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Bangui: discorde entre les leaders des Anti-Balaka

Par RJDH - 04/08/2014

La déclaration faite mardi 30 juillet demandant aux soldats des Faca des Anti-Balaka de regagner les casernes n’est pas du tout appréciée par la coordination dudit mouvement

 

Les leaders des Anti-Balaka émettent des sons discordants sur la déclaration du Capitaine Kam-Zolaï demandant aux éléments des Faca des Anti Balaka de regagner les rangs. La coordination des Anti-Balaka n’apprécie pas la déclaration faite en leur nom par une autre personne que la coordination elle-même. Elle dit ne pas avoir été associée à la réunion qui a abouti à cette déclaration. Quelques heures après l’avoir rendue publique, une contre déclaration a été à son tour faite par un des membres de ladite coordination se disant profondément surprise par la nouvelle et disant prendre à témoin l’opinion nationale et internationale quant aux éventuelles conséquences que cela pourrait engendrer.

 


© Radio Ndéké Luka
image d'illustration
Emotion Brice Namsio, porte-parole de la coordination des Anti-Balaka, n’a pas caché sa surprise après l’appel du capitaine. «Nous étions tous surpris d’apprendre sur les ondes qu’il y a un état-major qui vient de voir le jour et qu’il est dirigé par le Capitaine Kam-Zolaï. Ce n’est pas du tout normal. Plus jamais ça. » Il a ajouté que « le temps n’est plus à la querelle, aux manipulations et aux orchestrations. S’ils sont allés là-bas au nom de l’UFACAR, ça n’engage qu’eux. Mais s’il faut parler des anti-balaka, nous ne sommes plus d’accord ».

Le porte-parole de la coordination Anti-Balaka a fait savoir qu’il n’y a pas deux états-majors dans un Etat, et qu’ils n’ont pas été conviés à une réunion organisée par le Premier Ministre. «Nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale sur le fait que le premier ministre organise une réunion avec des personnalités des Anti-Balaka alors même qu’il y a une coordination. A quoi bon organiser une réunion sans nous tenir informés».

En réponse, le Capitaine Kam-Zolaï a dit s’être adressé aux militaires et non aux civils. Selon lui, seul un militaire peut donner des ordres à un militaire et jamais un civil. «Ma déclaration s’adresse aux militaires. Ngaïssona est un civil, il ne peut pas donner des ordres aux militaires. Les militaires qu’il draine avec lui, si l’Etat décide de les radier, va-t-il les prendre en charge ? Pourquoi ne regagnent-ils pas les rangs ? Que veulent-ils faire après puisque le but de notre combat était déjà atteint ? » «En regagnant les rangs, nous forces militaires pouvons aider les forces internationales présentes dans le pays à y mettre de l’ordre», a-t-il conseillé. La rédaction du RJDH n’a pas pu entrer en contact avec la primature pour avoir sa position. Cette contradiction vient s’ajouter aux nombreuses autres enregistrées au sein du mouvement des Anti-Balaka.

 

 
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