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Accord de paix de Brazzaville: les Seleka accusent la force Sangaris

Par Sylvestre Krock/AA - 06/08/2014

La force française a pour sa part imputé les affrontements de Batanfago (nord) qui ont fait plusieurs morts, à l'ex-coalition rebelle Seleka

 

Les ex-rebelles Seleka ont accusé les forces françaises "Sangaris" d'avoir "enfreint" l'accord de paix centrafricain signé à Brazzaville, en provoquant les affrontements de Batangafo qui ont fait plusieurs morts dans les rang de l'ex-coalition rebelle, a indiqué mardi, le Vice-Président de la coalition Séléka, le général Mohamed Moussa Dhaffane. «Lundi, des anti-Balaka ont attaqué les positions de la Coalition Séléka à Batangafo, suite à quoi, les Seleka ont naturellement riposté, jusqu’à ce qu’il y’ait mort d’homme, notamment celles des deux éléments de la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine). Ce que nous regrettons» a affirmé Dhaffane, sans donner pour autant le bilan de pertes en vie humaine dans ses rangs.

 


© aa.com.tr
Le Vice-Président de la coalition Séléka, le général Mohamed Moussa Dhaffane
«Ce que nous déplorons d’avantage, c’est l’intervention des forces françaises dans cette affaire. Les sangaris ont en effet voulu déloger de force les Séléka de Batangafo pour les cantonner à l’extérieur de la ville, ce qui est une violation de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville. Or, Sangaris devait également se conformer à cet accord» a-t-il ajouté. «L’action de Sangaris est une fausse note. Les forces internationales ne sont pas venues pour livrer la guerre avec des centrafricains, mais plutôt pour ramener la paix dans l’intérêt du peuple» a-t-il encore soutenu.

En revanche, la force française a imputé l'attaque de Batanfago aux éléments de la Séléka. " Les Séleka ont pris à partie une mission de reconnaissance de Sangaris à l'entrée de la ville de Batangafo, ce qui, légitimement a déclenché la riposte robuste des éléments français qui ont alors fait intervenir des hélicoptères de combat et des avions de chasse rafale", révèle un communiqué publié mardi par les Sangaris. Le texte mentionne également la mort des deux éléments de la Misca, ainsi que "de lourdes pertes côté Séléka" sans pour autant avancer de chiffre. Selon une source proche des sangaris, il y aurait "une cinquantaine de tués et une centaine de blessés toujours dans les rangs de la Coalition Séléka".

La semaine dernière Batangafo avait déjà été le théâtre de violents affrontements entre combattants de l'ex-Seleka et miliciens anti-balaka à dominante chrétienne qui avaient fait au moins 25 morts et plusieurs blessés selon une source proche de la Misca. Ces affrontements interviennent deux semaines après la signature le 23 juillet dernier à Brazzaville, au Congo, d'un accord de cessez-le-feu entre séléka et anti-balaka, aux termes duquel tous les protagonistes de la crise centrafricaine se sont engagées à «cesser toute hostilité et toute entrave à l'exercice de l'autorité de l'Etat, de la libre circulation des biens et des personnes».

 

 
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4 COMMENTAIRES

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A chacun son tour de pleurer

Par NADE Berty

06/08/2014 12:36

Voilà un chef de bande de hors la loi qui se permet de jouer au donneur de leçons. Tout le monde sait qu'au lendemain des accords de Brazzaville , l'état major de la séléka a déclaré ne pas s'y reconnaître poussant l'outrecuidance jusqu'à déclarer que personne n'a donné mandat à Daffane de signer un quelconque cessez-le le feu en leur nom....Le message était clair .
Se moquant de la communauté internationale qui a apposé sa signature par l'intermédiaire de ses représentants au congo au bas du texte de l'accord,ces machines à tuer n'ont qu'une seule idée en tête à savoir la partition de notre pays pour mieux continuer à le piller parce qu'ils détiennent les armes et occupent les sites d'exploitation de diamants et surtout celui du pétrole de Birao.
Si les forces internationales en place en dépit des résolutions pourtant claires de l'ONU ont été complaisantes à leur égard, cela ne saurait éternellement durer car il y'a un temps pour tout...
Il est temps pour l'opération sangaris de se sauver la face car il n'est jamais tard pour mieux faire surtout quand on a affaire à des barbares qui ne ne comprennent que le langage des muscles pour ne pas dire de la force tout court. J'espère qu'à partir des opérations de Bantangafo, les troupes de sangaris ont annoncé la fin de la récréation qui n'a que trop duré.
Nous souhaitons pour notre part que cette opération militaire française puisse s'étendre dans toutes les localités occupées par ces bandits de grand chemin...Il est plus que temps qu'ils déposent les armes pour se faire cantonner.
Le double langage associé au chantage de la séléka ne doit plus perdurer.
Les jérémiades de Daffane nous font rire...La séléka ne peut vouloir qu'à elle même...A BON ENTENDEUR ,SALUT!

le chien peut aussi mordre son maître...

