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A part la tolérance et pardon entre Centrafricains

Par François Mounzatela - 28/07/2014

Quelle meilleure manière pour ramener la paix en République Centrafricaine

 

Cher(e)s compatriote centrafricain,
C’est un immense honneur pour moi de partager humblement avec vous cette réflexion. Je tiens à vous témoigne ma gratitude. En effet, vous êtes sans savoir que la République Centrafricaine depuis fin 2012 traverse l’un de moment les plus difficiles de son histoire et le problème centrafricain est un secret de polichinelle. Cependant, face à cette montée de violence quelle attitude devrait avoir chaque centrafricain ? Une attitude revancharde et belliqueuse ou au contraire une attitude de tolérance et du pardon ? Voilà un dilemme auquel le centrafricain fait face.

 


© journaldebangui.com
François Mounzatela
Je voudrais simplement dire au Peuple centrafricain qu’on bâtit la nation dans l’union et non dans l’exclusion. La violence n’engendre que la violence. Peuple centrafricain tu dois apprendre de tes erreurs. Cultive la tolérance, la charité, la solidarité, la fraternité, l’amitié ; ces valeurs son indispensable pour ton avenir. Ce que notre pays vit présentement doit nous apprendre à mieux nous connaitre, nous rapproché davantage et renforcé nos liens.

Peuple centrafricain lave ton cœur avec le sang de Jésus et débarrasse ton esprit de toute pensée de rancœur, de haine, de jalousie, d’orgueil et de rancune. Tu dois rester un seul peuple. Mon message pour toi est celui de la tolérance et du pardon. Tout centrafricain digne de ce nom, quelque soit son origine, quelque soit son appartenance religieuse, politique, ethnique, régionale etc. est appeler s’unir et œuvrer comme un seul homme pour bâtir la nation dans la paix.

En mémoire de tous les centrafricains qui ont trouvé la mort lors de cette fameuse crise militaro-politique ; en attendant qu’une cérémonie de libation soit célébrer en hommage pour eux, afin que puisse reposer à jamais en paix leurs âmes, je t’invite mon frère centrafricain, ma sœur centrafricaine depuis ton lieu de résidence à travers le monde à te prosterner, à prier et pardonner sincèrement du fond de ton cœur, le bourreau d’un de tes parents ou celui qui a détruis tes biens ; je sais que c’est pas facile mais je suis persuadé que Dieu soulagera ta peine.

Peuple centrafricain, il existe beaucoup de raison pour pardonner, mais la meilleure c’est de ne pas pouvoir te faire mal à toi-même, en nourrissant et en ressassant, des sentiments de haine, de vengeance et des pensées belliqueuses et bellicistes. Je sais que l’esprit humain ne fait pas le distinguo entre l’action et l’imagination. Pardonner ne signifie pas que tu acceptes les mauvaises actions, que tu es faible, idiot ou imbéciles ; voir plus encore que tu as oublié ; mais simplement te conduire en responsable et décider de fonder ton futur sur d’autres valeurs plus grandes que la violence, la barbarie, le ressentiment etc. Pardonner c’est prendre conscience que tu es humain et que c’est possible qu’à un moment de ta vie, tu fasses des erreurs.

Peuple centrafricain, ton avenir est garantie par le pardon et la tolérance ; la tolérance comme le pardon est possible, accessible à tous les centrafricains avec un peu de foi, d’efforts et de persévérance nous arriverons à tourner la page de cette période cauchemardesque de notre histoire.

Peuple centrafricain, tu dois désormais comprendre que l’incompréhension amène à la guerre, aux mutineries, aux rébellions ; à l’origine de tous conflits il y’a l’incompréhension qui engendre, la peur, la frustration qui finalement dégénère en colère. C’est ainsi que naissent les conflits dans le monde et c’est comme cela dans la vie de tous les jours. Je cite à titre d’exemple: les relatons entre parents et leurs enfants ou entre un homme et sa femme, entre amis… ce sont des choses qui arrivent dans la vie de tous jours.

Peuple centrafricain, nous devons absolument nous comprendre, dialoguer, échanger et surtout nous écouter mutuellement c’est à cela faire preuve de tolérance. Par ailleurs j’exhorte chaque centrafricain à avoir un cœur d’enfant. Un enfant même si on le frappe, on l’insulte, on le rejette, on le boude, il revient facilement à nous car son cœur est pure sans rancune et sans haine. Il ne tient pas compte des apparences. C’est cette simplicité face aux circonstances et évènement qui lui permet de vivre dans le présent et de jouir de l’instant présent sans se soucier d’avant ou d’après.

Peuple centrafricain, tu dois apprendre de tes erreurs et expériences passées. Il faut tenir compte du passé pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. C’est ta capacité d’apprendre de tes actions précédentes afin de réagir mieux si les circonstances surviennent.

Peuple centrafricain, nous devons déposer nos armes, nous devons accorder nos koras, enterrer nos haches de guerre, nous devons nous tenir la main dans la main afin de mettre fin au cycle de violence infernal qui ronge notre pays de l’intérieur comme un cancer. Trop de sang innocent à couler, trop de perte en matériel, trop de temps perdu, trop de bagarre et querelle pour rien. Je ne cesse de m’interroger pour comprendre : tous ces actes de barbaries ont rapporté quoi à notre pays ? À nos familles ? À nos villes et villages ? Si ce n’est que désolation, jérémiades du peuple, souffrance, misère, maladies, pauvreté, bref une litanie interminable de problème. Tous ces problèmes internes contribuent à freiner notre élan du progrès et nous a valu plus de 50 ans de notre histoire. 50 ans après les indépendances nous sommes toujours à la case du départ. Sommes-nous une nation d’éternel recommencement ?

