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AI: un Bureau des NU aux droits de l’homme en Centrafrique

Par journaldebangui.com et autres médias - 11/07/2014

Amnesty International (AI) souhaite l’ouverture d’un Bureau-pays du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Centrafrique

 

Cette annonce a été faite jeudi à Dakar par le directeur exécutif d’Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama, à l’occasion du lancement officiel du rapport produit par l’organisation sur les exactions commises pendant la crise en République Centrafricaine. «Les violations récurrentes des droits humains en Centrafrique sont dues à un déficit criard de culture du respect des droits humains dans ce pays. Pour prévenir ces conflits, il est donc important de développer cette culture, de la consolider et c’est pour cela que nous lançons un appel au Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à ouvrir un Bureau-pays en Centrafrique», a suggéré M. Gassama.

 


© APA
Selon le responsable d’Amnesty Sénégal, ce besoin se fait cruellement sentir en Centrafrique, et l’Organisation des Nations Unies doit y répondre en veillant à doter le Bureau qui sera ouvert de moyens suffisants pour lui permettre de faire un véritable travail de transformation de la société centrafricaine. Selon lui, «c’est la seule manière d’éviter de revenir de façon cyclique aux atrocités et aux tueries que connaît la Centrafrique depuis l’ère du président Bokassa». M. Seydi Gassama pense que cela aidera au renforcement des capacités de la société civile centrafricaine afin qu’elle puisse faire le monitoring des situations de violation des droits humains dans le pays et veiller à ce que les auteurs rendent compte à la justice.

Pour la mise en place d«’un tribunal hybride» en Centrafrique
Lors de la même rencontre, l’Ong humanitaire Amnesty international a, recommandé aux autorités centrafricaines de créer «un tribunal hybride » afin de juger les responsables des atrocités commises dans leur pays. Selon Amnesty, ce tribunal hybride n’empêcherait pas la cour pénale internationale, qui a ouvert un examen préliminaire de la situation, d’engager des poursuites dans un certain nombre d’affaires. «La création de la cellule spéciale d’enquêtes, la mise ne place de la commission d’enquête internationale des nations unies et l’ouverture par la Cpi d’un examen préliminaire de la situation dans le pays sont autant de signaux indiquant que l’impunité ne saurait être tolérée. Toutefois, beaucoup reste à faire pour que les responsables aient réellement à rendre des comptes. Seul un effort coordonné de la communauté internationale, soutenu par une véritable volonté politique des autorités de transition en Rca, permettra que justice soit rendue pour les crimes commis dans ce pays», a dit Christian Mukosa, chercheur d’Amnesty international sur la Centrafrique. Le rapport dénonce nommément des personnalités pour leurs responsabilités dans les atrocités commises dans ce pays, notamment François Bozizé, Michel Djotodia, des coordonnateurs anti-balaka comme Levy Yakété, et des commandants de la seleka dont Nourredine Adam.

que les individus soupçonnés de crimes contre l’humanité ne soient pas nommés
Amnesty International invite donc la présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba Panza à ne donner aucun poste aux présumés auteurs d’exactions contre les civils dans le gouvernement en préparation. «Nous souhaitons que les individus soupçonnés de crimes de guerre, de crime contre l’humanité, et de violations graves contre les droits humains soient poursuivis en justice et nous ne voulons surtout pas qu’ils soient inclus dans le gouvernement centrafricain», a déclaré le chargé de Campagne pour l’Afrique du Centre au bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty International, Jean Eric Nkurikiye. Il se base sur le fait que la présidente de transition, Mme Samba Panza préparerait un remaniement du gouvernement et qu’il faudrait que les autorités à la tête du pays manifestent leur volonté à mettre fin à l’impunité en s’assurant que les personnes soupçonnées ne fassent pas partir du prochain exécutif.

Dans son rapport intitulé : « République Centrafricaine : Il est temps de rendre compte », Amnesty International a dénoncé l’impunité dont profite les chefs des groupes armés, actifs dans le pays. Selon les conclusions de cette enquête, si les atrocités et exactions se poursuivent contre les populations civiles centrafricaines, c’est parce que les responsables de ces actes ne sont pas inquiétés. Amnesty International pointe la responsabilité des anciens président François Bozizé et Michel Djotodia qui ont « un rôle de responsabilité » dans les exactions actuellement en cours dans le pays, selon le chargé de Campagne pour l’Afrique du Centre d’Amnesty International. « Ils sont, notamment aussi sous sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour avoir assisté à des actes qui étaient contre la paix en République Centrafricaine», a-t-il ajouté. « Les auteurs des attaques menées en République Centrafricaine agissent généralement à visage découvert et sans témoigner aucune crainte d’éventuelles sanctions. Dans certains cas, ils sont bien connus de leurs victimes et des autorités», lit-on dans le rapport intitulé « République centrafricaine: il est temps de rendre compte » En tout, 20 personnes des deux camps rivaux sont épinglées par le rapport dont l’ancien rebelle tchadien, Baba Laddé.

 

 
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