Par sorokaté

06/08/2014 14:29

La France(sangaris) a fabriqué la seleka Djihadiste, islamiste pour récoloniser la RCA tournée vers la Chine et l'Afrique du sud voilà que dieu est entrain de les confondre....

A bas la franceAfrique , à bas le CFA, la cellule Africaine de l'Elysée. Qui sème le vent récolte la tempête.
Tout se paie ici bas.
La centrafrique restera pour le peuple Centrafricain bantou....

Sorokaté Alias Domzan-Bène.

Les Politicards ont convertis des Tchadiens Mercenaires en centrafricains voilà que leur pays de sang les nomme à des postes de responsabilité...Cas de baba laddé...

Par sorokaté

06/08/2014 15:07

( 4 réactions )
Tchad : une préfecture pour Baba Laadé, un cadeau empoisonné ?
Séléka(337) - Baba Laddé(6)

28/07/2014 à 15:25 Par Madjiasra Nako, à N'DjamenaDiminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Saura-t-il ignorer les intérêts de ses partisans restés en territoire centrafricain ? Saura-t-il ignorer les intérêts de ses partisans restés en territoire centrafricain ? © DR
L’ancien rebelle Abdelkader Baba Laadé, revenu à la légalité il y a plus d'un an, a été nommé préfet de la Grande Sido, région frontalière avec la Centrafrique où il opérait du temps de sa rébellion. Un défi contradictoire ?

C’est par un décret du chef de l’État tchadien, signé le 19 juillet, que le général Abdelkader Baba Laadé, président du Front populaire pour le redressement (FPR), a été nommé préfet du département de la Grande Sido, frontalière avec la République centrafricaine. Une nomination qui aurait pu cojnstituer une simple prime à la réédition si le lieu d’affectation du gendarme de 44 ans n’avait été, justement, une zone sensible, au contact avec le pays voisin en crise.

Depuis le début de sa rébellion en 1998, c’est dans une vaste région située entre le sud du Tchad et le nord de la RCA que Baba Laadé (roi de la forêt en peul) et ses hommes ont opéré, prêtant parfois main forte aux mouvements irrédentistes centrafricains, sans vraiment inquiéter N’Djamena. Il se posait aussi comme le protecteur des éleveurs nomades victimes de rackets dans une partie du territoire centrafricain qui échappe au contrôle de Bangui.

Médiateurs onusiens

Début septembre 2012, face à une opinion centrafricaine de plus en plus hostile et une offensive de l’armée tchadienne qui l’a relativement affaibli, il décide de "rallier sans condition" N’Djamena où il arrive accompagné de médiateurs onusiens. Après un passage comme chargé de mission au cabinet du Premier ministre, il est sans fonction depuis octobre 2013.

De l’avis de plusieurs observateurs, la nomination de l’ancien rebelle comme préfet de la Grande Sido, région qui accueille des milliers de musulmans centrafricains, est à double tranchant pour l'ancien rebelle. Certes, il pourra mettre à profit sa connaissance du terrain pour aider à la surveillance de la frontière, fermée depuis le mois de mai. Mais pourra-t-il ignorer longtemps les intérêts de ses partisans restés en territoire centrafricain, certains ayant rejoint la Séléka ? Sa situation serait "incompatible" avec sa fonction de préfet, disent ses rivaux politiques. Des critiques que Baba Laadé balaye d'un revers de main. "Je suis un soldat, à la disposition de mon pays. Je peux mettre à disposition mon expérience et ma connaissance du terrain", assure-t-il à Jeune Afrique.

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4 RÉACTION(S)
1.Tentation - 03/08/2014 à 22h:08
2. Cependant, s'il réussit le test, non seulement aura-t-il cimenté son avenir politique, mais peut-être sera-t-il la grande chanc Lire
2.Tentation - 03/08/2014 à 22h:08
1. Quel meilleur moyen pour tester sa fidélité ? C'est comme d'attacher un morceau de viande au bout d'une corde suspendue au-dessus du Lire
3.Observatoire - 30/07/2014 à 11h:07
Ce type a commis trop de crimes dans cette région et le nommé chef là-bas est une insulte faite aux victimes de sa barbarie. Lire
4.ISRAEL - 28/07/2014 à 16h:07
On verra si demain les instincts rebelles ne vont pas reprendre le dessus et le pousser a creer une nieme rebellion plus sanglante. Je n'ai jamais ete Lire

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