C’est pourquoi, je pense que notre avenir se trouve dans l’unité. Tous nous devons nous battre pour une cause noble à savoir la paix. Mais le plus important c’est cultiver un amour altruiste sincère entre centrafricain qui respecte et accepte chacun dignement tout en tenant compte de ses qualités et valeurs spécifiques.

Comme Martin Luther KING je rêve d’une Centrafrique où il fait beau vivre, où la paix réside, ou chacun est libre d’aller et venir, où une jeune musulmane épousera encore un jeune chrétien et vivrons heureux comme au beau vieux temps ; où l’ennemi commun du peuple centrafricain sera la pauvreté, le paludisme, la corruption, le sida, l’insécurité, le tribalisme, le régionalisme, le déchirement de nos familles, etc. Ensemble nous allons, chercher le bien être général du peuple avec les cinq verbes du feu président fondateur Barthélemy BOGANDA à savoir se vêtir, se nourrir, s’instruire, se loger, soigner.

Nos autorités doivent savoir que le pouvoir n’est pas de démontrer la force sur le peuple mais au contraire se servir de ce pouvoir pour protéger le peuple ses intérêts et sa prospérité. La foi en Dieu, l’amour qu’ils ont pour leurs peuple, la soif et la ferme volonté de servir les autres en toutes humilités doivent demeurer leurs principales sources motivation ; quelqu’un à dis un jour qu’un meilleur gouvernement n’est pas le plus fort où celui qui comporte un grand nombre de technocrate, mais celui qui s’investit le plus pour son peuple. C’est cet engagement qui conduira à l’épanouissement et au développement inclusif du peuple centrafricain.

Pour finir, je lance un vibrant appel au peuple centrafricain, arrêtons de perdre le temps dans les querelles fratricides, arrêtons de nous entretuer pour rien, arrêtons de perdre le temps dans la conquête du pouvoir par les armes, arrêtons de chercher des solutions faciles à l’étranger, arrêtons de propager des idées négatifs entre nous, arrêtons de suivre bêtement des politiciens véreux et sans vergogne ; car pendant que nous nous battons, pendant que nous entretuant, pendant que nous suivons des hommes politiques sans scrupules qui nous mènent en bateau ; les autres pays avancent à pas de géant. Ne soyons pas surpris d’être encore plus dépendant des pays étrangers dans les années à venir. Présentement, sans se voiler la face, c’est avec beaucoup d’amertume que nous assistons à la prise des grandes décisions de notre pays à l’extérieur.

Alors, cher papa centrafricain, chère maman centrafricaine, chère jeunesse centrafricaine je te dis, il est temps pour toi de te réveiller, le moment est enfin venu de rompe avec la passé et de prendre tes responsabilités.

Cher papa centrafricain, chère maman centrafricaine, pense tu au futur de tes enfants ? Toi jeunesse centrafricaine qu’adviendra t-il de ton avenir ? Centrafricain tu ne veux pas vivre pleinement ton rêve le plus fou avant de mourir ? Si ces interrogations ne suscitent rien en toi alors continue sur ta lancée, si c’est le sentiment contraire je t’invite à commencer dès cet instant de rejoindre l’armée de la paix et œuvre pour la paix mon frère. Elle est si chère, si importante que le développement de notre pays passera surement par elle. Je voudrais simplement partager un maximum de vibration avec vous mes frères afin que nous puissions ensemble changer les choses dans notre beau pays.

Je sais que les centrafricains sont riches du cœur et très courageux, malgré nos problèmes nous ne baissons jamais les bras. Je suis persuadé que la notre pays se relèvera et reviendra encore plus forte ; car la Centrafrique était et est une terre de gloire. C’est pourquoi j’affirme que cette nation nous réserve encore de très belles surprises.
QUE DIEU BÉNISSE LE SEUL PAYS DES MERVEILLES EN AFRIQUE: LA CENTRAFRIQUE

 

 
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2 COMMENTAIRES

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vengeance

Par finley

29/07/2014 11:21

Pardonner les quels, les étrangers a chaque fois arrivés tué le peuple centrafricains vous parler de pardon, loin de là ! toi tu peu les pardonné, c'est ton avis a toi !

JUSTICE EST LA SOLUTION EN RCA

Par Nomzamo

29/07/2014 12:54

"A part la tolérance et pardon entre Centrafricains. Quelle meilleure manière pour ramener la paix en République Centrafricaine"

Avocat des causes perdues, à part la tolérance et le pardon entre Centrafricains et les Musulmans étrangers vivant chez eux, il y a la JUSTICE. S'il n' y a ps de JUSTICE, le peuple centrafricain est en droit de se rendre JUSTICE lui même
Tout le reste n'est que de la littérature sans importance.

Nous sommes un peuple adulte et nous ne voulons plus entendre des "papa" et "maman" par ici et par là. Il s'agit d'un problème national et non dans une famille.

On a vu à l'oeuvre celle qui se faisait "maman" de la RCA au moment de sa prise de pouvoir grâce au CNT composé à majorité par les assassins séléka.
CA SUFFIT.

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