat .Demain la communauté internationale n'aura pas le courage de reconnaître sa défaillance et elle va taxer les autorités transitionnelles centrafricaines de ne pas être capable de pacifier le pays. Cette communauté internationale qui partage une partie de la souveraineté centrafricaine se mobilise pour imposer son candidat à la primature et ses acolytes au gouvernement . quand ces derniers auront échoué à leur mission que cette communauté internationale fasse preuve de probité intellectuelle pour assurer sa part de responsabilité

Leçon de démocratie

Par tamtoum

09/08/2014 14:16

Aides-toi et le ciel t'aidera. Le salut du peuple ne viendra pas de cette communauté internationale. Les centrafricains doivent apprendre à assurer la défense de leurs intérêts(familles, territoire, richesses diverses, etc.) collectivement. Malheureusement, nous sommes en panne de vrais leaders avec une vision claire et une forte dose de fermeté, capables de bâtir un État fort. Des hommes à la trempe de Paul KAGAME(RWANDA), Edouardo dos SANTOS(ANGOLA),etc. Que Dieu aie pitié de la RCA et lui envoie vite ce Moïse.

justice justice justice

Par niko

09/08/2014 18:31

cette première classe proclamée colonel n'a rien compris ,le tribunal spécial pour la Centrafrique est entrain de se mettre en place il a dirigé une rébellion il croit quoi? qui vivra verra

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