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Forum de Brazza: il y a une fausse lecture des attentes de la Communauté Internationale

Par Jean-Pierre MARA - 23/07/2014

La Communauté Internationale attend toujours de tous les acteurs CE QUE LES CENTRAFRICAINS PROPOSENT: COMMENT FAIRE POUR RAMENER LA PAIX en RCA

 

Je ne vais pas dire si les partis politiques et la société civile Centrafricaine ont eu tort ou pas de rester à l’écart du Forum de Brazza. Surtout, je pense que parmi les Centrafricains, il y a une fausse lecture des attentes de la Communauté Internationale.

Il me semble qu’à Bangui, les en dessous de la démarche de la Communauté Internationale soient incomprises. Ce que la Communauté Internationale attendait des Centrafricains lors du forum de Brazza était un soutien ou non de la Transition. Ce n’était pas non plus une caution aux forces non conventionnelles Anti Balles Aka et Seleka et leur Chefs supposés. La Communauté Internationale attend toujours de tous les acteurs CE QUE LES CENTRAFRICAINS PROPOSENT: COMMENT FAIRE POUR RAMENER LA PAIX en RCA.

 


© CPI
Jean-Pierre MARA, Coordonnateur de waAza
La communauté attend que les Centrafricains disent comment faire pour que la mission de l’ONU qui commence en Septembre permette aux Centrafricains de retrouver le chemin de la paix et de la sécurité. Par exemple pour faire revenir la Paix, il faut une NOUVELLE ARMEE forte. Que disent les Centrafricains sur cette question ? Que propose le Gouvernement ?

Je crois que le gouvernement et les partis politiques devraient dire à Brazza, quel va être l’avenir de ce pays afin de permettre d’organiser les élections. Pour moi, pour organiser des élections, il faut que le pays soit pacifié et sécurité. Pour cela, il faut des forces de Défense et de sécurité pensées par des Centrafricains et formées par les Nations Unies après le déploiement de Septembre 2014. Voilà ce que la Communauté Internationale attend du Gouvernement et des partis politiques : Propositions sur ces questions.

Par cela, le gouvernement devra élaborer les bases d’un accord global qui comporte un article stipulant les modalités de réinsertion ou pas des ex Bal Aka et ex_Seleka. Si on veut les ré insérer dans une nouvelle armée, il faut bien dire quelle sera cette nouvelle armée nationale. FACA, SELEKA ANTI BALLESAKA tous ont besoin d’être cantonner, sélectionner et former à une nouvelle déontologie militaire par les forces des Nations Unies par exemple. Si on ne veut pas intégrer les SELEKA et les ANTIBALLESAKA dans l’armée régulière, qu’est-ce qu’on va faire d’eux ?

Voilà les questions qui auraient dues être débattues à Brazza. Ces questions qui auraient dues aboutir à un accord global comportant des actions militaires fortes envers ceux qui refusent de plier loi martial, loi d’exception, etc. Brazza aurait dû être l’occasion pour le gouvernement et tous les acteurs de dévoiler une nouvelle stratégie sur la restructuration des Forces de Défense et de Sécurité et surtout la place des uns et des autres pour lever ambiguïté qui pourra naître si on veut reconstruire une nouvelle armée composée de entre FACA-SELEKA-Antibalaka-Nouvelles Recrues. Nous savons tous que les SELEKA font des enchères pour rester intéressants par ce qu’en face, il n’y a rien: Pas de propositions fortes de la part du gouvernement, pas de partis politique et pas d’armée.
Patriotiquement,

Jean-Pierre MARA
Coordonnateur de waAza

 

 
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2 COMMENTAIRES

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J'ai rien pigé.

Par Toutchi

24/07/2014 16:55

Trop confus comme article quand même. Si vous pouvez reprendre votre texte ce serait bien.

Poser les bonnes questions c'est déja un début

Par yvoirien

25/07/2014 02:55

Monsieur Mara pose quelques pistes de réflection interéssantes. Cependant, au dela des questions, on reste un peu sur sa faim en cequi concerne ce que lui même propose. L'attente est faussée car tout l'échiquier politique en Centrafrique joue le jeu du qui perd gagne. Ceux qui sont en manque de représentativité et de légitimité se sont bousculés à Brazza pour se refaire une virginité ou apparaitre sur la scène politique. Ceux avec les mains couvert de sang deviennent des "faiseurs de paix" en espérant échapper à l'épée de la justice qui pend au dessus de leur têtes. Leur pire crainte est que la transition réussissent sans eux. Car cela signifierait la traque pour eux avec la possibilité de passer des années derriére de solides barreaux. Seul espoir; être intégrer à la transition et delà, se protéger des poursuites. "Sans nous, la transition ne doit pas réussir". Qui perd gagne.

Y'a ceux qui ne sont pas partis à Brazza. Ils prennent pour prétexte le lieu. Ce qui symboliquement se défend. Sauf que cette bronca contre une enième réunion sur la Centrafrique est la première. Ils se sont donc réveillés ENFIN? On aurait pu le croire si ces monsieurs et dames nous faisaient des propositions alternatives au delà du lieu.
La vérité semble se réfugier dans le "qui perd gagne". Si, les "petits" partis pas connus et les oppositions armées se font une place au soleil a Brazza, leur légitimité (toute relative) obligerait à leur faire une place autour de la table déja très encombrée de la grande redistribution des cartes avenir. Surtout que si Brazza se passe bien, cela renforcerait un petit peu la crédibilité toute relative du gouvernement de transition. Avec plus de crédibilité, ce gouvernement de transition pourrait commencer à se croire capable d'imposer des décisions dont les "partis de pouvoir" ne voudront pas nécessairement. Qui perd gagne.

Le gouvernement dit de transition. A vrai dire le gouvernement de Bangui. Même sa cheffe ne traverse pas le PK12 sans être accompagné d'un ministre francais... La cheffe et son son sous-chef sont les seuls visibles courant le monde la smain tendu vers nos "partenaires" pour grapiller quelques euros pour boucler les fins de mois des fonctionnaires d'une administration sans bureaux et sans archives. On a beau tendre l'oreille, on n'entend pas leur propositions de sortie de crise mis à part les eterneles incantations à la paix sans effet sur le terrain. Ce gouvernement de Bangui sait bien, comme toute personne sensée s'interressant à la RCA, que des élections cràdibles ne pourront pas se tenir dans les delais initiallement prévus. La transition va donc se prolonger sous une forme ou une autre. Il faudra donc trouver un moyen de justifier sa légitimité pendant cette prolongation. La meilleur facon serait d'affaiblir les "partis de pouvoir" qui ne manqueront surement pas de crier sur tout les tons la violation des accords de NDjamena. Surtout qu'en septembre, L'ONU va débarquer avec des centaine voire des milliers de fonctionnaires avec les malettes remplies de dons pour le "redressement de la Centrafrique". Plus longtemps la transition durera, plus les "transitionaires" auront droit de regards sur ces dons. Qui perd gagne....
Pendant ce temps, les balakas et les selakas controlent l'extraction des mines de diamants et d'or pour se faire de l'argent de poche.....

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